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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°9395 |
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Volailles / Formation, rénovation du parc et innovations - Garder le cap, même si l'horizon s'assombrit
 

En 2008, l'activité de la section volailles de la Cam (Coopération Agricole du Morbihan) a progressé de 1,5 % alors que la consommation française a chuté de 3,5 %, sur la même période. Les performances économiques et les marges PA ont également progressé de 4,60 euros/m2 en poulets et dindes et de plus de 6 euros/m2 en canards.
"Si une partie du chemin a été réalisée, il reste encore des pistes de progrès techniques qu'il faut tester, mesurer et vulgariser", résume Jean-François Moussard, président de la section volailles de la Cam. "Au niveau des marges PA, le fossé reste important entre le tiers inférieur et le tiers supérieur des élevages, alors que les animaux d'un jour sortent des mêmes couvoirs, l'aliment des mêmes usines, sans parler des différences de charges variables".


Formation et rénovation


Depuis fin 2008, le contexte n'est plus le même, crise aidant : la consommation est en baisse, les exportations au ralenti, les importations en progression. La conséquence a été immédiate : les vides sanitaires se sont rallongés.
La formation des éleveurs et la rénovation sont deux leviers pour progresser. Les groupes de jeunes éleveurs, les visites "bouts de poulailler", les échanges techniques vont être développés. "La Cam a accompagné 47 éleveurs dans leur démarche de rénovation, en leur accordant des prêts à taux zéro sur 66 % de l'investissement", souligne B. Brunel, directeur


Le consommateur arbitre


Sur les premiers mois de 2009, l'horizon s'est assombri. Pour les 52 dernières semaines, la consommation française de volailles est en baisse de 3,7 % (de -1,8 %  à  - 4,80 %, selon les espèces), les exportations patinent et les importations auraient progressé de 10 %.  "Face à l'augmentation des prix dans les magasins, le consommateur arbitre", explique Bruno Mousset, de LDC Amont. "Il tient compte des prix plus souvent qu'avant, il renonce à acheter certains produits ou se rabat sur le premier prix. Il se détourne des marques et se rend plus souvent dans les hard-discount". Dans la volaille, les morceaux les moins chers sont les plus demandés. "Il faudrait 3 cuisses au lieu de 2 et un seul filet pour satisfaire nos clients". Celvia a ainsi réduit son rythme d'abattage de dindes (75 000 au lieu de 85 000/semaine). "On ne peut pas produire, si on ne vend pas en bout de chaîne".
 Du côté des importations, le Brésil approvisionne les usines françaises à des coûts presque deux fois inférieurs aux prix de revient bretons. Pour freiner les importations, une nouvelle réglementation est sur le feu, à Bruxelles. Les produits congelés ne pourront plus être décongelés, puis salés, aromatisés ou marinés et vendus en frais. Une bonne nouvelle pour limiter les importations mais aussi de nouvelles contraintes pour les abattoirs. Le taux de change a handicapé la filière canard : 45 % du chiffre d'affaires est réalisé à l'exportation, notamment vers la Grande-Bretagne pour les filets. Or depuis quelques mois, la livre a décroché de 15 %, ce qui a provoqué des pertes de chiffre d'affaires.


Investissements et innovations


"Face à ces contraintes, nous avons réagi à deux niveaux", déclare Philippe Couéraud, de Provialys-LDC. D'abord par les investissements de remise à niveau des usines. Par exemple, en maîtrisant les charges, en adaptant les plannings, en économisant les intrants comme l'eau et l'énergie, en optimisant les rendements matière et les sous-produits.
"Nous investissons dans les innovations. Dans le groupe LDC, 35 % des produits d'aujourd'hui n'existaient pas, il y a 5 ans". Le groupe développe les élaborés, les panés, la charcuterie de dinde, les marinades pour l'été. "Il faut rester à l'écoute des clients en leur offrant de la qualité et des services. Il faut être réactif et à l'affût de tout".

Patrick Bégos


Photo : De droite à gauche : Jean-François Moussard, président de la section volaille de la Cam et Bernard de la Morinière, vice-président.




Rénovation de 50 000 m2

Un plan de rénovation du parc de bâtiments a été lancé en 2008. Un an plus tard, 47 dossiers ont été déposés pour 1 million d'euros d'aides sous forme de prêt à taux zéro. Plus de 50 000 m2 ont été rénovés : 31 000 m2 en poulets et dindes (âge moyen du bâtiment de 23 ans) et 19 000 m2 en canards (âge moyen 15 ans). Le coût moyen de rénovation atteint 12,80 euros/m2 en poulet et dinde et 34,20 euros en canard. La ventilation, le chauffage, le traitement de l'eau, les caillebotis sont les principaux postes de rénovation.   



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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Avril 2009
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La révolution rurale des années 60





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