
Diététicienne, comptable, informaticienne, commerçante, institutrice : la liste des professions s'égrène. Les nouvelles stagiaires du Brevet Professionnel à temps partagé souhaitent devenir agricultrices, travailler avec leurs conjoints. La raison? La recherche d'une meilleure qualité de vie, pour beaucoup. Elles ont une trentaine d'années en moyenne. Des enfants en bas âge. Le fait de ne pas être issues du milieu agricole ne les rebute pas. Au contraire. "Le travail sur l'exploitation me plaît et je souhaite le partager avec mon mari", avance Soline, salariée en GMS. "Travailler chez soi est un gros avantage pour profiter des enfants". Lassées du travail en entreprise, où le sentiment de n'être qu'un élément parmi d'autres en affecte plus d'une, elles s'imaginent chef d'exploitation. "Travailler pour soi. Être son propre patron. Trouver une stabilité" sont des expressions qui reviennent en boucle. Et qui semblent justifier le fait d'entamer une formation qualifiante en agriculture.
Et les aides à l'installation? Pas suffisamment motivantes? "Si, bien sûr", répondent-elles de concert. "Mais ce n'est pas la raison principale de notre décision". Conscientes de leurs lacunes théoriques et pratiques, elles souhaitent se former pour pouvoir peser sur les choix futurs de l'exploitation, exister aux côtés d'autres associés, parler d'égal à égal au niveau professionnel avec leurs conjoints. "Je veux choisir les travaux que je réaliserai sur l'entreprise. Pas forcément le soin des veaux ou la comptabilité", assure Stéphanie. Gaëlle, salariée sur l'exploitation de son mari, souhaite simplement enrichir ses connaissances pour s'épanouir dans le métier.
Des hommes aussi entament la formation
Leurs collègues masculins, qui entament eux aussi la formation, sont plus catégoriques. "Je suis ici pour l'obtention des aides financières et des droits à produire en élevage allaitant", déclare Jean François, déjà installé avec 50 vaches allaitantes sur une cinquantaine d'hectares. "J'étais double actif jusqu'à l'entrée en formation. J'ai abandonné mon travail de salarié à mi-temps pour suivre la formation à Kerguehennec, deux jours par semaine". La motivation est la même pour Frank, installé en production laitière et en porc. "J'ai obtenu la moitié des aides contre l'engagement de suivre cette formation. J'obtiendrai la seconde partie après l'obtention du diplôme". Louis, boucher de formation, est en deuxième année. Il avoue avoir besoin d'une formation théorique pour mener son projet en production laitière. Déjà installé et seul sur l'exploitation, il aménage son temps de travail pour suivre les cours. Un bel exemple d'implication qui, compte tenu de leur motivation, devrait être suivi par les nouveaux arrivants.
Bernard Laurent
Photo : Le groupe des première et deuxième années au centre de Kerguehennec, lors de la rentrée. L'ambiance est à la rigolade… Pourvu que ça dure!
Les inscriptions toujours ouvertes
La formation comprend une douzaine de modules touchant à la pratique et la théorie. Elle est évolutive. Un nouveau module sur la gestion des relations humaines sur l'exploitation vient d'être validé. Elle est encadrée par des agricultrices qui veillent au contenu des programmes et qui accompagnent les stagiaires. Elle est dispensée sur deux années à raison d'une à deux journées de regroupement par semaine, au centre de formation de Bignan. Un rythme qui convient à des personnes déjà en activité. Le coût de la formation, restant à la charge du stagiaire, dépend de son statut à l'entrée en formation. En moyenne, il s'élève à 300-400 euros en plus des frais de route. Des places sont encore disponibles dans la nouvelle promotion.
Des hommes aussi entament la formation
Leurs collègues masculins, qui entament eux aussi la formation, sont plus catégoriques. "Je suis ici pour l'obtention des aides financières et des droits à produire en élevage allaitant", déclare Jean François, déjà installé avec 50 vaches allaitantes sur une cinquantaine d'hectares. "J'étais double actif jusqu'à l'entrée en formation. J'ai abandonné mon travail de salarié à mi-temps pour suivre la formation à Kerguehennec, deux jours par semaine". La motivation est la même pour Frank, installé en production laitière et en porc. "J'ai obtenu la moitié des aides contre l'engagement de suivre cette formation. J'obtiendrai la seconde partie après l'obtention du diplôme". Louis, boucher de formation, est en deuxième année. Il avoue avoir besoin d'une formation théorique pour mener son projet en production laitière. Déjà installé et seul sur l'exploitation, il aménage son temps de travail pour suivre les cours. Un bel exemple d'implication qui, compte tenu de leur motivation, devrait être suivi par les nouveaux arrivants.
Bernard Laurent
Photo : Le groupe des première et deuxième années au centre de Kerguehennec, lors de la rentrée. L'ambiance est à la rigolade… Pourvu que ça dure!