
Des semis très étalés dans le temps, de la fin avril dans la zone la plus favorable à fin mai et même début juin dans certains secteurs. Cet étalement des semis sur plus de 2 mois a marqué l'année 2008. Même si le mois de septembre a été favorable, l'été n'a pas permis de rattraper le retard des semis tardifs. Les dates de récolte se sont étalées sur tout le mois d'octobre pour le fourrage et elles traînent encore dans les zones tardives pour le grain.
Si le rendement moyen est correct, on note une grande hétérogénéité en fonction de la date de semis et des conditions agronomiques de démarrage. Les semis les plus précoces ont donné les meilleurs rendements avec une bonne qualité. Les semis tardifs, avec des levées hétérogènes et des conditions difficiles de développement, ont des résultats plus variables. Malgré l'hétérogénéité des situations en 2008, le maïs conserve ses atouts, du fait de sa productivité et de sa concentration énergétique.
Dans un contexte laitier perturbé, les exploitations seront de plus en plus exposées au défi de la productivité et de la performance. Il faut assurer au troupeau une alimentation de qualité, à prix compétitif. L'éleveur dispose de plusieurs leviers pour réduire le coût de certains postes comme la fertilisation ou le désherbage. On peut associer maîtrise des intrants et obtention de bons rendements. Les conseils devront être plus adaptés et plus ciblés par rapport au potentiel de la parcelle et aux mauvaises herbes présentes.
Les systèmes fourragers à base d'ensilage de maïs constituent une réponse à la demande d'augmentation de productivité des ateliers laitiers. Cependant, les problèmes d'image demeurent et le maïs doit faire la preuve qu'il est une culture sans impact négatif sur l'environnement. C'est l'enjeu des prochaines années.
Patrick Bégos