
La section des anciens exploitants de la FDSEA fait preuve de dynamisme, présente sur tous les fronts de la défense de retraites, mais aussi solidaires des actifs dans leurs actions pour la défense du revenu ou contre la taxe Borloo. Récemment elle a rassemblé plus de 600 adhérents lors de 7 réunions inter cantonales. « Cela nous apporte d’autant plus de crédibilité dans nos revendications et renforce notre poids », souligne le président Jean Quéré. Notant qu’il existe encore des marges de progression pour le nombre d’adhérents sur plusieurs secteurs. La convivialité n’est pas oubliée. Depuis plusieurs années, la section organise un voyage mobilisant 5 à 6 cars. En 2008, plus de 300 adhérents se sont déplacés dans le Cantal.
Les engagements doivent être tenus
Jean-Paul Bizien, secrétaire général de la Section nationale, met en évidence le dynamisme des sections bretonnes. Soulignant que l’on y retrouvait aussi de nombreux anciens dirigeants syndicaux. « Les 4 sections départementales rassemblent 10 000 adhérents ». Il se réjouit des avancées en matière de retraite et insiste sur les revendications. « Aux pouvoirs publics de tenir leurs engagements sur le respect de la loi RCO et les 75 % du Smic ». Il redemande la révision du financement du Revenu de solidarité active (RSA) notamment par l’instauration d’une franchise sur la contribution à 1,1 % et la mise en place rapide d’un système d’assurance sur la perte d’autonomie dite du 5e risque.
De son côté, André Wicker, président national du groupe des anciens de l’APCA réaffirme « l’attachement de la profession au système par répartition avec un engagement des pouvoirs publics ». Inquiet de constater que la crise économique et l’augmentation du chômage vont peser sur les systèmes sociaux. « Le contexte des négociations sera de plus en plus difficile et risque d’entraîner dans la précarité beaucoup de retraités ».
Pour le secteur agricole, il estime qu’il est urgent de rattraper les minimas sociaux, question d’équité. « Certes, il y a eu des promesses, mais désormais elles doivent être tenues ». Faisant référence aux engagements du président de la république et aux annonces du Premier ministre. Il exprime une certaine lassitude d’autant qu’il constate dans le même temps « une augmentation des frais médicaux, l’annonce d’un prélèvement supplémentaire pour le RSA, des augmentations substantielles des impôts (taxe d’habitation, impôts fonciers) ».
Pierre Dénès
Photo : Jean Paul Bizien, secrétaire général de la section nationale des anciens exploitants FNSEA, Jean Quéré, président de la section départementale, André Wicker, président national du groupe des anciens de l’APCA, Yves Le Faucheur, vice-président départemental.
Positiver la dernière étape
Chargé de la note d’orientation, Yves Le Faucheur, vice-président de la section, veut positiver. « Le progrès a contribué à l’amélioration de notre existence ». Il met en évidence la qualité du système de protection social français, même s’il reconnaît son coût élevé et les menaces qui pèsent. L’inquiétude sur la gestion de ce qu’il est convenu d’appeler le 5e risque n’est pas éludée. Car même s’il plaide pour le maintien des solidarités intergénérationnelles, la gestion de la dépendance reste délicate. Il est évoqué un système d’assurance, mais reste à déterminer les modalités de financement.
Dans son intervention, il a aussi invité les aînés à profiter des nouvelles technologies, comme les outils informatiques. « S’il faut les consommer avec modération, ils permettent de rompre l’isolement et de ne pas être marginalisés ».
Autre aspect évoqué, l’animation du milieu rural. « La retraite, c’est une étape qui ne doit pas signifier l’arrêt de notre vie de citoyen ». Incitant les retraités à s’engager dans la vie associative et dans l’animation. Sans oublier la solidarité avec les actifs.