
Martine Ourvouai a rejoint son époux Laurent sur l’exploitation de Plussulien en 2005. « Au moment du départ à la retraite de la mère de Laurent et d’un oncle, il fallait faire des choix car seul Laurent ne pouvait assumer les trois ateliers : lait – vaches allaitantes – poulettes démarrée. Comptable dans une entreprise, j’ai souhaité revenir sur l’exploitation et m’installer ».
Martine a rapidement trouvé sa place sur l’exploitation. « Je m’occupe de la traite, du poulailler et de toutes la partie administrative : diverses déclarations et toute la comptabilité ». Sans oublier les deux enfants de 3 et 5 ans.
Respect des horaires
2008 a cependant constitué une nouvelle étape dans l’organisation de l’exploitation. Sollicitée pour se présenter aux élections municipales, Martine s’est vue confier un poste d’adjointe au maire, en charge de la vie scolaire et du suivi administratif. « Cela a un peu bousculé les habitudes, car tous les matins (sauf le mercredi) je me rends à la mairie ».
Pas de quoi cependant affoler le couple qui naturellement est bien organisé. En outre, cette évolution a accéléré l’embauche d’un salarié à mi-temps dans le cadre d’un groupement d’employeurs avec un voisin. Concrètement, au quotidien Martine assure la traite. « Elle doit être terminée à 8 heures. Le temps ensuite de lever les enfants et de les envoyer à l’école pour 9 heures. Ensuite je vais à la mairie ». De même le soir, Elle débute la traite à 17 heures. « Les personnes qui viennent sur l’exploitation (techniciens ou autres) savent qu’entre 17 et 18 heures nous ne sommes pas disponibles ». Et à 19 heures, la journée est finie. « Le fait d’avoir été salariée conduit à ce que cette habitude des horaires soit bien ancrée ».
L’après–midi est en général consacré soit aux tâches administratives –le suivi comptable au jour le jour- , ou à l’entretien des abords de l’exploitation. Et à ce niveau aussi, les prises de responsabilité n’ont rien altéré à la qualité de l’accueil sur l’exploitation ; premier prix du concours Fermes et Paysages 2007. « On tient à garder notre cadre de vie ».
Bonne complicité
La ponctualité fait également partie des règles de la maison. Petit exemple parlant : « Ici on mange à 12 heures, et l’on ne passe pas notre temps ni à s’attendre, ni à aller chercher l’autre. Je sais que Laurent sera là à l’heure et lui aussi ». Martine désormais engagée à la mairie n’a rien changé à ce niveau. « Soit je prépare à manger avant de partir ou je suis là pour préparer avant l’heure du repas ».
Elle rajoute : « De toute façon, nous sommes interchangeables sur tous les postes (hormis le tracteur) à la ferme comme dans la vie privée. Si je ne suis pas là, Laurent s’occupe de la cuisine, de faire manger les enfants… ». Précisant que lui aussi a quelques engagements au sein de la société de chasse et à l’Amicale laïque.
Une rigueur et une organisation assez stricte donc qui pourrait rebuter quelques-uns. Et pourtant, le couple paraît d’une extrême sérénité, et pas du tout débordé ou stressé. « Seulement pressé de temps en temps ». Martine conclut : « Il faut avoir la même façon de fonctionner, un peu de rigueur et pas mal d’organisation. Et surtout une très bonne complicité au sein du couple. Celui qui reste ne doit pas subir le fait que l’autre part ».
Pierre Dénès
Photo : Martine Ourvouai, dans le bureau, bien rangé. La rigueur est présente partout.
Respect des horaires
2008 a cependant constitué une nouvelle étape dans l’organisation de l’exploitation. Sollicitée pour se présenter aux élections municipales, Martine s’est vue confier un poste d’adjointe au maire, en charge de la vie scolaire et du suivi administratif. « Cela a un peu bousculé les habitudes, car tous les matins (sauf le mercredi) je me rends à la mairie ».
Pas de quoi cependant affoler le couple qui naturellement est bien organisé. En outre, cette évolution a accéléré l’embauche d’un salarié à mi-temps dans le cadre d’un groupement d’employeurs avec un voisin. Concrètement, au quotidien Martine assure la traite. « Elle doit être terminée à 8 heures. Le temps ensuite de lever les enfants et de les envoyer à l’école pour 9 heures. Ensuite je vais à la mairie ». De même le soir, Elle débute la traite à 17 heures. « Les personnes qui viennent sur l’exploitation (techniciens ou autres) savent qu’entre 17 et 18 heures nous ne sommes pas disponibles ». Et à 19 heures, la journée est finie. « Le fait d’avoir été salariée conduit à ce que cette habitude des horaires soit bien ancrée ».
L’après–midi est en général consacré soit aux tâches administratives –le suivi comptable au jour le jour- , ou à l’entretien des abords de l’exploitation. Et à ce niveau aussi, les prises de responsabilité n’ont rien altéré à la qualité de l’accueil sur l’exploitation ; premier prix du concours Fermes et Paysages 2007. « On tient à garder notre cadre de vie ».
Bonne complicité
La ponctualité fait également partie des règles de la maison. Petit exemple parlant : « Ici on mange à 12 heures, et l’on ne passe pas notre temps ni à s’attendre, ni à aller chercher l’autre. Je sais que Laurent sera là à l’heure et lui aussi ». Martine désormais engagée à la mairie n’a rien changé à ce niveau. « Soit je prépare à manger avant de partir ou je suis là pour préparer avant l’heure du repas ».
Elle rajoute : « De toute façon, nous sommes interchangeables sur tous les postes (hormis le tracteur) à la ferme comme dans la vie privée. Si je ne suis pas là, Laurent s’occupe de la cuisine, de faire manger les enfants… ». Précisant que lui aussi a quelques engagements au sein de la société de chasse et à l’Amicale laïque.
Une rigueur et une organisation assez stricte donc qui pourrait rebuter quelques-uns. Et pourtant, le couple paraît d’une extrême sérénité, et pas du tout débordé ou stressé. « Seulement pressé de temps en temps ». Martine conclut : « Il faut avoir la même façon de fonctionner, un peu de rigueur et pas mal d’organisation. Et surtout une très bonne complicité au sein du couple. Celui qui reste ne doit pas subir le fait que l’autre part ».
Pierre Dénès