
L’agriculture et les industries agroalimentaires représentent une part importante de l’économie du Finistère », a rappelé Pierre Maille, président du Conseil général, en préambule de la première séance plénière de l’année qui se tenait le 29 janvier à Quimper.
D’où la volonté du Département d’aider ces activités, « afin de maintenir le potentiel de production et donc l’emploi dans l’agroalimentaire, tout en préservant la qualité de l’environnement ». Pour autant, ces aides départementales doivent respecter le cadre fixé par la politique agricole européenne ainsi que le plan de développement rural hexagonal.
En concertation avec les partenaires du Conseil général, ces aides ont fait l’objet d’une révision générale rendue notamment possible par la fin des mises aux normes environnementales des exploitations agricoles. À côté de la poursuite du soutien à l’enseignement agricole, aux agriculteurs en difficulté, du soutien à la recherche, à la maîtrise des pollutions d’origine agricole et aux mesures environnementales, etc., de nouvelles modalités d’intervention sont proposées.
4 000 euros aux jeunes agriculteurs
Première mesure qui intéresse directement le renouvellement des générations, la revalorisation de l’aide à l’installation qui est portée de 2 600 euros à 4 000 euros. « Une mesure destinée à encourager l’installation des jeunes agriculteurs », indiquent les élus qui ont également voté un complément de 1 000 euros en cas d’adhésion à une Cuma.
Le repérage des exploitations qui vont se libérer fait également partie des priorités du Département qui se penche sur l’éventualité d’une « aide à l’accès au foncier ».
D’autres mesures complètent cette nouvelle politique d’aides : élargissement du dispositif de soutien aux stages avant installation, renforcement de l’aide à l’agriculture biologique, encouragement des projets permettant une meilleure maîtrise des consommations d’énergie dans les exploitations agricoles.
Le Conseil général entend également participer au plan végétal pour l’environnement. Entre autres en aidant à l’acquisition d’équipements permettant de réduire ou de remplacer l’utilisation de traitements chimiques ; en finançant des investissements améliorant l’efficacité énergétique des serres ; en réorientant les aides pour l’investissement des serristes. « Priorité sera donnée aux économies d’énergie et au recyclage des solutions nutritives ».
D. Le Du
Légende : Le Conseil général porte l’aide aux jeunes agriculteurs à 4 000 €, augmentée de 1 000 € s’il adhère à une Cuma.