
Moins d’installations aidées en 2007 qu’en 2006 , 134 au lieu de 159, mais pas forcément significatif. En 2006, la possibilité donnée aux conjoints de s’installer en société avec une attribution laitière complémentaire et des départs à la retraite anticipés, avaient un peu dopé les installations. En fait la tendance sur depuis 2003 est à la stabilité. Une tendance confirmée en 2008. À ces installations aidées il faudrait ajouter, les installations non aidées qui se situent entre 70 et 100. Parallèlement le nombre de cessation d’activité dépasse les 750. Le taux de renouvellement est donc en dessous de une installation pour trois départs.
Parmi les éléments relatifs au profil des jeunes installés, Michel Caignard, responsable de l’Odasea, souligne que la moyenne d’age demeure relativement élevée, 29 ans. Ce qui s’explique par des expériences de salariés avant l’installation, le plus souvent en agriculture. Le niveau de formation reste élevé avec 60 % des jeunes qui ont au moins un niveau bac. La proportion de femmes se tasse, elle était de 35 % en 2007, contre 19 % en 2006. Les installations hors-cadre familial représentent près d’un tiers des projets.
De plus en plus coûteuse
La typologie des exploitations évolue relativement peu. Les installations individuelles représentent moins de 30 %, les Gaec demeurent largement majoritaires avec 43 % et les EARL 29 %. Au niveau des productions, le lait concerne 62 % des projets, le porc 16 %. Il faut noter la forte progression des installations sous signes de qualité (label, bio). Elles atteignent près de 10 % en 2007 alors qu’elles représentaient moins de 5 % en 2005. De même pour celles liées à des activités de diversification (transformation de produits, vente directe) qui passe de 3 % en 2005 à 8 % en 2008.
Phénomène inquiétant, l’augmentation du coût des installations, notamment les installations conventionnelles. Le coût d’une installation (toutes productions confondues) atteint en moyenne 276 000 euros, en progression de 10 % par rapport à 2006. L’installation individuelle laitière approche les 290 000 euros pour une référence moyenne de 280 000 litres, également en augmentation. « Dans une conjoncture difficile, le risque de fragilisation est cependant bien réel », estime Michel Caignard. Avec l’impression que les jeunes n’ont pas toujours bien intégré la volatilité des marchés laitiers, alors que les cédants profitent de la concurrence.
Pierre Dénès
ODASEA, service de la Chambre d’agriculture
Service de la Chambre d’agriculture, l’Odasea a pris le relais de l’Adasea depuis quelques mois. La structure ne comporte directement que 3 personnes. Mais en concertation, d’autres conseillers des services (aménagement, environnement, conseil en entreprises) sont amenés à intervenir sur des dossiers liés aux structures agricoles (études territoriales de devenir des exploitations, suivi des cédants sans successeurs). Sur le dossier installation, les conseillers de l’Odasea sont amenés à recevoir tous les jeunes qui s’installent avec les aides avant leur passage devant la CDOA. Elle gère aussi à la remise en route du Répertoire départ installation (RDI).
>>>> Repères
Odasea : 02 96 79 22 66
Mail : ODSEA@cotes-d-armor.chambagri.fr
Légende : Michel Caignard, responsable de l’ODASEA