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Phytos / Gaec du Launay à Mohon (56) - Un site phytosanitaire fonctionnel et peu coûteux
 

Les associés du Gaec du Launay ont engagé une réflexion sur l'aménagement de leur site phytosanitaire, au printemps 2006. "Nous devions revoir notre façon de travailler. Nous remplissions le pulvérisateur dans la cour, les produits phytosanitaires étaient stockés sur une palette, dans un coin d'une ancienne laiterie, sans sécurité", résume Patrice Miché, associé et responsable des cultures.


Un diagnostic


A l'occasion de portes ouvertes, Patrice et Mickaël ont commencé par visiter plusieurs exploitations qui avaient réalisé des aménagements. Ils ont ensuite effectué un diagnostic, pour cerner les points faibles de leur exploitation, avec l'aide de la Chambre d'Agriculture de Ploërmel (Christiane Joubioux).
Plusieurs critères ont été analysés. "Pour se protéger, les associés portaient un masque et des gants mais pas de combinaison spécifique aux traitements phytosanitaires. Ils n'avaient pas d'armoire pour ces équipements de protection. Et pour les produits phytos, il fallait un local fermé et sécurisé", précise Christiane Joubioux.


Sécuriser le remplissage


Le pulvérisateur est en bon état, malgré ses 15 ans, il a été rénové il y a trois ans. Il est équipé d'une cuve de rinçage de 80 L, d'une rampe hydraulique de 18 m et de buses à aspiration d'air figurant sur la liste positive ZNT. "Il manquait simplement la rotobuse (non obligatoire) permettant de bien nettoyer la cuve, après traitement", poursuit Mickaël. "Nous n'avions pas d'aire pour le remplissage du pulvérisateur qui soit suffisamment sécurisée pour éviter les débordements".
Au niveau des conditions d'application, les associés tiennent compte de l'hygrométrie et de la température pour les traitements herbicides et fongicides, en réalisant les traitements tôt le matin. Le Gaec est d'ailleurs un atout, car il permet de libérer un associé dès 7 h du matin. Les fonds de cuve sont épandus au champ après un double rinçage, l'idéal étant une triple dilution. Les emballages vides rincés et égouttés sont collectés régulièrement lors des opérations EVPP.


Auto-construction


"Pour corriger les manques, nous avons engagé des travaux, avec un objectif de coût minimum", déclare Patrice. "Nous avons maintenu le site phytosanitaire au même endroit, même si le local de stockage des produits et l'aire de remplissage sont séparés". Le local de stockage a été clos par une porte de service, fermée à clé. A l'intérieur, une armoire d'occasion permet de stocker les produits, classés par famille. "Nous aurions pu nous contenter d'étagères".
L'aire de remplissage a été bétonnée (15 m2), de manière à avoir une capacité de rétention de 1 500 L, bien supérieure au volume du pulvérisateur. Elle a été séparée du hangar par une cloison en tôle. "Nous avons acheté une cuve de 1 000 L, noire (pour limiter les algues) et équipée d'un flotteur pour 800 L, une potence avec vanne ¼ de tour, un lavabo et une paillasse", détaille Mickaël. "Pour tous ces travaux, nous avons privilégié l'auto-construction : environ une cinquantaine d'heures de travail, en morte-saison".


Gain de temps et sécurité


"L'aménagement du site phytosanitaire permet de gagner du temps au remplissage et dans la préparation des produits", déclare Patrice. "Les stocks de produits phytos sont mieux gérés. Si un bidon se renverse ou si un débordement se produit, le contenu est retenu dans l'aire de remplissage. Avec cet aménagement, nous sommes plus sereins". 
A la fin des travaux, le Gaec du Launay a obtenu la pastille bleue qui justifie la conformité du site. "Cet aménagement répond bien à nos objectifs, car il n'est pas coûteux. Il faut accepter de se faire accompagner et de passer un peu de temps, lors du diagnostic et des travaux". Cela permet de bénéficier de l'expérience du conseiller (un œil extérieur à l'exploitation), d'éviter les erreurs et de faire quelques économies.

Patrick Bégos


Photo : Mickaël et Patrice Miché, (à droite) avec leur père et Christiane Joubioux devant le site phytosanitaire comprenant l'aire de remplissage sur dalle bétonnée et la cuve en hauteur. À gauche, une porte blanche avec le local de stockage des produits. 




Au coût minimum

Le diagnostic a coûté 400 euros (tarif 2006) avec une aide de 150 euros. Le montant des travaux s'est élevé à 900 euros (hors main d'œuvre personnelle) avec une aide de 40 %, soit un coût net de 550 euros. "L'investissement net total (diagnostic et travaux) est de 800 euros. C'est minime par rapport aux avantages", estiment les associés.
Pour toute information : contact 02 23 48 27 93 ou www.crodip.fr



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Date de l'article : semaine du N° du 30 Janvier au 5 Février 2009
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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