
Comment mettre à profit plus de 20 ans d’expérience en qualité de technicien d’élevage porcin ? André Quéméré, fidèle à Coopagri depuis 23 ans, a trouvé la réponse. « Aujourd’hui, on propose à nos éleveurs une génétique de haut niveau et des formules alimentaires de pointe. Pourtant, on a tendance à oublier l’essentiel : les performances de nos éleveurs peuvent être freinées par un dysfonctionnement de la machine à soupe ou une mauvaise ambiance dans un bâtiment… Avec mes collègues techniciens, nous avons donc réfléchi à la question et mis au point un système de diagnostic. » A 56 ans, le technicien n’a rien perdu de sa motivation. André commence d’abord par un mi-temps sur le domaine et passe à plein temps en 2006. « Cela nous a permis d’améliorer l’outil et de le faire connaître au sein du groupement. Aujourd’hui, les techniciens Coopagri Bretagne n’hésitent plus à faire appel à mes services. Mon agenda est plein deux mois à l’avance ! »
Chercher l’erreur…
Concrètement, c’est au technicien d’appeler André pour lui demander d’intervenir dans un élevage, que ce soit en ventilation ou pour la machine à soupe. C’est ce qui s’est passé chez Denise Quinquis, de Plouzané. Fin 2007, Jean-Luc Rivoallon, technicien sur le secteur, lui propose un diagnostic de la machine à soupe suite à un problème de croissance en phase de finition sur les charcutiers. « Je pensais que ça venait de l’aliment, mais même après avoir changé, j’avais toujours le même souci » explique l’éleveuse. « Nous avons commencé par faire un contrôle de la cuve, pour voir si elle pesait correctement, de ce côté-là pas de problème. Nous avons ensuite vérifié l’écart entre ce que la machine à soupe devait distribuer et ce qu’elle distribuait réellement. Et là, il y avait un écart conséquent… » Pour ce faire, André coupe les tuyaux correspondants à la première vanne, à une vanne du milieu et à une vanne en fin de circuit. Il récupère la soupe et vérifie les quantités par pesée. S’il y a une différence entre la quantité programmée et la quantité distribuée, une enquête commence pour comprendre d’où vient l’erreur. Et elle vient rarement de la machine…
« J’ai gagné 50g de GMQ »
« Chez Denise, on a remarqué que le taux de dilution réel était de 3,66 au lieu de 2,85. En recalculant avec ce taux réel, on arrivait à une distribution de -15 % d’aliment par jour… Mais pourquoi ? En fait, le taux de matière sèche rentré dans la machine n’était pas correct et donc la machine corrigeait en rajoutant de l’eau. Nous avons entré le bon taux et tout est rentré dans l’ordre » affirme André. De son côté, Denise est ravie car son problème de longue date a été réglé en une demi-journée. « J’ai gagné 50 g de GMQ sur mes charcutiers. Aujourd’hui, ils font 115 kg à 185 jours, auparavant on était autour de 197 jours. Nous avons mis du temps à détecter le problème car j’obtenais une plus-value correcte. Le G2 était à 13 au lieu de 14,5, donc mes cochons étaient trop maigres. C’est souvent l’inverse qui se produit. Je conseille vraiment à tous les éleveurs de faire ce diagnostic. Nous avons besoin d’un œil extérieur pour comprendre ce qui ne va pas. »
Débit d’air, circuit d’air et sections
A Cléguer, dans le Morbihan, le problème est tout autre mais c’est aussi André qu’on appelle à la rescousse. « Nous avons construit un bâtiment en 2006 composé de 6 salles de 154 places. Au départ, nous n’avons pas rencontré de problème. Mais lorsque le bâtiment est monté en charge en hiver, là c’était la catastrophe. Nous avons fait face à du cannibalisme et l’ambiance dans notre bâtiment neuf était très mauvaise... On avait une sensation d’étouffement » déclare Bruno Hélo, jeune éleveur qui travaille avec ses parents en Gaec. André est donc venu avec ses outils pour comprendre la raison du dysfonctionnement. « En ventilation, je vérifie le débit d’air, le circuit d’air et les sections. C’est souvent un seul de ces critères qui est à l’origine du problème. Mais pour ce bâtiment, nous avons découvert en deux visites, que les trois points se cumulaient. » En effet, le bâtiment neuf étant accolé à un ancien, une section d’air a malencontreusement été fortement diminuée lors du terrassement. L’éleveur a donc créé des entrées d’air au-dessus du couloir. « Nous nous sommes également rendus compte qu’il y avait eu une erreur de référence pour les champignons de toit. Ils étaient plus petits que prévus, le fournisseur les a donc changés » explique Bruno.
« Le circuit d’air était également mauvais dans les salles, nous avons posé des déflecteurs qui ont réglé le problème. Enfin, comble de malchance pour les éleveurs, les boîtiers de ventilation avaient été tarés à 25 %, forcément ça ne pouvait pas marcher correctement » déclare André.
Aujourd’hui, Bruno et ses parents sont soulagés : « C’est le jour et la nuit. Avant, notre bâtiment ne fonctionnait pas et nous nous heurtions à des problèmes de cannibalisme, mais maintenant ça tourne bien. On n’arrivait pas à comprendre pourquoi. Un bâtiment neuf est censé marcher… Et pour cause, en cumulant tous ces facteurs, le problème était difficile à résoudre par nous-mêmes. »
On comprend mieux maintenant pourquoi Batiscope est devenu un service indispensable au sein du groupement.
Photo : Via son technicien Jean-Luc Rivoallon, Denise Quinquis a fait appel aux services d’André Quéméré pour diagnostiquer sa machine à soupe. Résultat : + 50 GMQ sur les charcutiers en finition.
Chercher l’erreur…
Concrètement, c’est au technicien d’appeler André pour lui demander d’intervenir dans un élevage, que ce soit en ventilation ou pour la machine à soupe. C’est ce qui s’est passé chez Denise Quinquis, de Plouzané. Fin 2007, Jean-Luc Rivoallon, technicien sur le secteur, lui propose un diagnostic de la machine à soupe suite à un problème de croissance en phase de finition sur les charcutiers. « Je pensais que ça venait de l’aliment, mais même après avoir changé, j’avais toujours le même souci » explique l’éleveuse. « Nous avons commencé par faire un contrôle de la cuve, pour voir si elle pesait correctement, de ce côté-là pas de problème. Nous avons ensuite vérifié l’écart entre ce que la machine à soupe devait distribuer et ce qu’elle distribuait réellement. Et là, il y avait un écart conséquent… » Pour ce faire, André coupe les tuyaux correspondants à la première vanne, à une vanne du milieu et à une vanne en fin de circuit. Il récupère la soupe et vérifie les quantités par pesée. S’il y a une différence entre la quantité programmée et la quantité distribuée, une enquête commence pour comprendre d’où vient l’erreur. Et elle vient rarement de la machine…
« J’ai gagné 50g de GMQ »
« Chez Denise, on a remarqué que le taux de dilution réel était de 3,66 au lieu de 2,85. En recalculant avec ce taux réel, on arrivait à une distribution de -15 % d’aliment par jour… Mais pourquoi ? En fait, le taux de matière sèche rentré dans la machine n’était pas correct et donc la machine corrigeait en rajoutant de l’eau. Nous avons entré le bon taux et tout est rentré dans l’ordre » affirme André. De son côté, Denise est ravie car son problème de longue date a été réglé en une demi-journée. « J’ai gagné 50 g de GMQ sur mes charcutiers. Aujourd’hui, ils font 115 kg à 185 jours, auparavant on était autour de 197 jours. Nous avons mis du temps à détecter le problème car j’obtenais une plus-value correcte. Le G2 était à 13 au lieu de 14,5, donc mes cochons étaient trop maigres. C’est souvent l’inverse qui se produit. Je conseille vraiment à tous les éleveurs de faire ce diagnostic. Nous avons besoin d’un œil extérieur pour comprendre ce qui ne va pas. »
Débit d’air, circuit d’air et sections
A Cléguer, dans le Morbihan, le problème est tout autre mais c’est aussi André qu’on appelle à la rescousse. « Nous avons construit un bâtiment en 2006 composé de 6 salles de 154 places. Au départ, nous n’avons pas rencontré de problème. Mais lorsque le bâtiment est monté en charge en hiver, là c’était la catastrophe. Nous avons fait face à du cannibalisme et l’ambiance dans notre bâtiment neuf était très mauvaise... On avait une sensation d’étouffement » déclare Bruno Hélo, jeune éleveur qui travaille avec ses parents en Gaec. André est donc venu avec ses outils pour comprendre la raison du dysfonctionnement. « En ventilation, je vérifie le débit d’air, le circuit d’air et les sections. C’est souvent un seul de ces critères qui est à l’origine du problème. Mais pour ce bâtiment, nous avons découvert en deux visites, que les trois points se cumulaient. » En effet, le bâtiment neuf étant accolé à un ancien, une section d’air a malencontreusement été fortement diminuée lors du terrassement. L’éleveur a donc créé des entrées d’air au-dessus du couloir. « Nous nous sommes également rendus compte qu’il y avait eu une erreur de référence pour les champignons de toit. Ils étaient plus petits que prévus, le fournisseur les a donc changés » explique Bruno.
« Le circuit d’air était également mauvais dans les salles, nous avons posé des déflecteurs qui ont réglé le problème. Enfin, comble de malchance pour les éleveurs, les boîtiers de ventilation avaient été tarés à 25 %, forcément ça ne pouvait pas marcher correctement » déclare André.
Aujourd’hui, Bruno et ses parents sont soulagés : « C’est le jour et la nuit. Avant, notre bâtiment ne fonctionnait pas et nous nous heurtions à des problèmes de cannibalisme, mais maintenant ça tourne bien. On n’arrivait pas à comprendre pourquoi. Un bâtiment neuf est censé marcher… Et pour cause, en cumulant tous ces facteurs, le problème était difficile à résoudre par nous-mêmes. »
On comprend mieux maintenant pourquoi Batiscope est devenu un service indispensable au sein du groupement.