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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°9145 |
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Porc / Restructuration de l'aval de la filière - Une dynamique enclenchée tardivement
 

Ne pas se retrouver isolé pour exister, demain, sur un marché de plus en plus concurrentiel".Tel est l'enjeu des récentes fusions-acquisitions observées en France l'an dernier, dans l'aval de la filière porcine, selon Yves Trégaro, spécialiste du marché des viandes à France AgriMer. La dynamique a été enclenchée tardivement mais elle est désormais bien réelle. Quatre à cinq ans après les groupes du Nord de l'Europe, les industriels Français, Bigard-Socopa, d'une part, Cooperl-Arca, d'autre part et précédemment, Prestor-Gad-Cecab, ont décidé d'unir leurs forces pour peser face à leurs concurrents étrangers. « Les industriels ont besoin d'une masse de production suffisante pour répondre à la demande en terme de segmentation de marché. La recherche et l'innovation nécessitent des moyens que seuls des groupes puissants peuvent développer ». L'élaboration de produits nouveaux, répondants à la demande du consommateur, est à ce prix. La constitution de grands groupes industriels permet également de peser sur la grande distribution. « Il n'y a plus que cinq grands distributeurs en France. La restructuration s'est déjà faite dans ce domaine ».


Encore loin derrière Danish Crown et Vion


Les groupes cités plus haut talonnent désormais l'Espagnol Elposo (6 millions de porcs abattus par an) et les Allemands Toneisfleish (6 millions) et Weisfleish (10 millions). Les deux poids lourds européens sont encore loin devant en terme d'activité. Danish Crown (22 millions de porcs abattus), déjà bien implanté au Danemark et spécialisé en production porcine, a investi au Royaume-Uni et en Pologne dès 2004 et plus récemment en Suède. Vion (22 millions de porcs) a racheté des outils industriels hors des Pays Bas, dès 2004 en Allemagne, et vient de reprendre le leader anglais de la transformation en 2008. Contrairement à son concurrent Danois, il possède également une forte activité bovine. « Le Nord de l'Europe bouge depuis cinq ans. Les industriels français avaient tout intérêt à réagir, d'autant plus que les négociations sur les tarifs douaniers, les contingents d'importations ou les subventions à l'exportation sont en suspens depuis juillet 2008 », poursuit Yves Trégaro. « Il faut intégrer ces inconnues dans la stratégie industrielle ». Les fusions devraient toutefois marquer une pause dans les mois à venir, le temps de consolider les nouvelles structures.
Cinq grands bassins de production sont appelés à dominer en Europe : le Danemark (11% de la production), les Pays Bas, la Belgique et le nord de l'Allemagne (37%), la Bretagne (7%), l'Est de l'Espagne (6%) et la Plaine du Pô en Italie (3%). Pour les éleveurs et leurs groupements, l'enjeu est également celui de la survie. « Les grands groupes sont mieux à même de résister à la concurrence. C'est une assurance de vente pour les éleveurs et une garantie de rémunération ». Les différents bassins de production en Europe sont en concurrence. Dans une petite dizaine d'années, les pays d'Amérique du Nord et les Brésiliens pourraient s'intéresser à un marché européen attirant, bien moins régulé qu'aujourd'hui.

Bernard Laurent


Photo : Cinq grands bassins de production sont appelés à dominer en Europe

 




De nouveaux partenariats pour le groupement porc de Coopagri Bretagne


Le partenariat entre les groupements porc de Coopagri Bretagne et de la CAM, (coopérative des agriculteurs de Mayenne), a démarré en début d'année. La bonne entente entre les dirigeants des deux structures est à l'origine de cette alliance, selon Michel Bloc'h, président de Coopagri Porc. Le partenariat prévoit la centralisation, depuis Lamballe, de la commercialisation et de la logistique des deux groupements.  Le groupement de la CAM produit 170 000 porcs par an. Un second partenariat avec CEB (coopérative des éleveurs bretons) débutera en mars 2009. Il vise une optimisation de la logistique et du personnel. CEB produit 200 000 porcs par an. Ces rapprochements font suite au partenariat logistique avec le groupement L'Armorique pour le transport en commun des coches et de porcelets qui a permis une économie de 100 000 euros en 2008 pour les deux groupements, selon Michel Bloc'h. Le groupement porc de Coopagri Bretagne a commercialisé 1 620 483 charcutiers et réformes en 2008, soit 5,4% de plus qu'en 2007. Cette progression représente 1 600 porcs charcutiers supplémentaires par semaine. 70 éleveurs ont rejoint le groupement en 2008.


 



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Date de l'article : semaine du N° du 30 Janvier au 5 Février 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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