Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " POLITIQUE AGRICOLE " | Article n°9436 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 10 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
ÉTATS-UNIS / Les conséquences de la crise - Un impact limité sur l’agriculture
 

Les effets de la crise seront ressentis moins sévèrement dans le secteur agricole que dans beaucoup d’autres secteurs de l’économie américaine ». C’est l’une des conclusions que tire, dans une étude tout juste parue, le département américain de l’Agriculture (USDA) à propos des conséquences de la crise pour l’économie agricole des Etats-Unis. Un constat logique: l’agriculture américaine « est entrée dans la crise avec des exportations, des prix et des revenus records », signale ce rapport. Il n’empêche, le secteur n’échappera pas à la crise. Moins en raison d’une baisse de la consommation des ménages – « la plupart des consommateurs américains ont des standards de vie suffisamment élevés pour que les besoins alimentaires ne provoquent pas de changements notables dans le revenu », indique l’étude – qu’à cause du ralentissement de l’économie mondiale et de l’appréciation du dollar.


Décélération de courte durée à l’export


Certains pays qui représentent de gros marchés pour les Etats-Unis risquent de réduire leurs importations. Ce qui a commencé à se vérifier dès la fin 2008 avec la Chine, Taïwan, le Mexique, l’Egypte ou la Russie. Selon l’USDA, les exportations américaines chuteraient de 18 % en 2009, à 96 milliards de dollars. Cette décélération ne serait toutefois que de courte durée, les ventes repartant à la hausse dès 2011 selon les projections de l’USDA. Malgré tout, si le cours du dollar continuait à s’apprécier par rapport aux autres monnaies, les exportations de viande de porc et de volaille pourraient se trouver sérieusement handicapées. Car, comme le souligne le rapport, la demande mondiale en viande est plus élastique que la demande de productions végétales. Autre effet collatéral de la crise : la chute du prix des biocarburants, liée à la baisse du cours du pétrole.


Photo : Élevage laitier dans l’État de l’Oregon




Une baisse du revenu net à relativiser

Pour l’USDA, le revenu net des fermes américaines devrait perdre 26 % en 2009. Mais cette baisse doit être relativisée: le revenu reste légèrement supérieur au revenu moyen des dix dernières années. Les fermes américaines plutôt bien armées contre la crise : les producteurs disposent d’un grand nombre d’outils de gestion des risques, ont amélioré leur productivité et optimisé leurs charges... Et aussi parce que les crises précédentes les ont incité à moins recourir au crédit.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 24 au 30 Avril 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12466 depuis 1997)