
Située à Coëtlogon (22) tout près du Cambout, où se déroulera le Rallye Sol des Cuma le 18 septembre prochain (voir ci-contre), la Cuma de Logon compte aujourd'hui 10 adhérents et deux chauffeurs. L'un est employé à 80 % et l'autre à 70 %, pour une superficie totale de travail de 700 ha. "Nous réalisons tous les travaux du sol, l'épandage, la récolte des round, l'enrubannage", détaille Jean-Luc Mignot, l'un des chauffeurs. La Cuma dispose donc de tout le matériel adéquat pour ce faire, dont deux tracteurs (190 CV), l'un d'entre eux ayant été renouvelé début 2008. "Pour le fumier, l'épandage du lisier et les roundballer, nous travaillons beaucoup en entraide avec la Cuma de Plumieux, poursuit Jean-Luc Mignot. Ce partenariat fonctionne bien. Il représente une solution d'avenir."
Plus de semis simplifié
Depuis quelques années, les techniques sans labour se développent au sein de la Cuma. "Le semis simplifié représente près de 70 % des semis en céréales", indique Didier Jossé, président de la Cuma. Au labour est préféré un passage de canadien avant, de herse semoir (4 m), et de cover crop s'il y a de la végétation. "Au final, les rendements sont équivalents", témoigne-t-il. Pour le maïs, c'est environ 50 % des terres qui sont semées de façon simplifiée, de façon optimale sur sol ressuyé et propre. Les terrains plus humides se prêtent moins bien à la technique.
Économiquement, l'abandon de la charrue permet des économies, à condition que ces dernières ne soient pas annulées par un coût supplémentaire de désherbage (d'où la nécessité d'intercultures). Le fait de ne plus charruer permet, par ailleurs, de conserver une certaine portance des terres. Un passage de fissurateur est néanmoins nécessaire, dans les traces de tonne à lisier. Pas satisfaite de son fissurateur actuel, la Cuma de Logon compte se renseigner, durant le Rallye sol, sur les matériels existants.
Des sujets abordés au Rallye
Telle sera en effet l'une des possibilités offertes par l'événement, qui devrait rassembler près de 3000 personnes autour du thème, porteur, des techniques culturales sans labour (TCSL). "Nous comptons aussi nous informer sur les risques de transferts de maladie en TCSL lorsque les restes de la culture précédente ne sont pas enfouis", cite Didier Jossé. De nombreuses références sur les TCSL seront en effet disponibles, à la faveur d'un développement plus important de la technique.
Anne-Laure Lussou
Photo : Des représentants de la Cuma de Logon autour de son président Didier Jossé (tenant l'affiche, à droite), à quelques jours du Rallye Sol.
Plus de semis simplifié
Depuis quelques années, les techniques sans labour se développent au sein de la Cuma. "Le semis simplifié représente près de 70 % des semis en céréales", indique Didier Jossé, président de la Cuma. Au labour est préféré un passage de canadien avant, de herse semoir (4 m), et de cover crop s'il y a de la végétation. "Au final, les rendements sont équivalents", témoigne-t-il. Pour le maïs, c'est environ 50 % des terres qui sont semées de façon simplifiée, de façon optimale sur sol ressuyé et propre. Les terrains plus humides se prêtent moins bien à la technique.
Économiquement, l'abandon de la charrue permet des économies, à condition que ces dernières ne soient pas annulées par un coût supplémentaire de désherbage (d'où la nécessité d'intercultures). Le fait de ne plus charruer permet, par ailleurs, de conserver une certaine portance des terres. Un passage de fissurateur est néanmoins nécessaire, dans les traces de tonne à lisier. Pas satisfaite de son fissurateur actuel, la Cuma de Logon compte se renseigner, durant le Rallye sol, sur les matériels existants.
Des sujets abordés au Rallye
Telle sera en effet l'une des possibilités offertes par l'événement, qui devrait rassembler près de 3000 personnes autour du thème, porteur, des techniques culturales sans labour (TCSL). "Nous comptons aussi nous informer sur les risques de transferts de maladie en TCSL lorsque les restes de la culture précédente ne sont pas enfouis", cite Didier Jossé. De nombreuses références sur les TCSL seront en effet disponibles, à la faveur d'un développement plus important de la technique.
Anne-Laure Lussou