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Cultures / Pulvérisateurs de plus de 3 mètres - Un contrôle obligatoire, à partir de 2009
 

En Bretagne, en l'espace de 10 ans, plus de 70 entreprises (artisans et concessionnaires), adhérentes au Crodip, ont réalisé 20 000 diagnostics de pulvérisateurs chez les agriculteurs. Dans la majorité des cas, ces diagnostics volontaires ont été réalisés sur les sites mis à disposition par les coopératives ou les négociants "Les agriculteurs ont bénéficié d'un service proche de leur exploitation. Ce réseau est un véritable atout,  pour faire face au contrôle obligatoire en 2009", explique Jean-René Menier, président du Crodip.
La Bretagne a une bonne longueur d'avance, comme ont pu le remarquer, les 300 participants, venus de toute la France, à la journée nationale de St Aubin-du-Cormier. En 2009, on ne parlera plus de diagnostic volontaire mais de contrôle par une entreprise qui devra posséder un certificat d'agrément et respecter une procédure bien précise.

Quel matériel est concerné ?

Tous les pulvérisateurs devront être contrôlés à partir du 1er janvier 2009, afin de s'assurer de leur bon fonctionnement. "Sont concernés les pulvérisateurs à rampes d'une largeur supérieure à 3 m ainsi que tous les pulvérisateurs pour arbres et arbustes", souligne Jérôme Martin, du SRPV. "Le contrôle sera réalisé à l'initiative du propriétaire, par un organisme d'inspection agréé. Si le rapport d'inspection indique que le matériel est défaillant, le propriétaire doit, dans un délai de 4 mois, effectuer les réparations nécessaires et soumettre son matériel à une nouvelle inspection, par un organisme agréé".  
Qui effectuera le contrôle ? L'artisan local ou le concessionnaire qui jusqu'à présent réalisaient les diagnostics volontaires pourront effectuer les contrôles à condition d'être agréé, de posséder un matériel adéquat et de respecter les procédures. Ils remettront à l'agriculteur un rapport avec l'identification de l'appareil (numéro  collé sur chaque matériel), l'identité de l'organisme inspecteur, la date du contrôle et les conclusions sur l'état de fonctionnement de l'appareil.

Le cœur du contrôle

Les entreprises qui contrôleront les pulvérisateurs seront agréés par le Préfet, après vérification par le GIP (groupement d'intérêt public). Elles ne peuvent exercer une activité de fabrication ou de distribution de produits phytosanitaires. "Le cœur du contrôle ne varie pas, mais il faudra respecter la norme française. En plus des éléments de sécurité et de l'état général de l'outil, vont être contrôlés la pompe, la cuve recevant les bouillies phytosanitaires, les appareils de mesure, les systèmes de régulation, les flexibles et canalisations, les filtres, les rampes, les jets de pulvérisation et la soufflerie, si elle existe", précise Didier Debroize, de la Chambre régionale d'Agriculture.

Accompagner les entreprises

Un nouveau protocole de contrôle sera donc mis en place. Certains éléments pourront être contrôlés visuellement, d'autres seront mesurés, ce qui nécessitera des instruments spécifiques. Pour contrôler les indicateurs de pression, il faudra par exemple, des manomètres de précision.  Pour mesurer les jets de pulvérisation ou pour vérifier l'usure des buses, il faudra un débitmètre.
Premier réseau national avec ses 70 entreprises adhérentes, le Crodip est une organisation interprofessionnelle reconnue par l'administration, et bien engagée dans la démarche qualité. "Nous avons la volonté d'accompagner les entreprises qui effectueront les contrôles tout au long du processus, avec comme intérêt pour l'adhérent de mutualiser les coûts, de libérer des contraintes administratives et de mettre à disposition un outil clé en main", déclare Richard Guillouet, du Crodip.

Patrick Bégos

 

Photo : À partir de 2009, sur une période de 5 ans, tous les pulvérisateurs devront être contrôlés en fonction du numéro Siren de l'exploitation.


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Date de l'article : semaine du N° du 3 au 9 Octobre 2008
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