
Semer du trèfle blanc dans une prairie de longue durée, présentant un bon fond de graminées, sans la détruire, ni sans la retourner : c’est possible", explique Thierry Becqueriaux, ingénieur cultures fourragères au Gnis. "Avec la technique du sursemis, l’opération est tout à fait envisageable, à condition toutefois de respecter certaines règles d’implantation".
Deux fois moins coûteux
Le sursemis de trèfle blanc dans une prairie ensemencée d’un mélange initial de trèfle blanc et de graminées et dans laquelle la légumineuse a quasiment disparu, permet souvent d’en prolonger la durée de vie et de pourvoir à son alimentation azotée.
Le sursemis de trèfle blanc permet tout d’abord d’éviter le retournement de sa prairie. Deux fois moins coûteuse qu’un ressemis complet avec labour, cette technique limite également la libération de l’azote accumulé sous la prairie ainsi que les pertes d’azote nitrique. En outre, le sursemis réduit considérablement la période de non-production de la parcelle tout en conservant une bonne portance du sol.
Pour obtenir de bons résultats, il convient de respecter certaines règles, notamment en matière d’itinéraire technique, car le sursemis est une technique d’implantation lente, contrairement au semis classique après labour. "Il faut, en effet, attendre plus d’un an pour observer une présence significative de trèfle blanc", fait observer Thierry Becqueriaux. "Il est préférable de choisir des variétés agressives que l’on implantera à des doses de 4 à 6 kg/ha, soit environ 1000 graines au m2 . Après le semis, mieux vaut rappuyer les graines par un passage d’animaux ou par celui d’un matériel adapté (type cultipacker)".
Ouvrir le couvert végétal
Le succès du sursemis passe également par un bon niveau d’ouverture du couvert végétal et de l’importance du sol nu permettant la germination de la graine (avec un griffage énergique à l’aide d’une herse à dents rigides), des conditions climatiques au moment de la croissance du trèfle blanc et de la conduite de la prairie après le sursemis.
Le milieu d’implantation doit être également favorable : pas d’excès d’eau et des sols normalement pourvus en phosphore et en potasse conviennent au trèfle blanc. Mieux vaut enfin réaliser un pâturage très ras, voire faucher les refus avant un sursemis. Enfin, lors de la première année d’exploitation, il est impératif de ne pas apporter d’azote minéral afin de ne pas favoriser la graminée aux dépens du trèfle blanc.
Source :
Gnis, Thierry Becqueriaux
Photo : Avec le prix actuel de l'azote minéral, les associations RGA-trèfle blanc réaffirment leur intérêt économique.
Deux fois moins coûteux
Le sursemis de trèfle blanc dans une prairie ensemencée d’un mélange initial de trèfle blanc et de graminées et dans laquelle la légumineuse a quasiment disparu, permet souvent d’en prolonger la durée de vie et de pourvoir à son alimentation azotée.
Le sursemis de trèfle blanc permet tout d’abord d’éviter le retournement de sa prairie. Deux fois moins coûteuse qu’un ressemis complet avec labour, cette technique limite également la libération de l’azote accumulé sous la prairie ainsi que les pertes d’azote nitrique. En outre, le sursemis réduit considérablement la période de non-production de la parcelle tout en conservant une bonne portance du sol.
Pour obtenir de bons résultats, il convient de respecter certaines règles, notamment en matière d’itinéraire technique, car le sursemis est une technique d’implantation lente, contrairement au semis classique après labour. "Il faut, en effet, attendre plus d’un an pour observer une présence significative de trèfle blanc", fait observer Thierry Becqueriaux. "Il est préférable de choisir des variétés agressives que l’on implantera à des doses de 4 à 6 kg/ha, soit environ 1000 graines au m2 . Après le semis, mieux vaut rappuyer les graines par un passage d’animaux ou par celui d’un matériel adapté (type cultipacker)".
Ouvrir le couvert végétal
Le succès du sursemis passe également par un bon niveau d’ouverture du couvert végétal et de l’importance du sol nu permettant la germination de la graine (avec un griffage énergique à l’aide d’une herse à dents rigides), des conditions climatiques au moment de la croissance du trèfle blanc et de la conduite de la prairie après le sursemis.
Le milieu d’implantation doit être également favorable : pas d’excès d’eau et des sols normalement pourvus en phosphore et en potasse conviennent au trèfle blanc. Mieux vaut enfin réaliser un pâturage très ras, voire faucher les refus avant un sursemis. Enfin, lors de la première année d’exploitation, il est impératif de ne pas apporter d’azote minéral afin de ne pas favoriser la graminée aux dépens du trèfle blanc.
Source :
Gnis, Thierry Becqueriaux