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Ille et Vilaine (35)
Bovin viande : Deux jours de portes ouvertes dans le département
 

On a toujours à apprendre, que ce soit sur le bâtiment, la vaccination, l'utilisation de taureaux, l'alimentation, etc…, explique Loïc Arribard, éleveur de Charolaises avec son épouse Nelly à Guipel. L'échange entre éleveurs est toujours payant." Désireux d'instaurer cet échange, le Gerbociv, le groupement des éleveurs de Charolais du département, a décidé de lancer, pour la première fois cette année, une opération portes ouvertes au sein de six élevages du département. Cette dernière aura lieu les 4 et 6 novembre (lire ci-contre), en partenariat avec l'Urcéo, Bovins Croissance et la Chambre d'agriculture. Pour le groupe d'éleveurs, c'est aussi un moyen de se faire connaître autrement que par les habituels concours. Une nouvelle idée pour dynamiser la race, et montrer au plus grand nombre les progrès réalisés.

Exploitation mixte

Éleveur mixte (lait, volaille et viande, chaque production comptant pour un tiers du chiffre d'affaires), Loïc Arribard fait partie des accueillants de ces portes ouvertes. Installé en 87, initialement en lait, il s'est lancé dans la viande en 90. "Au fur et à mesure que je sélectionnais mes laitières, cela me libérait de la place en bâtiment, indique-t-il. Comme j'avais des terres qui se prêtaient bien aux bêtes à viande, j'ai opté pour cette production, qui ne semblait pas demander trop d'investissement de départ." Si les allaitantes n'ont pas disposé, au départ, d'un bâtiment spécifique, elles en ont eu un ensuite : "les équipements nécessaires en lait et en viande ne sont pas les mêmes, insiste Loïc Arribard. En viande, l'aspect contention est fondamental".
Côté choix de la race, ce dernier a tourné en faveur de la Charolaise suite à des rencontres d'éleveurs du département. C'est auprès d'eux, ainsi que dans les Deux-Sèvres, que les premières charolaises ont été achetées. "Comme il se trouve qu'elles étaient qualifiées, j'ai continué à améliorer la génétique en inscrivant au herd book dès l'origine. Il aurait été dommage de sacrifier le travail déjà réalisé", explique Loïc.

80 % d'insémination

Caractéristique de l'exploitation – et influence de la production laitière - : au sein du troupeau allaitant, qui compte désormais 35 mères, 80 % des accouplements se font par insémination (un taureau de l'élevage se chargeant des 20 % autres). Par ordre chronologique, les éleveurs ont privilégié, comme critères de choix des taureaux d'IA, les facilités de naissance, les qualités laitières puis les qualités de viande. Le troupeau est donc aujourd'hui à tendance mixte, avec des vêlages peu problématiques (une seule césarienne l'an dernier). "J'estime que nous avons suffisamment de choix de taureaux d'IA", indique Loïc, qui n'a pas de souci particulier de repérage des chaleurs chez les allaitantes : "je laisse un jeune broutard dans le troupeau. Et je passe les voir plusieurs fois par jour dans le bâtiment". Sur l'exploitation, la période d'insémination va bientôt commencer, les vêlages étant groupés entre la fin de l'été et le mois d'octobre.

Progrès possibles

Tous les produits de l'exploitation sont engraissés sur place. Les mâles partent en taurillons, autour de 19 mois, à un poids objectif de 500 kg carcasse. En fonction de la conjoncture, quelques reproducteurs sont vendus certaines années. La majorité des femelles sert à la reproduction, quelques-unes sont vendues pour la viande. Les éleveurs pratiquent également un peu de vente directe (2 – 3 animaux par an, à une clientèle constituée par le bouche-à-oreille). Globalement satisfaits de leurs résultats, ils considèrent néanmoins que des marges de progrès sont possibles, notam-
ment en terme d'ajustement de l'alimentation. Autant de sujets qu'il sera intéressant d'aborder, entre éleveurs, lors des portes ouvertes.

Anne-Laure Lussou

 

Six élevages à visiter sur deux journées


Cette 1ère édition de l'opération portes ouvertes se déroulera dans le Nord du département le 4 novembre, et dans le Sud le 6 novembre. Pour chaque journée, les organisateurs ont retenu des exploitations assez proches géographiquement afin de permettre au public de réaliser plusieurs visites d'affilée.
>>> Mardi 4 novembre à partir de 10 heures
•Elevage Arribard, "La Masse", Guipel,
02 99 69 72 84, 06 80 10 56 98
•Elevage Galesne, "La Touche", Sens de Bretagne,
02 99 39 52 10, 06 64 89 83 10
•Elevage Fontaine, "La Micaudière", Montreuil le Gast,
02 99 66 90 50, 06 88 98 95 89
•Elevage Roupie, "Les Forges", Sens de Bretagne, 02 99 39 52 18
>>>  Jeudi 6 novembre à partir de 10 heures
•Elevage Tessier, "St Joseph", Guipry,
02 99 34 01 48, 06 17 13 74 58
•Elevage Lévêque, "La Motte", Thourie,
02 99 43 11 15, 06 17 69 10 34

Renseignements complémentaires :
Chambre d'agriculture, 02 23 48 26 63

Légende : Loïc Arribard a commencé l'élevage de Charolaises en 1990. Son troupeau compte aujourd'hui 35 mères.


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Date de l'article : semaine du N° du 31 Octobre au 6 Novembre 2008
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