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Sanitaire / La pérennité de la filière passe par la maîtrise sanitaire - La veille s’organise
 

Outre la crise qui se prolonge, le volet sanitaire reste une préoccupation des acteurs de la filière porcine. Il y a un peu plus d’un an a été officialisée la mise en place de l’OVS, dont la mission est de pratiquer la veille, de préparer la riposte face à l’éventualité d’une pathologie, de déterminer les actions à conduire.
Dans son rapport d’orientation lors de l’assemblée générale le 5 mars à Plérin, Marcel Corman, président de l’OVS, a rappelé qu’au cours de l‘année 2008, l’OVS a  mis en place une procédure d’information en cas d’alerte sanitaire. Elle se traduit par une adresse mail spécifique avec une permanence sur cette adresse assurée 7 jours sur 7. Cette procédure a  été testée par un exercice de simulation de peste porcine. Il insiste pour que chaque famille collabore à son bon fonctionnement et ainsi partager les informations disponibles.
Sur 2009, outre la mise en place d’un premier module d’épidémiosurveillance, d’au-tres actions sont envisagées. Il cite la sensibilisation précoce à la détection précoce des maladies contagieuses du type Aujeszky, la peste porcine, la fièvre aphteuse. Des travaux sur l’utilisation des antibiotiques vont aussi être engagés. Son souhait est également de voir rapidement les OVS se structurer dans les autres régions pour ensuite aboutir à une Fédération nationale.


Fragilité allemande


Intervenant à cette assemblée, Thomas Blaha, professeur à l’Université de Hanovre, spécialiste de la question sanitaire en porc, a donné un éclairage sur les défis de la filière porcine allemande sous l’angle sanitaire. Il a mis en évidence la diversité des structures avec une grande densité au Nord-Ouest (engraisseurs), de très gros élevages à l’Est (naisseurs-engraissseurs), de petits élevages au sud avec une surproduction de porcelets et donc des mouvements d’animaux.
Une situation jugée relativement fragile sur la zone de petits élevages. Et ce d’autant que, pour le moment, il n’existe aucun programme sanitaire, ni aucun programme d’éradication national. Plus globalement, il estime que le statut sanitaire d’un certain nombre d’élevage est « sous optimal » : taux de morbidité élevé (grande utilisation d’antibiotiques et lésions fréquentes en abattoirs).
Autre aspect mis en évidence, l’acceptation sociale qui comme en Bretagne pose problème. Elle se caractérise par une certaine incompréhension de l’opinion publique par rapport à de gros élevages (nuisances), des préoccupations sur le bien-être (par exemple la castration des porcelets). Selon lui, pas de choix possible, il faut s’adapter et ouvrir  les élevages.
Il a enfin  longuement insisté sur la sécurité alimentaire qui débute par la lutte contre les zoonoses (contrôle des salmonelles en élevages, staphylocoques résistants -SARM-,  …). Concluant, « les systèmes de gestion de la qualité vont devenir standards, la responsabilité de la sécurité alimentaire incombera à 100 % aux producteurs alimentaires ». Pas question donc d’éluder le sujet.

Pierre Dénès



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Date de l'article : semaine du N° du 13 au 19 Mars 2009
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