
Les chiffres de TNS, institut de sondage et d’ études confirment l’impression que l’on avait en se penchant sur les caddies ou en écoutant les acteurs de la filière viande : les incertitudes économiques ont eu un effet négatif sur les achats de viande. Et cela, y compris sur les viandes moins chères, même si le recul y est moins important. Les quantités de viande achetées ont reculé de 2,5% par rapport à 2007.
Surtout les viandes bovine et ovine
C’est la viande de porc frais qui a le mieux résisté. Les ventes ont reculé en volume de 0,3%. Un score honorable comparé au recul des ventes de viande bovine (-5%) ou encore plus de viande ovine (-8%). La viande de volaille et lapin, que ne distinguent pas TNS, a reculé de 4%. Du côté des consommateurs, la hausse des prix des viandes aura été globalement de 3,3%. Elle était de 3,9% pour le porc frais, une hausse largement inférieure à celle constatée pour la volaille (+8%).
Du côté de la charcuterie le recul de la consommation a été limité à 0,4%. Ce sont les ventes en libre-service qui progressent (+1%) tandis que les ventes à la coupe continuent de décliner (-3%). Parmi les ventes en hausse : jambons et rillettes tandis que pâtés, andouilles, andouillettes et boudins ont reculé.
Toujours les hypermarchés en tête
Les ventes de porc ont augmenté surtout dans les magasins hard-discount mais qui ne représentent que 10,6% des ventes totales. Également en légère hausse les ventes dans les commerces traditionnels qui représentent 11,3% des ventes. Les ventes en hypermarché sont restées stables mais elles représentent la majorité des ventes avec 42,6 % du total vendu. Le circuit des hypermarchés reste largement en tête des circuits de distribution de la viande porcine. Les ventes en grandes surfaces représentent au total 83,6 % des ventes.