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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°8940 |
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Volaille / Boscher inaugure sa nouvelle usine à Mûr-de-Bretagne - La filière poulet lourd dotée d'un outil moderne
 

Nouveauté dans le paysage de la volaille bretonne. "Boscher volailles vient d'investir 30 millions d'euros dans ce qui représente le premier site de production de viande de poulets en France", annonce Paul Lopez, directeur général de l'entreprise et responsable de la branche volaille de chair chez Glon, l’actionnaire principal de Boscher. Usine d'abattage, de découpe et de désossage de poulets lourds (3,2 à 3,3 kg vivant, avec un objectif de 3,4 kg), la nouvelle unité se situe juste à côté de l'ancienne, toujours sur le site de Mûr-de-Bretagne.
Son montant représente, à lui seul, autant que la somme des investissements réalisés sur l'ancien site, en 16 ans. Soit la preuve, par les actes, d'un certain optimisme de la société envers l'avenir : "avec le groupe Glon, Boscher volailles a mobilisé toutes ses capacités humaines et financières. Un signe fort qui confirme leur confiance dans l'avenir de la filière en Bretagne", confirme le directeur général.

Bonne croissance

À l'origine de cet optimisme, les résultats enregistrés par la structure au fur et à mesure de ses 16 ans de vie : partie d'un chiffre d'affaires de 5,8 millions d'euros en 91, elle enregistrait, en 2007, 90 millions d'euros de CA. Le fruit, notamment, d'une spécialisation amorcée en 94 : c'est en effet à cette date que Boscher Volailles s'est lancé dans le désossage de poulets pour l'industrie agro-alimentaire (à destination de la restauration rapide, des secteurs charcuterie de volailles et plats cuisinés). Créneau porteur, mais exigeant, dans lequel elle s'est spécialisée : l'entreprise abat et découpe aujourd'hui 85 000 poulets/jour. 150 éleveurs bretons l'approvisionnent, pour un total de 250 000 m2 de poulaillers.
C'est donc porté par ces résultats que Boscher a opté, en 2006, pour le renouvellement de son outil industriel. "Bien que s'inscrivant dans un contexte difficile (ndlr : la production nationale de poulet a diminué de 20 % en 10 ans, les importations ont grimpé de 124 %), cette décision correspond au besoin de développement de toute entreprise en fonction de son cycle de vie.  Nous n'allons pas gagner en compétitivité, mais nous allons la préserver pour demain." Dans la ligne de mire de l'industriel, la nécessaire adaptation face à une concurrence toujours plus féroce : "il est urgent que des conditions de concurrence équitables soient établies, insiste le DG. Avec les pays tiers mais aussi à l'intérieur de l'Union européenne."

15 500 m2 de bâtiments au sol

Le nouvel outil, mis en service en juin dernier, comprend 15 500 m2 de bâtiments au sol et fonctionne sans rupture de charges, ce qui signifie qu'il ne peut y avoir ni décrochage de poulets, ni stockage intermédiaire entre l'accrochage à l'entrée de l'abattoir et le conditionnement des filets de poulets (environ 4h séparent ces deux étapes). Le nouvel ensemble se caractérise par un fort taux d'informatisation (les logiciels représentent par exemple, dans la salle de parage de la viande, 25 % des équipements en valeur). Les aspects traçabilité et contrôles ont été particulièrement développés. Comme sur l'ancien site, l'usine est par ailleurs dotée d'un équipement d'anesthésie des volailles sous atmosphère contrôlée, ce qui évite leur accrochage à l'état vivant. L'ensemble de ce process d'anesthésie (qui implique les phases d'enlèvement, de transport et d'amenée) étant conçu pour limiter au maximum le stress des volailles.

Anne-Laure Lussou

Photo : En appui au palpage à mains nues sur la viande pour vérifier sa qualité, chaque ligne de production de la nouvelle usine est équipée de contrôles aux rayons X.

 

Un objectif de croissance mais pas d'échéance

Boscher volailles, qui produisait 90 000 poulets/jour depuis 9 mois, est passé à 85 000 poulets/jour récemment compte tenu du contexte de la production de poulets. Son ambition est de passer à 100 000 poulets/jour. Cependant, aucune échéance particulière n'est fixée : "Nous en avons la capacité techniquement. Cela se fera quand le marché le permettra", indique le DG. 80 % des ventes actuelles sont réalisées en frais, 20 % en congelé. 25 % de la production est destinée à l'export vers d'autres pays de l'Union. 

Bonne croissance

À l'origine de cet optimisme, les résultats enregistrés par la structure au fur et à mesure de ses 16 ans de vie : partie d'un chiffre d'affaires de 5,8 millions d'euros en 91, elle enregistrait, en 2007, 90 millions d'euros de CA. Le fruit, notamment, d'une spécialisation amorcée en 94 : c'est en effet à cette date que Boscher Volailles s'est lancé dans le désossage de poulets pour l'industrie agro-alimentaire (à destination de la restauration rapide, des secteurs charcuterie de volailles et plats cuisinés). Créneau porteur, mais exigeant, dans lequel elle s'est spécialisée : l'entreprise abat et découpe aujourd'hui 85 000 poulets/jour. 150 éleveurs bretons l'approvisionnent, pour un total de 250 000 m2 de poulaillers.
C'est donc porté par ces résultats que Boscher a opté, en 2006, pour le renouvellement de son outil industriel. "Bien que s'inscrivant dans un contexte difficile (ndlr : la production nationale de poulet a diminué de 20 % en 10 ans, les importations ont grimpé de 124 %), cette décision correspond au besoin de développement de toute entreprise en fonction de son cycle de vie.  Nous n'allons pas gagner en compétitivité, mais nous allons la préserver pour demain." Dans la ligne de mire de l'industriel, la nécessaire adaptation face à une concurrence toujours plus féroce : "il est urgent que des conditions de concurrence équitables soient établies, insiste le DG. Avec les pays tiers mais aussi à l'intérieur de l'Union européenne."

15 500 m2 de bâtiments au sol

Le nouvel outil, mis en service en juin dernier, comprend 15 500 m2 de bâtiments au sol et fonctionne sans rupture de charges, ce qui signifie qu'il ne peut y avoir ni décrochage de poulets, ni stockage intermédiaire entre l'accrochage à l'entrée de l'abattoir et le conditionnement des filets de poulets (environ 4h séparent ces deux étapes). Le nouvel ensemble se caractérise par un fort taux d'informatisation (les logiciels représentent par exemple, dans la salle de parage de la viande, 25 % des équipements en valeur). Les aspects traçabilité et contrôles ont été particulièrement développés. Comme sur l'ancien site, l'usine est par ailleurs dotée d'un équipement d'anesthésie des volailles sous atmosphère contrôlée, ce qui évite leur accrochage à l'état vivant. L'ensemble de ce process d'anesthésie (qui implique les phases d'enlèvement, de transport et d'amenée) étant conçu pour limiter au maximum le stress des volailles.

Anne-Laure Lussou

Photo : En appui au palpage à mains nues sur la viande pour vérifier sa qualité, chaque ligne de production de la nouvelle usine est équipée de contrôles aux rayons X.



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Date de l'article : semaine du N° du 14 au 20 Novembre 2008
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La révolution rurale des années 60





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