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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°8870 |
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Volailles / Chez Mickaël Dreniaud à Sel de Bretagne (35) - Du poulet fermier Label Rouge associé au lait
 

Avant de m'installer, je ne connaissais pas la volaille", confie Mickaël Dreniaud, éleveur à Sel de Bretagne, au sud de Rennes. L'exploitation qu'il souhaitait reprendre à un tiers, formait un tout, avec une référence laitière, mais également 3 poulaillers de volailles fermière Label Rouge pour une surface totale de 1 200 m2.

15 mois d'expérience

"La reprise s'est faite en 2001, en constituant un Gaec avec mes parents, poursuit Mickaël. Aujourd'hui, je ne regrette pas cette installation, bien au contraire". La volaille fermière Label Rouge complète bien l'atelier laitier (référence de 446 000 L) et les cultures (SAU de 115 ha).
Lors de la reprise, Mickaël a réuni le maximum d'atouts. "J'ai réalisé le stage 6 mois dans une exploitation avicole, puis j'ai travaillé 9 mois en contrat de pré-installation, sur la ferme que j'allais reprendre, ce qui m'a permis de conduire 2 lots de poulets Label, avec l'éleveur précédent". Cette expérience de 15 mois précédant la reprise des poulaillers a été essentielle, car elle a permis à Mickaël, de suivre toutes les étapes, du démarrage à la finition des poulets.
Les bâtiments, en bon état, ont été repris pour environ 75 000 euros avec les 4 ha de parcours. La reprise globale, comprenant également du cheptel bovin et du matériel a été financée par prêt JA et MTS Gaec, sur 12 ans. Il n'y a pas eu de grosses rénovations dans les poulaillers mais un entretien classique.

Souplesse dans l'organisation

Peut-on, au niveau du travail, associer productions laitière et avicole ? "Oui, répond  Mickaël. Le suivi de la volaille reste assez souple, sans horaires fixes, mis à part l'ouverture des trappes à 9 h.". Les lots de poulets labels Fermiers de Janzé sont élevés au minimum 81 jours, d'où un nombre de lots deux fois plus faible (3,2) qu'en volaille standard ou export, avec moins de démarrages. "En pratique, je m'occupe des volailles, des cultures et de l'alimentation des vaches laitières, alors que mes parents assurent la traite et le suivi des vaches et des génisses", précise Mickaël.
"En cours de lot, il y a environ 2 h à 2 h 30 de travail par jour et lors des vides, nous sommes deux pendant 4 jours pour vider et préparer les poulaillers, conduits en bande unique". Globalement, les trois poulaillers représentent un travail à mi-temps.  

Allongement des vides

Deux critères ont une incidence importante dans la rentabilité : le poids des animaux en fin de lot et l'indice de consommation. Un troisième critère, la durée des vides, influe également sur le revenu. "Cette durée peut aller de 14 jours à 6-7 semaines. L'année 2007-2008 a été bonne, mais actuellement, les vides sont assez longs (6 semaines)". Comme le quart supérieur des élevages du groupement des Fermiers de Janzé, Mickaël dégage une marge PA ( Poussin-aliment) de l'ordre de 12,30 à 12,40 euros/m2/lot.
La Chambre d'agriculture a organisé une porte ouverte dans cet élevage pour inciter des jeunes à reprendre des ateliers avicoles. Pour Elodie Dezat,  conseillère de la Chambre d'Agriculture 35, "le parc avicole départemental diminue par manque de constructions neuves et vieillit. Lors d'un agrandissement d'exploitation où l'on a à la fois du lait et de la volaille, il n'est pas rare que l'agriculteur cesse l'activité volaille par manque d'intérêt, de temps ou de connaissance. Or, la volaille constitue un bon complément de revenu".   

Patrick Bégos

 

Photo : Les poulets fermiers Label Rouge ont accès au parcours extérieur à partir de 42 jours et sont abattus au-delà de 81 jours.

 


Le parcours à l'installation

 

Détaillé par Hervé Bougerie, de la Chambre d'agriculture, le nouveau parcours à l'installation des jeunes agriculteurs est plus personnalisé. L'idée forte, c'est de professionnaliser l'accès au métier par un parcours adapté aux besoins. Ce parcours démarre au point info JA et comporte plusieurs étapes jusqu'à la présentation du projet en CDOA. Les avantages liés au statut de JA restent importants. Le prêt JA correspond à une subvention équivalente de 11 800 euros, ce qui permet, par exemple, un emprunt de 108 300 euros sur 12 ans dont 7 ans de bonification. Ces avantages sont complétés par une DJA de 12 650 euros, une aide éventuelle du Conseil régional de 6 000 euros pour les investissements de diversification, hors cadre familial, un abattement fiscal de 100 % la première année et de 50 % les quatre années suivantes.



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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 30 Octobre 2008
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Musée de l’école rurale de Trégarvan (29) / Au porte-plume et à l’encre violette





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