
L’UGPVB tenait son assemblée générale ce vendredi 5 décembre à Morlaix. L’Union regroupe les groupements porcs, avicoles et bovins de la Région. « Nous représentons 15 000 producteurs dans ces trois filières », explique son président Marcel Corman. Un poids important l’Union verrait bien encore renforcer en y associant les régions voisines. « Pas question de les annexer », s’empresse de déclarer Marcel Corman. Mais il ne désespère cependant pas de concrétiser courant 2009 cette alliance avec les régions voisines. Motivant cette volonté par la nécessité de disposer d’une structure forte et une synergie commune dans un contexte européen et mondial. « On ne peut pas d’affranchir de la compétition des bassins de production, ni de la mondialisation ».
En fait cette orientation n’est pas nouvelle. Déjà lors du Space 2007, puis en 2008 Marcel Corman et Fortuné Le Calvé, président du Comité régionale porcin (CRP) militaient pour une refondation de l’organisation porcine régionale. Ils évoquaient une organisation de type Comité économique légumes. La fin de ces comités a conduit la réflexion vers les AOP (associations d’organisations de producteurs) et un renforcement de l’amont, par ailleurs motivé par les regroupements dans l’aval. « C’est une volonté de la base que d’avoir une structure d’amont forte face à la concentration des outils dans les différentes filières ».
Il est évident qu’une structure unique sur la Grande Région Ouest aurait un poids certain, surtout en porc et en œuf et dans une moindre mesure en bovins. Car ces trois régions concentrent une majorité des productions animales en France. Pour autant, il faudra aussi fédérer avec toutes les composantes de l’amont, ne pas braquer les instances nationales et notamment les interprofessions, régler l’épineuse question du financement …
Vers l’excellence sanitaire
Marcel Corman en a profité pour faire le point sur la conjoncture et sur les chantiers pour 2009. « La conjoncture est difficile en porc depuis 18 mois et en œuf avec l’évolution du prix des matières premières. En bovins outre l’évolution des charges, les échanges ont été et restent perturbés par la FCO ». Il réclame le retour des restitutions et une véritable prise de conscience des politiques sur les distorsions de concurrence.
Outre la modernisation de l’organisation, l’UGPVB maintient le sanitaire parmi ses priorités. Rappelant le travail réalisé sur le dossier Aujeszky (Région indemne), il souligne que cela se traduit dans les résultats techniques : 25,9 porcelets sevrés par truies en Bretagne, alors que la Westphalie, considérée comme une région de référence il y a quelques années, n’en est qu’à 22,2. L’organisation fédératrice de tous les partenaires de la filière (OVS) doit selon lui permettre de tendre vers l’excellence sanitaire.
Pierre Dénès
Photo : Jacques Crolais, directeur de l’UGPVB et Marcel Corman président