Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°8928 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Morbihan (56)
Bio / Installation des jeunes - Des surfaces activement recherchées
 

Les Amap fleurissent pour permettre aux consommateurs d'avoir un lien direct avec le producteur, mais la liste d’attente est parfois longue avant d’avoir un panier de produits bio, faute de producteurs. Dans ce contexte favorable de la consommation, la stagnation de la production pose problème. Avec 12 installations bio en 2007, (et autant prévues sur 2008), le Morbihan compte aujourd’hui 206 producteurs soit 2% de la S.A.U départementale. Pour répondre à la demande croissante et aux objectifs énoncés lors du Grenelle de l’Environnement, (6% des surfaces en bio en 2013 et 20% en 2020), la filière doit trouver de nouveaux producteurs. Et résoudre le problème de l'accès au foncier.   
Parmi les freins, la pression foncière en zone littorale figure en bonne place. Les consommateurs habitent pourtant ces zones où les ventes directes ont toute leur place. "Les propriétaires ne veulent pas louer avec un bail. De fait la situation pour tout agriculteur est précaire", déclare Christophe Lally, chargé de mission de territoire à la DDAF. Ces terres restent en friche. L'espérance de passer en zone urbanisable incite les propriétaires à la rétention foncière. "La moitié des 10 000 permis de construire, délivrés chaque année, se situent en zone littorale. Les propriétaires peuvent espérer une valeur multipliée par 500 dans certains secteurs géographiques", poursuit Christophe Lally.

Atelier relais

Les solutions ne sont pas légion. Elles existent néanmoins. Jean Le Cadre, élu à Sulniac, évoque le partenariat passé avec un jeune éleveur de brebis (transformation laitière) pour travailler des terres non exploitées appartenant à la commune. "La commune avait acquis un siège d'exploitation et une dizaine d'hectares et à proximité du bourg pour les vouer à l'urbanisation ou à la création d'une zone d'activité. Nous les avons cédées pour deux années à un jeune porteur de projet". Le temps pour le jeune de se faire la main tout en poursuivant sa recherche de foncier. Une bonne initiative. L'éleveur de brebis vient d'acquérir la dizaine d'hectares nécessaires à son projet à la Vraie Croix, commune voisine qui disposait elle aussi de surfaces non cultivées. Un projet d'installation abouti, préparé à Sulniac, à moindre frais. "Il s'agit, en quelque sorte, d'un atelier relais comme il en existe pour les artisans", poursuit Jean Le Cadre.

Jusqu'à 7 000 euros l'hectare

La Sbafer dispose également d'outils pour gérer les échanges de terres. 85% de ces échanges se font à l'amiable ; 15% résultent d'un droit de préemption. "Quatre candidats, en moyenne, se présentent par dossier. Il y a donc beaucoup de mécontents. C'est ce qui brouille l'image de l'organisme", déplore Stéphane Cail, conseiller foncier à la Sbafer. "30% des terres échangées par notre intermédiaire vont pourtant à l'installation. Le prix du foncier n'est pas incitatif pour les jeunes. 3 500 euros, en moyenne, par hectare dans le département avec des terres qui atteignent 7 000 euros dans certains secteurs". De quoi faire réfléchir lorsque le foncier est à vendre.

Bernard Laurent

 

Photo : Une large assemblée a assisté à la soirée consacrée à l'installation, organisée à Lanester, le 24 octobre dernier, par le Groupement des agriculteurs biologiques du Morbihan.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 7 au 13 Novembre 2008
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)