
Au Gaec de la Bruyère basé à Iffendic, 18 inséminations artificielles (IA) ont été pratiquées pour 35 veaux nés sur la période août 2007-juillet 2008. C'est deux fois plus que sur la campagne précédente : 9 IA sur 33 vêlages. "Nous souhaitons faire avancer plus rapidement la génétique sur l'élevage", a expliqué Philippe Lebrun à l'occasion d'une visite d'éleveurs de Limousines sur son exploitation, le 25 novembre. Il est associé sur l'élevage avec sa femme Maryline et Pierre Houée.
"Les taureaux utilisés sont d'origines diverses. Nous sélectionnons notamment sur la facilité de naissance et les qualités maternelles : des vaches qui ont du lait…" A l'avenir, les éleveurs s'orienteront sans doute vers d'autres qualités que la facilité de naissance, déjà excellente sur l'élevage. "Sur 35 vêlages, nous ne sommes
intervenus que trois ou quatre fois", se satisfont-ils. Conscients de l'intérêt d'un bon potentiel génétique sur un troupeau, ils savent aussi que les résultats s'obtiennent au long cours.
Détection des chaleurs
Questionné sur la détection des chaleurs, Philippe Lebrun explique qu'elle se fait visuellement. "En plus d'une bonne alimentation, je complémente en vitamines et minéraux. Ajoutés à la surveillance, ces apports facilitent la détection", note Philippe Lebrun, en spécifiant qu'il n'a pas recours aux échographies. L'éleveur bloque les vaches au cornadis un peu de temps avant l'IA pour qu'elles soient plus calmes lors de l'intervention de l'inséminateur.
Le taureau de monte naturelle de l'élevage (Urbi, provenant de l'exploitation Quenet) est secondé par un nouveau mâle, Camélia, issu de la station de Lanaud. Les femelles sont désormais toutes gardées à la reproduction. Ce qui induit un taux de renouvellement très élevé, approchant 46% sur la dernière période. Seulement 23% des vaches ont plus de quatre veaux. L'âge au premier vêlage est par contre dans la moyenne à 34 mois. Les vêlages ont lieu sur deux grandes périodes : automne et printemps. Les génisses sont menées en trois lots : animaux de 1 an, 1 an et demi et 2 à 2 ans et demi. Elles sont alimentées avec de l'ensilage d'herbe, un peu de maïs et des minéraux et vitamines.
Les femelles en Label
Avant d'être commercialisées en Label, les vaches sont finies à l'ensilage d'herbe et un peu de concentré. "Le poids de carcasse des femelles atteint 430 kg en moyenne", chiffre Maryline Lebrun. Sevrés à 8 – 9 mois, les mâles sont engraissés sur l'exploitation. Leur alimentation comprend du maïs à volonté, du foin ou un peu d'ensilage d'herbe, 1 à 1,2 kg de correcteur azoté, 2,5 kg (maximum) de céréales ou de l'aliment "Jeunes Bovins" à base de céréales. Les taurillons sont vendus (hors Label) à 18 – 19 mois, à un poids de carcasse de 450 – 480 kg.
Les animaux sont pesés trois fois par an. Ils sont vermifugés au sevrage (puis une autre fois pour les femelles). Des vaccinations sont pratiquées contre le rotavirus et le coronavirus. Ces mesures contribuent à maintenir un bon état sanitaire dans le troupeau.
Agnès Cussonneau
Photo : Les génisses sont menées en trois lots.
Le Gaec de La Bruyère en bref :
- 3 UTH- 30 Limousines + la suite.
- Engraissement des taurillons.
- 450 000 L de lait
- SAU de 130 ha : 80 ha d'herbe, 25 ha de maïs,
25 ha de céréales (dont
15 ha pour la vente).