Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
CER FRANCE / De l'énergie au cœur des assemblées générales - Le frein sur les dépenses énergétiques
 

La raréfaction des énergies fossiles, l'explosion mondiale de la demande alimentaire et énergétique, le changement climatique et la demande sociétale imposent aux particuliers et aux différents secteurs d'activité industrielle de prendre des mesures drastiques en terme d'économie d'énergie. "Les besoins énergétiques mondiaux vont augmenter de 55% d'ici à 2020", déclare Isabelle Cocoual, conseillère en réglementation au CER France de Vannes. Avec des réserves de pétrole et de gaz d'une cinquantaine d'années environ, l'essor des énergies renouvelables est inéluctable.


Disparités de consommation entre exploitations


L'agriculture bretonne est gourmande en énergie. Elle correspond à 7% de l'énergie totale consommée dans la région. La consommation se répartit entre les serres, les cultures et l'élevage, à raison du tiers pour chaque activité. "En terme d'émission de gaz à effet de serre, l'agriculture représente autant que le résidentiel qui consomme pourtant 30% de l'énergie". Trouver des pistes d'économies sans pénaliser la rentabilité de l'exploitation. Tel est le dilemme du secteur agricole. Le Grenelle de l'environnement impose de diviser par quatre les émissions de gaz d'ici 2050. Pour Isabelle Cocoual, les économies possibles sont nombreuses. "La consommation d'un tracteur va du simple au double, de 50 € à 100 € par hectare, selon son entretien, sa conduite ou l'adaptation du matériel". Les interventions culturales sont également pointées du doigt. Les rotations longues, la baisse de la part de maïs ou les techniques simplifiées sont sources d'économies. Au niveau des bâtiments, un bon entretien, une bonne isolation et le mode de chauffage ont des incidences importantes. "En poulet export, la consommation varie du asimple au triple : de 60 à 180 Kwh par m2 entre le quart supérieur et le quart inférieur des élevages".


Résidences à énergie positive


Les métiers du bâtiment sont appelés à évoluer. Les permis de construire, dès 2013, intègreront des normes basse consommation. L'objectif sera de moins de 50 Kwh/m2/an (300 Kwh en moyenne dans des maisons des années 1970). En 2020, ces permis seront accordés à des résidences à énergie positive. "L'énergie dégagée par les individus, par les plaques de cuisson, les appareils ménagers, récupérées grâce aux doubles flux (entrées d'air), suffiront à chauffer des maisons parfaitement isolées".
La conjoncture difficile en matière énergétique offre des opportunités de diversification. En Bretagne, 10 stations de méthanisation sont en cours de construction, 157 chaudières à bois et 1100 chauffe-eau solaires fonctionnent, 248 permis d'implantation d'éoliennes ont été accordés et quelques projets photovoltaïques ont vu le jour. La production d'électricité dans les exploitations ne fait que commencer. L'agriculture apportera son écot en terme d'énergie renouvelable.

Bernard Laurent


Photo : Le CER France tient ses assemblées générales de secteur. De nombreux adhérents étaient présents à celle de Pleucadeuc, mardi dernier.


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Date de l'article : semaine du N° du 23 au 29 Janvier 2009
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