Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ille et Vilaine (35)
Energie / Valorisation du bois de bocage - Une chaudière bois pour quatre maisons
 

Depuis plusieurs années, je m'interrogeais sur la valorisation du bois de bocage de mon exploitation. Quand mon voisin a entrepris des travaux de rénovation sur son habitation, je lui ai proposé de mettre en place une chaudière collective fonctionnant aux plaquettes de bois", précise Bernard Morel, producteur de lait bio à Drouges (quota de 225 000 L, SAU de 40 ha). Suite aux réflexions menées avec l'association Bocage bois énergie*, la chaufferie a été installée en 2004 par la SARL Rupin. Dans le cadre du Tour de l'énergie en Bretagne, l'installation sera ouverte au public le 22 octobre prochain.

Chauffage central et eau

D'une puissance utile de 40 kW, la chaudière permet d'assurer le chauffage des pièces d'habitation et de l'eau sanitaire de quatre maisons. L'investissement (chaudière, installation, réseau enterré, création chaufferie) a représenté un montant de 32 000 euros (dont 5 100 euros de subvention Ademe et 2 500 euros d'aide du Conseil régional). En cas d'entretien de la chaudière bois ou de problème, le circuit de chauffage peut passer sur une chaudière gaz.
Les copeaux sont stockés dans un silo d'une capacité de 60 m3 à côté de la chaudière. De quoi tenir un hiver. Plus pratique qu'avec les bûches, l'alimentation en plaquettes de bois se fait automatiquement par vis sans fin (ressort racleur de 4 mètres de diamètre).
L'exploitation de Bernard Morel compte 5 km de haies bocagères, dont 3,5 km datant de 1988. L'élagage se fait environ tous les 9-10 ans. Les haies sont taillées à l'aide d'une tronçonneuse, d'une petite élagueuse manuelle, et d'une nacelle (par entrepreneur) pour les branches situées en hauteur. "L'entretien des haies demande huit jours à deux personnes tous les ans. Les branches sont rangées pour optimiser le rendement du chantier de déchiquetage", informe le producteur, qui utilise une déchiqueteuse à alimentation par grappin, également via un entrepreneur, 5 à 6 heures par an.
Les copeaux de bois sont stockés sur une plate-forme pouvant contenir 120 à 130 m3, sachant que chaque année 80 à 90 m3 de copeaux sont produits. Leur taux d'humidité passe de 50 à 20-25% pour rendre l'utilisation possible (4 à 5 mois de séchage). La plate-forme est bétonnée pour faciliter la reprise des copeaux et éviter l'introduction de terre et de pierres dans la chaudière.

Une activité de l'exploitation

"La chaufferie est une activité de l'exploitation bénéficiant d'une TVA à 5,5%. Des compteurs individuels sont placés sur chaque maison", ajoute l'agriculteur. Il vend 100 euros la tonne de bois déchiqueté. Ce prix comprend le matériel, le temps passé et la main d’œuvre pour l'entretien et le déchiquetage. Dans ces 100 euros, le coût de déchiquetage avoisine 30 euros. "Avec une valeur énergétique moyenne de 3 000 kWh pour une tonne de bois déchiqueté, le prix de l’énergie est donc d’environ 3,3 centimes d'euro/kWh", chiffre Nicolas Nérambourg, conseiller énergie dans les Pays de Fougères et Vitré.
En comparaison, le prix du kWh atteint 12 centimes d'euro pour l'électricité, 9 ct en fioul et 6 ct en gaz naturel. "Par rapport à la solution précédente au gaz propane sur 3 maisons du village, la chaufferie bois permet une économie annuelle de 1200 euros pour le chauffage de 4 maisons". Et tous les ans, c'est près de 15 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère…

Agnès Cussonneau

* Bernard Morel est le président de l'association Bocage bois énergie, créée en 2001. Elle a pour objectif de structurer localement une filière bois énergie, mettant en relation producteurs de plaquettes bocagères et consommateurs (particuliers ou collectivités locales).

 

Photo : De gauche à droite : Marc Le Tréïs (animateur bois énergie à Aile), Bernard Morel, Dominique Rupin (chauffagiste) et Nicolas Nérambourg (conseiller énergie dans les Pays de Fougères et Vitré).

Chauffage central et eau

D'une puissance utile de 40 kW, la chaudière permet d'assurer le chauffage des pièces d'habitation et de l'eau sanitaire de quatre maisons. L'investissement (chaudière, installation, réseau enterré, création chaufferie) a représenté un montant de 32 000 euros (dont 5 100 euros de subvention Ademe et 2 500 euros d'aide du Conseil régional). En cas d'entretien de la chaudière bois ou de problème, le circuit de chauffage peut passer sur une chaudière gaz.
Les copeaux sont stockés dans un silo d'une capacité de 60 m3 à côté de la chaudière. De quoi tenir un hiver. Plus pratique qu'avec les bûches, l'alimentation en plaquettes de bois se fait automatiquement par vis sans fin (ressort racleur de 4 mètres de diamètre).
L'exploitation de Bernard Morel compte 5 km de haies bocagères, dont 3,5 km datant de 1988. L'élagage se fait environ tous les 9-10 ans. Les haies sont taillées à l'aide d'une tronçonneuse, d'une petite élagueuse manuelle, et d'une nacelle (par entrepreneur) pour les branches situées en hauteur. "L'entretien des haies demande huit jours à deux personnes tous les ans. Les branches sont rangées pour optimiser le rendement du chantier de déchiquetage", informe le producteur, qui utilise une déchiqueteuse à alimentation par grappin, également via un entrepreneur, 5 à 6 heures par an.
Les copeaux de bois sont stockés sur une plate-forme pouvant contenir 120 à 130 m3, sachant que chaque année 80 à 90 m3 de copeaux sont produits. Leur taux d'humidité passe de 50 à 20-25% pour rendre l'utilisation possible (4 à 5 mois de séchage). La plate-forme est bétonnée pour faciliter la reprise des copeaux et éviter l'introduction de terre et de pierres dans la chaudière.

Une activité de l'exploitation

"La chaufferie est une activité de l'exploitation bénéficiant d'une TVA à 5,5%. Des compteurs individuels sont placés sur chaque maison", ajoute l'agriculteur. Il vend 100 euros la tonne de bois déchiqueté. Ce prix comprend le matériel, le temps passé et la main d’œuvre pour l'entretien et le déchiquetage. Dans ces 100 euros, le coût de déchiquetage avoisine 30 euros. "Avec une valeur énergétique moyenne de 3 000 kWh pour une tonne de bois déchiqueté, le prix de l’énergie est donc d’environ 3,3 centimes d'euro/kWh", chiffre Nicolas Nérambourg, conseiller énergie dans les Pays de Fougères et Vitré.
En comparaison, le prix du kWh atteint 12 centimes d'euro pour l'électricité, 9 ct en fioul et 6 ct en gaz naturel. "Par rapport à la solution précédente au gaz propane sur 3 maisons du village, la chaufferie bois permet une économie annuelle de 1200 euros pour le chauffage de 4 maisons". Et tous les ans, c'est près de 15 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère…

Agnès Cussonneau

* Bernard Morel est le président de l'association Bocage bois énergie, créée en 2001. Elle a pour objectif de structurer localement une filière bois énergie, mettant en relation producteurs de plaquettes bocagères et consommateurs (particuliers ou collectivités locales).



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Date de l'article : semaine du N° du 17 au 23 Octobre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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