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Alimentation animale / La formulation ne suffit pas - Les fabricants à la recherche des coûts minimums
 
Dans un contexte de forte volatilité des prix, les fabricants d'alimentation animale ont dû revoir la formulation de leurs produits pour que la hausse des cours mondiaux se répercute au minimum sur leurs coûts de production. Malgré cela, les prix des aliments pour animaux ont augmenté de 22,5% entre juillet 2007 et 2008, d'après les calculs de l'INSEE. Pour Frédéric Pressenda ingénieur d'étude en charge de la « prospective aliment » au Cereopa (centre d'étude et de recherche sur l'économie et l'organisation des productions animales) « il est illusoire de penser pouvoir faire baisser le prix de l'alimentation en jouant juste sur la formulation, il faut surtout composer avec le cours des matières premières ».

Renforcer le couple formulateur/acheteur

Selon les experts invités à intervenir lors du séminaire, une collaboration étroite entre les « formulateurs » d'aliments et les acheteurs de matières premières au sein des entreprises est la principale solution pour ralentir la hausse des prix de vente. « La formulation doit être une aide à la décision d'achat » souligne Mireille Huard, responsable du département formulation au groupe CCPA (Conseils et compétences en productions animales). En achetant des matières premières dites d'opportunité comme le sorgho ou les drèches de distillerie (de maïs et de blé) en substitution des ingrédients onéreux, les fabricants peuvent baisser leurs dépenses. Mais c'est surtout l'effet indirect qui contribue le plus à faire diminuer le prix de l'aliment. En se tournant vers ces produits, la demande en blé français diminue et son prix avec.

Photo : Pour faire baisse le prix il faut surtout composer avec le cours des matières premières.

Graisses animales : économie de 80 à 96 euros/porc

La réintroduction des graisses animales est également un des leviers étudiés par les fabricants pour gagner en compétitivité. Avec des huiles de soja à 900€/tonne (ce qui peut baisser) et des graisses animales à 500€/tonne (ce qui peut augmenter si la demande progresse) l'économie ne dépasserait pas 80 à 96 centimes par porc produit.



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Date de l'article : semaine du N° du 26 Septembre au 2 Octobre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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