
L'assemblée générale de Prim'Holstein Atlantique permet de poser un regard sur le poids et la qualité du troupeau laitier du très Grand-Ouest. Un imposant troupeau puisque plus de 6 vaches françaises de la race sur 10 sont élevées sur cette zone couverte par l'association d'éleveurs qui regroupe cinq régions laitières (Bretagne, Pays de la Loire, Normandie, Poitou-Charentes et Centre) et dont une des principales missions est d'organiser le concours du Space.
4 Prim'Holstein sur 10 sont bretonnes
La Bretagne demeure le principal bastion de la Prim'Holstein : 481 307 vaches inscrites au Contrôle laitier. Soit 41 % de l'effectif national estimé à près de 1,9 million de têtes. Et parmi les départements bretons, c'est l'Ille-et-Vilaine qui arrive en première position avec 148 142 vaches Holstein
(effectif Contrôle laitier), devant les Côtes d'Armor (121 785), le Finistère (113 601) et le Morbihan (97 779).
La Bretagne constitue également un bon vivier pour la sélection de la race. Le nombre de vaches inscrites à l'Upra progresse et est proportionnellement plus élevé que la moyenne nationale. Entre autres dans le Finistère où plus du tiers des vaches contrôlées sont inscrites au service élaboré. Ce qui place également le département en tête en nombre d'animaux inscrits au fichier racial (39 292 VL). Avec un taux de pénétration inférieur de presque 4 points, l'Ille-et-Vilaine talonne le Finistère (37 534) compte tenu des effectifs de base plus importants. Viennent ensuite les Côtes d'Armor avec 35 534 animaux inscrits (29,18 %) et le Morbihan, avec 28 053 (28,69%).
Au-delà des effectifs, la lecture des index laisse apparaître des animaux sensiblement plus laitiers en Ille-et-Vilaine et en Morbihan. Avec une légère avance de l'Ille-et-Vilaine au niveau taux protéique sachant que globalement la région Bretagne se situe assez bien sur ce poste. Notons que les vaches morbihannaises inscrites au fichier ont franchi la barre des 9 000 kg de lait brut (9 031 kg exactement), ce qui place le Morbihan au haut du tableau breton, mais légèrement en dessous de la Loire-Atlantique qui affiche 9 144 kg par vache. Une production qui pèse favorablement dans l'Isu moyen de ce département (Isu 121), légèrement plus élevé que la moyenne nationale établie à 116 points.
Les Côtes d'Armor bien placées
Sur le plan morphologique, pas étonnant de retrouver les Côtes d'Armor en tête du bilan génétique Upra. Les bonnes places obtenues au concours du Space confirment et illustrent le travail réalisé par les éleveurs sur ce poste. Le département dépasse ses voisins bretons d'un bon dixième de point en morphologie fonctionnelle. Une bonne position qui trouve son origine dans la mamelle (qui compte pour 60 % dans le calcul de l'index morphologie fonctionnelle ou MO), mais aussi dans la capacité corporelle plus imposante chez les vaches costarmoricainess.
L'analyse des index fonctionnels laisse en revanche apparaître une Bretagne dans la moyenne nationale. Avec toutefois une légère supériorité pour le Finistère qui affiche le meilleur index cellules de la Bretagne (0,33) et le meilleur index fertilité (0,42).
Didier Le Du
Photo : Le bilan génétique comparatif montre, encore une fois, la bonne place des Côtes d'Armor sur le plan morphologique.