Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°9197 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Ille et Vilaine (35)
FDSEA Lait / Exploitations familiales - L’avenir dépendra de la mise en marché
 

Jamais le brouillard qui entoure les exploitations laitières n'aura été aussi épais. Les producteurs se posent des questions sur leur avenir, entre la fin actée des quotas (à partir de 2015), la dérégulation des marchés, leur volatilité accrue… Autant de nouveautés qui viennent brouiller le tableau de bord des producteurs de lait. "De par la lourdeur des investissements requis, le secteur laitier demande pourtant de la stabilité, de l'équilibre (marché, prix et répartition géographique de la production) et de la prévisibilité", a précisé Stanislav Jas du Copa-Cogeca*, lors de la journée laitière organisée par la FDSEA 35, le 5 février à Bédée.


Rôle d'éclairage joué par l'interprofession


"Pour se prémunir contre la volatilité, des solutions doivent être trouvées par les différents maillons. Les producteurs et les transformateurs ont besoin de coopérer pour faire croître le marché intérieur et la valeur ajoutée. L'Europe et les gouvernements, voire les régions, auront leur rôle à jouer. Des mécanismes de stabilisation tels que le stockage devront être maintenus", propose notamment Stanislav Jas.
"Concernant les producteurs, l'essentiel est la stabilité du revenu (qui peut être obtenue par des mécanismes d'assurance). Elle garantit la sécurité des approvisionnements pour l'industrie". Pour le conférencier, il est encore possible de réduire les charges sur les exploitations, malgré les contraintes réglementaires. Mais avant de songer à les abaisser, "il faut d'abord les chiffrer".
Aux yeux de Stanislav Jas, un autre type de régulation doit succéder aux quotas. "Au moins une autorégulation pour pouvoir adapter volume et qualité aux marchés. Les contrats pourront être utilisés. Faut-il qu'ils soient encadrés par Bruxelles ?", questionne-t-il sans répondre. Il souligne aussi que l'interprofession avec son rôle d'éclairage des marchés est une richesse pour la France. "Ce type de fonctionnement existe en Italie et se développe en Espagne. Dans les pays du Nord de l'Europe, elle est considérée comme une entrave à la libre concurrence".


Travail de refondation à la FNPL


Dans ce contexte chahuté, la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) construit un projet stratégique. "Le travail refondateur s'appuie sur 5 groupes aux thématiques différentes : rôle et pouvoir des interprofessions, politiques publiques, équilibre des marchés, organisation amont de la production et responsabilité sociétale des producteurs", restitue Etienne Fabregue, de la FNPL.
"Pour valoriser le lait, nous devons adapter la production en fonction des marchés. Parfois produire un peu plus. Quand ça va mal, produire un peu moins. Mais ce ne sera pas facile demain, sans les quotas. Nous devons nous structurer et être force de proposition par rapport aux entreprises, sinon, nous allons vers l'intégration", ajoute-t-il, en précisant que la FNPL doit permettre aux producteurs de continuer à peser dans la chaîne.

Agnès Cussonneau

* Copa : Comité des organisations professionnelles agricoles de l'UE – Cogeca : Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE.


 


Photo : Stanislav Jas du Copa-Cogeca*, lors de la journée laitière organisée par la FDSEA 35, le 5 février à Bédée.

 






“Le quota n'est pas une obligation à produire”


Bertrand Posté, délégué Ouest de la FNIL (Fédération nationale des industries laitières), a rappelé la forte volonté des industriels de mettre en place "des indicateurs de prix représentatifs de l'évolution de la filière". Marcel Denieul, président de la section laitière de la FRSEAO, a précisé que les indicateurs permettent certes d'indiquer la température du marché, mais qu'en amont, il faut aussi travailler sur les volumes et la création de valeur à la transformation. Il ajoute que : "le quota n'est pas une obligation à produire. Avec une logique de production supplémentaire, il faut accepter une baisse radicale du prix du lait, orienté alors vers les marchés beurre-poudre".



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 13 au 19 Février 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)