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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°8846 |
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Volailles chair / Chez Philippe Tastard à Plumelec (56) - Une installation progressive en dindes
 

L'absence de constructions neuves et la cessation d'activité de certains aviculteurs ont réduit, ces dernières années, la surface du parc avicole breton", observe Christian Delabrosse, de la Chambre d'Agriculture 56. "Le maintien du parc existant est une priorité de la filière, des producteurs jusqu'aux transformateurs". La reprise de bâtiments existants est une solution saisie par des jeunes motivés, à l'exemple de Philippe Tastard, installé à Plumelec, depuis quelques mois.    

Formation pratique

"J'ai repris deux poulaillers (2 280 m2) à un tiers, avec 50 ha SAU". Titulaire d'un Bac STAE et d'une première année de BTSA, Philippe a saisi l'opportunité d'une vente de bâtiments proches de son domicile. "J'aime la production de volailles. Mes parents sont aviculteurs (3 000 m2). Tous mes stages ont été réalisés dans des élevages avicoles". Pour conforter sa formation pratique, Philippe a même travaillé, en tant que salarié, 1 week-end sur 3 et durant les vacances scolaires, dans l'élevage du Lycée de La Touche. Une motivation qui a séduit les partenaires économiques et financiers.

 

"Il faut essayer de réunir le maximum d'atouts, dès le départ", confie le jeune aviculteur. Il a racheté les deux bâtiments avec hangar et groupe électrogène pour 160 000 euros, soit en moyenne 70 euros/m2. Le financement a été prévu sur longue durée : 15 ans pour le prêt JA de 100 000 euros et le prêt complémentaire de 42 000 euros. S'y rajoutent 18 000 euros d'aide de son groupement (CAM 56).  

Pipettes et boîtier

Les bâtiments avaient besoin de quelques rénovations. "Je me suis fixé des priorités en changeant les pipettes (Sparkcup) et le boîtier de régulation dans 1 bâtiment (13 000 euros)". Le même investissement sera réalisé dans le second poulailler pour 8 000 euros. Philippe produit des dindes en bande unique. "J'ai choisi cette production à cause de la durée d'élevage plus longue, ce qui réduit le nombre de lots". Il garde une activité de salarié à mi-temps dans un élevage de porcs, les travaux de cultures étant délégués à une entreprise.
Le plan d'épandage est aussi l'une des clés de l'installation. "Il me faudrait 100 ha pour l'épandage, j'en ai 46 ainsi que 26 ha mis à disposition par un tiers. Une partie du fumier est compostée, par l'intermédiaire de la Cam 56".  
Un seul lot de dindes a été produit. Les résultats se situent dans la moyenne des 66 % meilleurs lots du groupement : marge PA (poussin-aliment) de 19,54 euros/lot pour un poids moyen de 9,85 kg et un indice de consommation de 2,384. "Avec le mi-temps de salarié, il faut jongler avec les horaires", confie Philippe. "Mon souhait est d'être à temps complet dans l'élevage, avec trois à quatre poulaillers". La densité des bâtiments avicoles, dans le canton de St Jean-Brévelay devait faciliter de futurs agrandissements de l'élevage de Philippe Tastard.

Patrick Bégos

 

Photo : Le maintien du parc de poulaillers bretons passe surtout par la reprise d'élevages existants et leur rénovation. 

Aider l'installation et la rénovation

Nous croyons dans la volaille et nous voulons installer des jeunes agriculteurs, notamment par la reprise de poulaillers existants", souligne Jean François Moussard, président de la section avicole de la CAM 56. Avec ses 320 éleveurs pour 403 000 m2, le groupement produit principalement de la dinde et du canard. "Nous soutenons les producteurs à trois niveaux. Les rémunérations ont été revalorisées depuis début 2008. Au niveau de la formation, nous avons noué un partenariat avec le lycée de La Touche". Le troisième volet, c'est l'installation et la rénovation des bâtiments. Six jeunes ont été installés en 2008 et plus de 30 projets de rénovation sont en cours. Les aides à la rénovation s'appuient sur des prêts à taux 0% sur 7 ans avec un plafond de 25 euros/m2 en dinde. Des aides à l'installation (1,50 euro/m2 pendant 5 ans) et des aides à la prévention (brumisation, ventilation) complètent le dispositif.



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Date de l'article : semaine du N° du 17 au 23 Octobre 2008
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