Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°9277 |
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Morbihan (56)
AG FDSEA / Le retour des coopératives - Vite, un nouveau modèle d’organisation des producteurs
 

Il nous faut construire un dispositif professionnel de gestion et de mutualisation des volumes produits pour défendre notre capacité à obtenir un prix", déclare Laurent Kerlir, président du syndicat. Le système de contractualisation avec les entreprises est déjà mis à l'index. Les conflits avec Entremont et Eurial démontrent l'instabilité de ces accords. "Tant que nous serons atomisés, sans réelle solidarité, et que nous n'aurons pas une mise en marché collective, nous serons toujours les victimes". Le syndicat salue les restructurations de l’aval, qui permettront une meilleure valorisation des produits, tout en regrettant la frilosité des industriels à engager une réflexion plus globale avec le syndicalisme. "Ce n’est qu’en inventant une nouvelle organisation économique, comme ont su le faire nos parents, il y a 50 ans, que nous serons à même de défendre notre revenu et lutter à armes égales avec la grande distribution".


La distribution dans le collimateur


Ne pouvant répercuter dans le prix de vente les différentes hausses de charges, le syndicat a demandé l’exception agricole lors de la discussion du projet de loi de modernisation économique. "D’un oui timide accordé du bout des lèvres, on s’est empressé d’oublier cette promesse", déplore le président. L'observatoire des prix et des marges reste dans les cartons. "Nous menons des discussions avec les centrales de distribution qui tremblent à l’idée d’une action radicale des agriculteurs. Il est de leur intérêt qu’une issue équilibrée soit trouvée qui préserve le revenu du producteur. Il faut que l’État intègre nos attentes dans une révision de la loi".


Bilan de Santé de la Pac : propositions non retenues


Les discussions ont été tendues au sein même de la profession pour la répartition des aides. "La Bretagne sera privée de près de 20% de ses aides (115 millions d'euros). Les inconnues demeurent sur les retours possibles". Les propositions de régionalisation sur le Grand Ouest et de logique de la répartition selon de nombre d'actifs n'ont pas été retenues. "À force de vouloir défendre la vache allaitante comme emblème unique de la production bovine, on vient de sacrifier purement et simplement l’engraissement ! En effet, il est probable que les 40% d'aides encore couplées de la PAB quittent nos exploitations. Le Massif Central va pouvoir prier pour que la route de l’Italie ne soit jamais fermée !"
L’autre volet du bilan de santé, acté fin novembre, concerne la problématique de la régulation. "La Commission européenne a bradé les outils existants", déplore Laurent Kerlir. Fin des jachères, fin des restitutions porcines, fin des quotas, réduction des aides beurres poudre. "La position est claire, la vision libérale Nord européenne a prévalu".


Nouvelle directive environnementale


"À l’échelle de la Bretagne, les PMPOA ont permis de diminuer de près de 7 mg/litre la concentration en azote des cours d’eau", poursuit Laurent Kerlir. Globalement, le Morbihan n’est plus en excédent d’azote même si sa répartition sur l’ensemble du département est inégale. "Nous demandons la révision du décret Zes. De nombreux cantons ont été mis en quarantaine de l’économie". Le syndicat regrette que les propositions bretonnes n'aient pas été intégrées dans les réflexions concernant le 4ème programme d'action de la directive nitrate. "Nous avons exigé le maintien, pour 1 an, du 3ème programme d’action et surtout aucune contrainte supplémentaire". Le syndicat demande également la levée des sous-plafonds d’épandage pour éviter de substituer du minéral à l’organique et faciliter le transfert des effluents d’élevage des Zes vers d'autres cantons.


Écotaxe


La taxe Borloo continue de faire débat. "Elle a été instaurée pour compenser les pertes de la privatisation des autoroutes (et donc des péages) qui prive l’État des ressources nécessaires au financement des infrastructures routières". Les responsables syndicaux attendent avec impatience le Premier ministre "pour discuter de l'écotaxe qu’il vienne par la route ou par le train".

Bernard Laurent






Opinion de Philippe Le Dressay, Administrateur de coopérative


"J'interviens à cette assemblée en tant qu'administrateur de coopérative d'approvisionnement et d'adhérent FDSEA. Je suis au service des agriculteurs. Il faut se souvenir, qu'à la même période l'an dernier, il n'y avait pas d'engrais azoté sur le marché. Les coopératives ont anticipé la pénurie cette année en s'engageant sur d'importantes quantités susceptibles de satisfaire la demande. Depuis, le marché s'est retourné. Peut-être en avons-nous trop acheté ? En tout cas, il ne faut pas faire le procès des coopératives. Comment faire sans elles ? Je vous invite à aller aux assemblées générales de nos organisations pour débattre avec les responsables et apporter votre contribution".



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Date de l'article : semaine du N° du 6 au 12 Mars 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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