Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°8774 |
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VIANDE BOVINE / Reports d'exports en broutards et génisses laitières - La FCO perturbe les échanges
 
Au niveau national, les exportations de broutards vers l'Italie ont repris en volume en juillet et août (après avoir accusé un retard de – 27 % sur le premier semestre) à mesure que les animaux vaccinés sont devenus éligibles à l'exportation. En revanche, côté Bretagne, ces exportations sont actuellement décalées compte tenu des mêmes délais de vaccination. "Tout est reporté. Ces crises sanitaires (le sérotype 1 de la FCO progressant, de son côté, rapidement) commencent sérieusement à entamer le moral des producteurs", déplore Christian Chevalier, président de la Fédération des commerçants en bestiaux pour la Bretagne.
Jusqu'à présent, les broutards présentés sur le marché régional ont pu être absorbés, à des prix corrects (les prix de septembre avoisinant ceux de l'été 2007), car ils correspondaient aux besoins de la région. "Il y a de la marchandise, confirme Jean-François Morvan, responsable des ventes au marché de Guerlequin. Il y a deux semaines nous avons écoulé 460 broutards." Cependant, le marché intérieur ne pourra pas continuer à absorber ces volumes et la reprise des exportations est donc vivement attendue pour éviter un fléchissement des prix. Une nouvelle qui risquerait de démobiliser davantage les producteurs. Quant à la possibilité d'engraisser soi-même et de revendre les animaux en JB, l'alternative n'est économiquement intéressante que si la production fourragère de l'exploitation le permet. Sans compter que les prix, en JB, ne décollent pas vraiment et peinent à compenser la hausse des coûts de production.

Reports en génisses

La filière génisses laitières connaît les mêmes difficultés en terme d'exportations (35 jours après le rappel du vaccin et un résultat négatif d'analyse sont nécessaires avant toute exportation) puisque la frontière espagnole lui est fermée depuis le 4 août et la frontière portugaise depuis juin. Pour Génis'Bretagne, ces deux débouchés correspondent aux trois-quarts des volumes écoulés (3000 animaux en 2007, qui n'a pas été la meilleure année, beaucoup d'animaux ayant été conservés dans les exploitations). Pour autant, l'optimisme reste de mise : "les marchés existent et les débouchés sont là, rassure Gilles Delaporte, directeur de la structure. Les producteurs portugais et espagnols ont besoin d'animaux. Ils avaient la possibilité de s'approvisionner en Allemagne ou aux Pays-Bas mais ne l'ont pas fait, préférant rester fidèles à leurs contacts." Anticipant l'impossibilité temporaire d'exporter en Espagne et au Portugal, Génis' Bretagne a recherché d'autres débouchés (Maghreb, Pays de l'Est), qui restent néanmoins timides. À la production, les génisses de boucherie R3 se sont vendues à 3,49 euros/kg (entrée abattoir) en août, soit une quasi stabilité, avec + 1 % par rapport à l'an passé. Les abattages de génisses, pour leur part, ont progressé de 12 % depuis le début de l'année par rapport à l'année dernière (donnée Interbovi Bretagne).

Anne-Laure Lussou

Photo : Compte tenu de la situation, les professionnels de la filière insistent sur l'importance de vacciner, quel que soit le débouché choisi pour l'animal.


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Date de l'article : semaine du N° du 26 Septembre au 2 Octobre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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