Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°9394 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
PONDEUSES / Chez Chantal et Denis Michel, à Kerfourn (56) - Une bonne restructuration interne, avant 2012
 

Un poulailler neuf de 49 000 poules aux normes bien être 2012 a remplacé l'ancien poulailler de 24 000 pondeuses, chez Chantal et Denis Michel à Kerfourn, près de Pontivy. Ce projet correspond à une restructuration interne dans cet élevage dont la taille passe à 105 000 pondeuses contre 85 000, avant projet.


La moitié de l'élevage aux normes


"Nous avons maintenant 3 poulaillers :  la construction neuve de 49 000 poules aux normes bien-être, un second poulailler de 27 000 poules où des cages aménageables ont été montées en 2002 (possibilité de passer en cages aménagées, sans gros investissements)", explique Denis. Le troisième (29 000 poules) date de 1996. "Nous attendrons 2012 pour changer ces cages". Cette dernière opération pourrait peut-être correspondre à l'installation du fils, Anthony. "C'est ce qui nous a motivés dans notre projet", confient Chantal et Michel.
Le nouveau poulailler comporte 5 rangées de 8 étages de cages avec une passerelle intermédiaire. "Nous avons choisi des cages Big Dutchman de 60 poules avec tous les accessoires réglementaires : perchoirs, nids…, des chaînes d'aliment plutôt qu'un chariot, à cause de l'entretien. Le transport des œufs est réalisé par descendeurs".


Deux pour 105 000 poules


"À deux, on doit pouvoir mener cet atelier de 105 000 pondeuses et en parallèle l'exploitation de 90 ha (cultures de vente)", poursuit Denis. Un robot palettiseur facilitera l'empilement des alvéoles. L'investissement global s'élève à 22 euros par poule, financé sur 15 ans. L'intérêt d'un tel projet, c'est l'investissement progressif. Les deux bâtiments amortis vont aider à payer le troisième. Les résultats techniques supérieurs aux normes (325 à 327 œufs par poule à 72 semaines) sont également un réel atout pour faire face aux nouvelles annuités. 
"Entre cages aménagées et aménageables, moins d'un éleveur sur trois est équipé alors qu'il faudrait aller au-delà de 50 % en 2012", estime Armel Le Beller, directeur d'Armor Oeufs. La crise financière a bloqué des projets. Le coût oscille entre 12 à 13 euros par poule, s'il s'agit uniquement de monter une cage aménagée et jusqu'à 22 euros par poule, s'il faut refaire tout à neuf.


Un virage pour la filière


"Pour le moment, le marché se tient bien, mais il risque de rebaisser en mai, avec les jours fériés", poursuit Armel Le Beller. La profession a du mal à s'organiser. Or, avec les nouvelles normes bien-être, la filière doit amorcer un grand virage. Certains producteurs seront contraints d'arrêter, d'autres s'agrandiront. Les tailles d'ateliers vont se rapprocher des 80 à 100 000 poules contre 40 à 50 000 actuellement. La production pourrait aussi se déplacer vers l'Est de la région pour deux raisons : la proximité des centres de consommation et la souplesse vis-à-vis de la réglementation environnementale.

Patrick Bégos


Photo : Le nouveau bâtiment comporte plus de 800 cages de chacune 60 poules, réparties sur 5 rangées de 8 étages.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Avril 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)