Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°8978 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 10 septembre 2010) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
VOLAILLES / Les résultats de l'Enquête Avicole Ouest - Un net redressement des marges brutes
 
Après une mauvaise année 2006, les marges brutes avicoles s'étaient redressées en 2007. La tendance se poursuit en 2008, selon les données recueillies par les Chambres d'agriculture, auprès de 714 aviculteurs du Grand Ouest, représentant plus de 1,2 million de m2 de poulaillers.

Plus de lots

Plusieurs facteurs expliquent cette embellie. "Le marché s'est redressé, ce qui a réduit les vides sanitaires", souligne Christian Delabrosse. "C'est net en poulet où la vitesse de rotation des lots a progressé. Un gain de 6 à 7 jours durant le vide sanitaire, c'est 0,6 à 0,8 lot de poulet de plus par an, soit une amélioration de la productivité de 10%". Les performances techniques sont d'un bon niveau. Les indices de consommation continuent à s'améliorer. Les rémunérations ont également été revues, ce qui a donné un coup de pouce aux marges PA (poussin-aliment).  
Mais les charges ont également progressé de 7 à 8 % en poulets et dindes. Cette hausse est largement imputable aux dépenses de gaz et de main d'œuvre temporaire. On note aussi une forte hausse du poste litière, notamment pour les copeaux, dans un contexte de demande soutenue.

Ecarts importants entre élevages

Les écarts entre élevages restent importants et vont de 1 à 3. C'est le cas pour le poulet standard. "Autour d'une moyenne de marge brute de 28 euros/m2/an, les 25 % meilleurs élevages dégagent une marge de 42,48 euros alors que les 25 % moins bons ne dépassent pas 14 euros", souligne C. Delabrosse. "Un écart lié à la rémunération par lot qui varie de 6 à 9 euros/m2 (poids, indice, pertes, saisie..) et aux charges variables (3,27 euros/m2/lot) dans les moins bons élevages contre 2,46 dans les meilleurs".    
L'évolution sur longue période laissait jusqu'à présent apparaître une lente dégradation du solde disponible en euros constants, passant de 14,30 euros/m2/an en 1991 à moins de 6 euros en 2006. Cette somme doit permettre de faire face aux besoins privés et à l'autofinancement. En 2007, le solde disponible s'était amélioré et la tendance se poursuit pour 2008 avec un solde de 9,9 euros/m2/an.  

Difficile pour le neuf

Malgré cette amélioration, l'investissement dans un bâtiment neuf est risqué. En poulet et dinde, pour un investissement neuf de 160 euros/m2, financé sur 10 ans, le solde disponible n'atteint que 1,83 euros/m2/an pour des résultats moyens et 8,30 euros pour les 50 % meilleurs. En bâtiment d'occasion (achat 60 euros/m2 et rénovation de 40 euros/m2), le solde disponible s'améliore de 3 euros par rapport au cas précédent.
"Ces faibles revenus disponibles montrent que les marges sont encore insuffisantes pour construire des poulaillers neufs", déclare Didier Goubil, président de la Commission avicole régionale. "C'est pourtant la seule façon de pérenniser la filière avicole en Bretagne. Si les marges ne continuent pas à progresser, le parc ne se renouvellera pas. Les performances techniques ne pourront pas se maintenir et les éleveurs se démobiliseront". La rénovation est une clé importante pour le maintien des outils de production.  

Patrick Bégos

 



La rentabilité par production

 

- Poulet export

La durée des vides a diminué depuis 3 ans passant de 22,6 à 15,6 jours, ce qui fait gagner plus de 0,8 lot par an (7,09 contre 6,22). Parallèlement, les performances techniques s'améliorent  (IC, mortalité…), la production/m2 passe de 218 à 266 kg en 3 ans. La marge brute se situe à 31,38 euros/m2/an contre 23,73 euros.

- Poulet standard

Les performances techniques s'améliorent sur tous les points. La productivité progresse sous l'effet d'une hausse de la densité au démarrage et de la diminution de la durée des vides. La marge brute annuelle (28,56 euros/m2/an) s'améliore de plus de 15 % sur un an, après une hausse de 13 % en 2007.

- Poulet lourd sexé

Les performances s'améliorent. Par contre la productivité évolue peu, comme la durée des vides. Malgré la hausse des charges, la marge brute annuelle (30,31 euros/m2/an) progresse de près de 16 % sur un an. On note parallèlement une augmentation et de la durée des lots (53 jours) et du poids moyen.    

- Dinde médium

Légère progression des performances techniques et de la productivité, grâce à une densité plus élevée (7,94) et une amélioration de la vitesse de rotation (2,55 lots/an). Les contrats ont également été revus à la hausse. La marge brute annuelle (25,92 euros/m2/an) progresse de 20 % en un an.  

- Canard de barbarie standard

Peu d'évolution des critères techniques. La productivité s'améliore légèrement, en lien avec la baisse des vides (20,3 jours). Malgré une hausse des charges variables (7,67 euros/m2/lot), la marge brute annuelle (43,89 euros/m2/an) progresse de 6 % en un an. 

- Poulet label

Peu d'évolution dans les critères techniques. La durée des vides s'est légèrement raccourcie (23,3 jours), ce qui entraîne une légère hausse de la productivité (79,7 kg/m2/an). Compte tenu de la forte hausse de charges variables (10,39 euros/m2/an au lieu des 8,96), la marge brute (27,83 euros/m2/an) chute de 1,2 % par rapport à l'année précédente.

 



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 28 Novembre au 4 Décembre 2008
Imprimer l'article Imprimer l'article



Sacré champion du monde au Portugal / Jean-Luc Le Boulaire couve ses cailles de Chine





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 10832 depuis 1997)