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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°9015 |
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Finistère (29)
Syndicalisme / UDSEA-Confédération Paysanne - Le lait coule à flots dans les débats
 

Syndicat farouchement opposé à la suppression des quotas laitiers, l'UDSEA voit dans la crise laitière actuelle l'expression de ce qu'elle dénonce depuis toujours : la libération des volumes est la porte ouverte à la baisse du prix payé au producteur. Un choix économique à l'opposé de ce que le syndicat réclame depuis sa création en 1984 dans le département : "Un revenu par les prix des produits au travers de la maîtrise et de la répartition des productions".

« Politique laitière assez terrifiante »

Joël Kerglonou, secrétaire général du syndicat, a rappelé que "l'an dernier, le syndicat ne voyait déjà pas d'un très bon oeil les allocations de 15 %". Inutile de dire que les augmentations de 1 % par an programmées par Bruxelles ne sont pas pour plaire davantage au syndicat qui craint les conséquences sur le revenu des producteurs.
"Avec une collecte européenne très excédentaire, une consommation en berne, les perspectives de prix pour l'année 2009 sont relativement sombres", commente Yvon Pouliquen, président du syndicat. Et de rappeler les revendications : "Nous demandons le gel total des allocations de fin de campagne, le maintien des quotas et des pénalités de fin de campagne. Nous réclamons également l'ouverture de discussions concernant l'ajustement des volumes de production et pas comme le voudrait la FNSEA, c'est-à-dire au travers d'une diminution du nombre des producteurs".
L'UDSEA va jusqu'à dire qu'elle trouve "l'évolution de la politique laitière assez terrifiante" pour les 3 100 producteurs de lait finistériens. "Combien seront-ils demain car il est certain qu'en deçà d'un certain prix, les producteurs de l'Ouest ne feront plus de lait".

Contexte international difficile

Invité à participer aux débats, Gilbert Keromnès, vice-président de la FNCL, ne s'est pas montré plus rassurant en annonçant que les prix continuent de chuter. En cause, un contexte international difficile. Et de citer parmi d'autres facteurs : "En un an, les Américains ont multiplié par deux leurs exportations de poudre de lait. Avec une très bonne réactivité, ils tirent en plus avantage de la parité euro-dollar. En Europe, la collecte est repartie à la hausse, même si la France est en fort retrait depuis la semaine 42.".  À tout cela s'ajoute une consommation en repli (- 2,2 % sur l'ultrafrais), des grandes marques qui marquent le pas (- 8,7 % pour Danone) au profit des marques distributeurs. Conséquences : les entreprises industrielles sont pénalisées.
Bref, aucun message encourageant n'est sorti de cette présentation. Sauf peut-être que "les prix des produits industriels sont tombés tellement bas qu’ils ne peuvent que remonter", note avec réalisme G. Keromnès qui fait référence au beurre-poudre qui est actuellement à 190 euros/tonne. "Avec cette équation que nous devons résoudre au quotidien : que la baisse du prix du lait industriel ne vienne pas dégrader excessivement le prix des produits de consommation". À ce niveau, les négociations commerciales s'annoncent ardues.
 
Didier Le Du

 

Photo : Gilbert Keromnès, vice-président de la FNCL, était l’invité de l’assemblée générale de l’UDSEA.

Et encore…

- Porc : «L’interprofession Inaporc, dont le budget est totalement disproportionné par rapport aux actions et qui pourtant coûte cher aux producteurs, ne joue pas son rôle  de défense des producteurs. Sa vision « tout vers l’export » ne nous convient pas. C’est une illusion car nous ne serons jamais concurrentiels face aux grosses unités qui se mettent en place dans les pays de l’Est ».
- Schéma des structures : « 1 UTH ayant 46 ha de surface pondérée est sur le même rang de priorité qu’une exploitation de 6 UTH avec 89 ha chacun soit 534 ha. Le nouveau schéma aggrave le phénomène d’agrandissement au détriment des exploitations familiales ».
- Plan de professionnalisation personnalisé(PPP) : « Sur le fond, nous critiquons le caractère obligatoire du dispositif, plus coûteux en termes d’accompagnement. Nous regrettons que seuls les JA soient chargés de la gestion de ce nouveau dispositif d’installation ».



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Décembre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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