Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
Céréales à paille / A l'EARL Stephan, à Seglien - Une récolte satisfaisante malgré les conditions climatiques
 

Les rendements de l'année sont corrects: 65 quintaux en orge, en deuxième paille, et 75 en blé", avance Christian Stephan, producteur de porc et de bovins viande dans le centre Bretagne. La région a été bien arrosée cet été. Comme l'an dernier, les récoltes ont été difficiles. "Un coup de chapeau aux entreprises de travaux agricoles qui ont mis les moyens pour récolter dans les rares périodes favorables", poursuit-il, reconnaissant. Sur les cinquante hectares de culture de l'exploitation, une trentaine est consacrée aux céréales à paille, essentiellement au blé. Les résultats varient en fonction des variétés. "En blé, les variétés Koreli et Soisson ont mieux produit que Toison d'or qui semble plus sensible à la fusariose". L'année prochaine, Christian tablera sur ces deux variétés. Les poids spécifiques sont de 73 en moyenne. "Certains blés achetés sont à 66 et, sur l'exploitation, la variété Soisson, semée à la mi-décembre, est à 80". Le taux de protéine moyen est de 9,74% sur produit brut.

Séchage

L'exploitation dispose d'une fabrique d'aliment. Les céréales servant à l'alimentation des porcs sont achetées à 80 %. Six cents tonnes sont ainsi stockées pour l'alimentation des 200 truies et leur suite (aliments premier, deuxième âge, croissance, finition, gestante et allaitante). Le tiers des céréales produites sur l'exploitation, dont le taux d'humidité dépassait 16%, a été séché. "Mon frère dispose d'un séchoir pour graines de ray-grass. Le travail est difficile mais le coût final n'est pas le même".  La moitié des céréales achetées a subi le même traitement. Le taux d'humidité a été ramené à 13%.

Un capteur de toxines

Malgré les deux fongicides réalisés, les derniers volumes récoltés ont une teneur de mycotoxines élevée. Pour assurer la conservation des récoltes, un capteur de mycotoxines a été ajouté à l'aliment. "Entre le capteur pour aliment truies à 15 euros par tonne, celui pour aliment charcutier à 4 euros par tonne et le conservateur pour céréales, j'en ai pour 10 euros en moyenne de la tonne d'aliment produite", déplore- t il. Neuf mille euros au total pour assurer une bonne hygiène de la soupe et une bonne santé digestive des animaux. "L'an dernier, j'ai également mis un capteur de toxines dans l'aliment fabriqué à partir de céréales produites dans le secteur. Je n'ai pas remarqué de baisse d'appétit des charcutiers mais l'indice de consommation a augmenté de 0,2 à 0,3 point. Dès que je suis passé aux céréales achetées hors Bretagne, les indices ont baissé et sont revenus à la normale". Une cellule extérieure, avec plancher perforé intégral, de 750 tonnes permet de conserver le blé. Les autres matières premières sont stockées dans des silos sous hangar.
Bernard Laurent

 

Photo : Christian Stephan élève des porcs (200 truies) et des bovins viande (une cinquantaine de mères de race Limousine) sur la commune de Séglien.


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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 16 Octobre 2008
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