Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ille et Vilaine (35)
Adage / Assemblée générale le 18 novembre - Les herbagers planchent sur leur évolution
 
Globalement, la demande mondiale en produits laitiers augmente plus rapidement que l'offre", a précisé Karine Daniel, économiste et chercheur, lors de l'assemblée générale d'Adage 35, le 18 novembre à Betton. Toutefois, en zoomant sur cette tendance de fond, on s'aperçoit que les prix à la production varient au gré d'évènements conjoncturels (climatiques en particulier). Et, comme les producteurs laitiers bretons l'observent depuis plus d'un an, ces variations de prix connaissent des amplitudes plus fortes.

La France impliquée à l'international

"Le marché laitier est très sensible aux variations de quantités. Les producteurs vont devoir s'habituer à ces fluctuations. Ils pourront être aidés par des outils de gestion des risques", évoque Karine Daniel. Elle précise : "Seulement 40 millions de tonnes, soit 6% de la production laitière mondiale, sont échangées sur le marché international. Mais la France, 8ème pays producteur de lait, est impliquée dans les échanges : 2ème exportateur après l'Allemagne et 2ème pays excédentaire en produits laitiers".
S'appuyant sur une étude du comportement des éleveurs laitiers face aux modifications de la Pac et aux variations de prix, l'économiste souligne : "Les systèmes herbagers permettent de minimiser le risque de variation des revenus". Ils montrent en particulier une capacité à augmenter la production laitière.
Par contre, cette augmentation passe par l'accroissement du nombre de vaches ou du rendement laitier. La première solution restera limitée en Ille-et-Vilaine, où faire pâturer de gros troupeaux (80-90 vaches laitières) ne sera pas réalisable sur toutes les exploitations. Côté rendement, les éleveurs de l'Adage ont rappelé que l'apport de davantage de concentrés ne correspond pas à leur philosophie de production, davantage tournée vers la recherche d'autonomie.
Concernant la maîtrise de la production, l'économiste voit les quotas publics devenir, à l'avenir, des quotas privés où la notion de quantité sera centrale. Restent posées les questions d'entente tacite entre industriels ou encore de durée des contrats… Karine Daniel s'est montrée rassurante pour les éleveurs : "Le prix n'est pas la seule question que se posent les industriels. Ils s'inquiètent aussi de la stabilité, voire de la pérennité dans certaines zones, de leurs approvisionnements. Ils ont tout intérêt à remplir leurs outils de transformation". Autre tendance en faveur des éleveurs selon l'économiste : avec la baisse de la démographie agricole, les rapports de force entre les deux parties vont perdre en intensité.

Agnès Cussonneau

Photo : Les adhérents de l'Adage en assemblée générale. 

Energie et économie avec "Prairie"

Le logiciel Prairie développé par l'Adage permet un diagnostic énergético-économique en situation initiale, et en situation simulée après changement de système : nouvel assolement, réduction des intrants, modification de la ration, installation d'équipements d'énergies renouvelables… Prairie offre des réponses sur les consommations énergétiques de l'exploitation, sur les changements de pratiques et leurs conséquences économiques… L'outil sera diffusé à partir de début 2009.



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Date de l'article : semaine du N° du 28 Novembre au 4 Décembre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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