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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°8728 |
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Finistère (29)
Syndicalisme / FDSEA et Jeunes Agriculteurs - Une rentrée chaude
 

Le dossier laitier a conduit à anticiper la rentrée syndicale. "La mobilisation a fait entendre raison aux dirigeants d'Entremont", se félicite Ronan Le Meur, vice-président de la FDSEA, faisant comprendre que lorsque les enjeux sont importants, les éleveurs savent se faire entendre.
"Nous devrons certainement un jour envisager la contractualisation", admet R. Le Meur avant de prévenir que "la FDSEA et les JA du Finistère veilleront à ce qu'elle s'élabore dans un cadre collectif". Et de rappeler qu'avec 60 % du lait collecté, l'Ouest n'attendra pas que "l'échelon national décide à notre place".

Le légume dans la tourmente

"Le légume, victime de la psychose sur le pouvoir d'achat". C'est le sentiment des deux syndicats qui maintiennent leur demande de publication officielle et publique de l'observatoire des prix et des marges. "C'est dans l'intérêt de tous, producteurs et consommateurs", explique André Quénet, secrétaire général de la FDSEA.
Autre dossier légumier : l'énergie. Avec un prix du fioul lourd qui a augmenté de plus de 106 % depuis le 1er janvier 2007, les producteurs sous serre n'ayant pas accès aux tarifs préférentiels pour le gaz sont les plus fragilisés. "La crise est d'autant plus importante que les prix des produits sont insuffisants pour couvrir les charges". Dans ce contexte, les deux syndicats en appellent à l'État pour qu'il appuie le dossier de la cogénération. Cette technique autorise des rendements énergétiques de 80 % tout en apportant une solution économiquement intéressante pour les serristes.

Porc et volailles

"Depuis un an, les céréales sont chères. Le prix de l'aliment a plongé les éleveurs de porcs dans d'importantes difficultés financières". Ce constat de Jean-Marie Mingam, président de JA 29, est l'occasion de rappeler que la crise n'est pas finie. "Seulement la moitié des éleveurs arrive à l'équilibre financier", estime-t-il.
Dans "ce contexte incertain", les leaders syndicaux demandent que "l'Union européenne ne se désengage pas de la gestion des marchés en production porcine". Un souhait d'autant plus fort que les relations politiques avec les pays importateurs sont tendues. "Ce qui pourrait avoir des conséquences sur les échanges commerciaux".
Autre productions animale secouée, la volaille doit faire face à une diminution de la consommation liée à une augmentation de prix estimée à 10 %. "Les éleveurs de volailles se réjouissent de l'échec des négociations à l'OMC qui prévoyaient une ouverture des marchés aux productions étrangères", commente André Quénet qui, plus largement, estime que "l'agriculture ne devrait plus faire partie des négociations commerciales de l'OMC. Ce secteur ne peut pas être traité comme les autres secteurs marchands".

Didier Le Du

 

Photo : FDSEA et JA 29 ont marqué leur rentrée syndicale par un point presse : (de gauche à droite) François Caradec, vice-président de JA ; André Quénet, secrétaire général de la FDSEA ; Jean-Marie Mingam, président de JA 29 ; Ronan Le Meur, vice-président de la FDSEA.

Le légume dans la tourmente

"Le légume, victime de la psychose sur le pouvoir d'achat". C'est le sentiment des deux syndicats qui maintiennent leur demande de publication officielle et publique de l'observatoire des prix et des marges. "C'est dans l'intérêt de tous, producteurs et consommateurs", explique André Quénet, secrétaire général de la FDSEA.
Autre dossier légumier : l'énergie. Avec un prix du fioul lourd qui a augmenté de plus de 106 % depuis le 1er janvier 2007, les producteurs sous serre n'ayant pas accès aux tarifs préférentiels pour le gaz sont les plus fragilisés. "La crise est d'autant plus importante que les prix des produits sont insuffisants pour couvrir les charges". Dans ce contexte, les deux syndicats en appellent à l'État pour qu'il appuie le dossier de la cogénération. Cette technique autorise des rendements énergétiques de 80 % tout en apportant une solution économiquement intéressante pour les serristes.

Porc et volailles

"Depuis un an, les céréales sont chères. Le prix de l'aliment a plongé les éleveurs de porcs dans d'importantes difficultés financières". Ce constat de Jean-Marie Mingam, président de JA 29, est l'occasion de rappeler que la crise n'est pas finie. "Seulement la moitié des éleveurs arrive à l'équilibre financier", estime-t-il.
Dans "ce contexte incertain", les leaders syndicaux demandent que "l'Union européenne ne se désengage pas de la gestion des marchés en production porcine". Un souhait d'autant plus fort que les relations politiques avec les pays importateurs sont tendues. "Ce qui pourrait avoir des conséquences sur les échanges commerciaux".
Autre productions animale secouée, la volaille doit faire face à une diminution de la consommation liée à une augmentation de prix estimée à 10 %. "Les éleveurs de volailles se réjouissent de l'échec des négociations à l'OMC qui prévoyaient une ouverture des marchés aux productions étrangères", commente André Quénet qui, plus largement, estime que "l'agriculture ne devrait plus faire partie des négociations commerciales de l'OMC. Ce secteur ne peut pas être traité comme les autres secteurs marchands".

Didier Le Du



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Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Septembre 2008
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