
Fin 2008, dans le Finistère, 60% des éleveurs concernés n’avaient pas fini leurs travaux (1 160). Face aux enjeux, la Chambre d’agriculture en collaboration avec les structures économiques a décidé de faire un état des lieux en début d’année. Au vu des résultats, elle prévoit aujourd’hui un plan d’action spécifique.
Un état des lieux mitigé
L’enquête a porté prioritairement sur les éleveurs laitiers concernés (964). 69% de ces éleveurs devraient finir leurs travaux d’ici la fin de l’année. Ce taux est plutôt rassurant et montre que les travaux sont déjà en bonne voie. Par contre, 19% risquent d’être en retard par rapport à l’échéance de fin d’année et 7% affirment qu’ils ne feront pas leurs travaux. Les raisons avancées par les premiers sont essentiellement des problèmes financiers ou liées à de nouveaux projets. Les seconds sont principalement des éleveurs à moins de 5 ans de la retraite ou en difficulté financière. Les 5% restant sont des éleveurs souhaitant arrêter leur activité laitière en cours d’année.
Informer chaque exploitant sur les enjeux
Un courrier de la chambre d’agriculture sera envoyé dans les prochains jours à tous les exploitants concernés. L’objectif est de les sensibiliser de manière spécifique en fonction de leur situation. Les exploitants qui pensent finir leurs travaux dans l’année doivent rester vigilants à ce que les procédures administratives (permis de construire) et les délais de construction soient bien compatibles avec le respect des échéances. En cas de difficulté, ils sont invités à se faire connaître rapidement auprès de la Chambre d’agriculture ou de leur laiterie.
Les éleveurs dont les travaux ne pourraient pas être finis en 2009 risquent de perdre leur subvention et s’exposent à des sanctions en cas de contrôle. Seul le cas où le retard est lié à l’installation d’un JA peut éventuellement donner lieu à un délai supplémentaire, mais cela nécessite de se faire connaître rapidement auprès de la DDEA qui examinera les situations au cas par cas. Pour les exploitants qui ne réaliseront pas leurs travaux, l’enjeu est de s’exposer le moins possible aux sanctions (amende, pénalité sur les primes Pac, triplement de la redevance pollution dans certains cas) en adaptant leur système de production et/ou leur mode de gestion des effluents.
Proposer un appui aux situations difficiles
En réponse à ces enjeux, il est proposé aux exploitants confrontés à des difficultés particulières de faire le point avec un conseiller de la Chambre d’agriculture pour trouver les meilleures solutions. Après un examen de la situation, ils seront au besoin aiguillés vers un conseiller spécialisé. Cet accompagnement pourra être simplement de nature technique avec un conseiller bâtiment si les choix de mise aux normes demandent à être adaptés. Il pourra aussi être plus large, avec un conseiller lait ou d’entreprise, par une approche technico-économique visant à intégrer la mise aux normes dans le cadre de la stratégie globale de l’exploitation. Un appui spécifique sera également prévu pour les exploitations en difficulté financière souhaitant faire évoluer leur production ou cesser l’activité laitière. Compte tenu des délais, il est impératif que ce type d’accompagnement puisse être fait au plus vite (si possible avant l’été), il est donc important que les éleveurs concernés se fassent connaître rapidement dès réception du courrier évoqué ci-dessus.
Hervé Gorius
(Chambre d’agriculture)
Contact : Hervé Gorius 02 98 52 49 42 Quimper
Photo : Filtre à sable planté de roseaux.