
Chez ce premier producteur, situé en Ille-et-Vilaine, c'est sur une vache vaccinée depuis 8 jours (et uniquement par la première injection) qu'a été détectée la FCO. C'était à la fin du mois d'août, soit au tout début de l'épidémie 2008 en Bretagne. "J'ai eu des doutes par rapport à des tâches que la vache présentait au niveau de son mufle, indique-t-il. Pour en savoir plus, j'ai cherché sur internet la description des symptômes les plus fréquents : atteinte du mufle, lésions des trayons, yeux congestionnés, port de tête très bas, fièvre. Ces derniers ont confirmé mes craintes. Suite à l'analyse de sang réalisée par le vétérinaire, j'ai eu la confirmation, huit jours plus tard, qu'il s'agissait bien d'un cas de sérotype 8 de FCO."
Pas de panique, pour autant, pour l'éleveur et son vétérinaire, ce dernier se chargeant de signaler immédiatement le cas auprès de l'Administration. Con-cernant le traitement de la maladie, il n'en existe pas de spécifique. L'animal s'est vu administrer un anti inflammatoire contre la douleur et un antibiotique (pas du tout systématique) contre d'éventuelles surinfections. Au final, relate l'éleveur : "la vache n'a pas été très bien pendant environ un mois. Par moments elle se levait, d'autres pas, elle avait des problèmes d'aplombs. Elle avait aussi des difficultés à manger mais elle a toujours ruminé." Au bout d'un mois, son état général s'est totalement rétabli.
"Peut-être les animaux les plus faibles"
Dans un autre secteur de l'Ille-et-Vilaine, chez ce second éleveur, ce sont deux cas de FCO qui ont été confirmés (sur trois suspicions) : l'un sur une génisse non encore vaccinée, l'autre sur une vache vaccinée deux fois mais n'ayant pas encore atteint la période de protection maximale (3 semaines après la seconde injection). "Il s'agit d'une vache prête à vêler qui a cumulé les problèmes (fièvre de lait…), commente l'éleveur. Cela donne l'impression que ce sont les animaux les plus faibles qui sont touchés." Chez cet animal, ce sont également des croûtes au niveau du mufle qui ont alerté le vétérinaire sur la possibilité de FCO. "Suite à l'administration de l'anti inflammatoire, elle s'est totalement remise", commente l'éleveur.
Les vétérinaires sont désormais en attente d'informations concernant la campagne 2009 de vaccination, contre le sérotype 1 comme contre le sérotype 8. L'idéal serait de pouvoir vacciner avant le printemps et la sortie des animaux.
Anne-Laure Lussou
Photo : Les symptômes de FCO sont variables d'une vache à l'autre et se font parfois discrets.
Retour sur 2007 : une grande diversité des impacts
L'Institut de l'élevage a mené une étude sur les impacts technico-économiques de la FCO (sérotype 8) en France en 2007, au sein des élevages bovins laitiers et allaitants. Cette dernière aboutit à des impacts très variables de la maladie d'un élevage à l'autre. Quel que soit le niveau d'impact, la simulation des conséquences technico-économiques de la FCO aboutit à des baisses de marge brute de l'atelier variant de 6,1 % à 17,7 % en élevage bovin allaitant, et de 1,1 % à 8,8 % en élevage bovin laitier. Cette simulation ne prend, néanmoins, pas en compte les effets "reportés" de la FCO, en particulier ceux qui concernent la reproduction. "Le suivi de l'épizootie 2008 apparaît nécessaire pour évaluer les effets reportés sur la reproduction, ainsi que le risque de cumul des impacts dans les départements où le sérotype 1 est aussi présent", indique l'Institut de l'élevage.
"Peut-être les animaux les plus faibles"
Dans un autre secteur de l'Ille-et-Vilaine, chez ce second éleveur, ce sont deux cas de FCO qui ont été confirmés (sur trois suspicions) : l'un sur une génisse non encore vaccinée, l'autre sur une vache vaccinée deux fois mais n'ayant pas encore atteint la période de protection maximale (3 semaines après la seconde injection). "Il s'agit d'une vache prête à vêler qui a cumulé les problèmes (fièvre de lait…), commente l'éleveur. Cela donne l'impression que ce sont les animaux les plus faibles qui sont touchés." Chez cet animal, ce sont également des croûtes au niveau du mufle qui ont alerté le vétérinaire sur la possibilité de FCO. "Suite à l'administration de l'anti inflammatoire, elle s'est totalement remise", commente l'éleveur.
Les vétérinaires sont désormais en attente d'informations concernant la campagne 2009 de vaccination, contre le sérotype 1 comme contre le sérotype 8. L'idéal serait de pouvoir vacciner avant le printemps et la sortie des animaux.
Anne-Laure Lussou