
Sur les 4 700 ha bretons de plants de pomme de terre, les variétés issues du travail de recherche de la station de Kerloï (Bretagne plants), à Ploudaniel dans la Finistère, représentent près de 1000 ha. "En trois ans, cette surface a doublé, et nous sommes convaincus que les tonnages de plants de nos variétés (près de 25 000 tonnes cette année) vont continuer à progresser dans les années prochaines", se félicite Dominique Morvan, président de Bretagne Plants.
"Nous proposons aux professionnels une gamme complète de variétés", précise-t-il. La stratégie, initialement ciblée vers l'export (aujourd'hui le "fond de commerce" de la station), a été complétée il y a 15 ans par des variétés à chair ferme, puis enfin des produits destinés à la transformation. Ces variétés arrivent sur le marché. Triomphe, variété pour la transformation industrielle attribuée à Elorn-Plants, a été inscrite au catalogue français en 2008. Parmi les neuf variétés en cours d'inscription ou inscrites en 2008, quatre sont destinées à la transformation industrielle et trois sont de type chair ferme. Toutes ne feront pas carrière. En moyenne, 20 à 30% percent sur le marché.
Intéresser de nouveaux producteurs
Dominique Morvan évo-que le nouveau défi que se lancent les professionnels : "Pour poursuivre le développement de nos variétés et répondre à la demande de plants à l'export, il faut intéresser de nouveaux agriculteurs à la production de plants". Des portes ouvertes dans des exploitations vont d'ailleurs avoir lieu début octobre. "L'augmentation du tonnage breton certifiéen 2007/08 par rapport à la campagne précédente (125 000 t – un niveau historique - contre 110 000 t environ) s'explique par la hausse à l'export. Les quantités vendues atteignent 71 000 t à l'export en 2007/08 (+ 15 000 t)", chiffre Emmanuel Guillery, directeur de Bretagne-Plants.
Des rendements hétérogènes par endroits
En 2008, la surface plantée en Bretagne par 306 producteurs augmente légèrement de 1% par rapport à 2007 (3 305 ha dans le Finistère, 1 042 ha dans le Morbihan et 371 ha dans les Côtes d'Armor). "Du fait du climat pluvieux, les plantations se sont étalées d'avril à début juin. Les 65% plantés en avril et les 5% de juin devraient donner de bons rendements, les 30% de mai semblent plus hétérogènes", note Emmanuel Guillery. Après deux bonnes campagnes, les producteurs pourraient à nouveau dégager de bonnes marges cette année. Reste à voir si les arrachages restants vont bénéficier de meilleures conditions que le début de récolte, assez laborieux.
Agnès Cussonneau
Photo : De g. à dr. : Emmanuel Guillery (directeur de Bretagne-Plants), Dominique Morvan (président) et Jean-Marc Abiven (directeur de la station de Kerloï).
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• La station de Kerloï effectue 60 000 semis chaque année à partir desquels démarre le travail de sélection. Le personnel dispose de 400 m2 de serre géniteurs, 800 m2 de serre multiplication pour les repiquages, un magasin de stockage et un laboratoire (tests culinaires et transformation). Les hybrides sont testés à la station et sur 17 sites en France et à l'étranger. Kerloï travaille aussi en coobtention avec un réseau de partenaires (agriculteurs, coopératives, syndicats de producteurs) qui réalisent la multiplication et la sélection. "Un travail qui contribue à élargir la gamme", précise Dominique Morvan.
• La première convention entre l'Inra (Ploudaniel et Rennes) et l'ACVNPT (Association des Créateurs de Variétés Nouvelles de Pommes de Terre) a été mise en place en 1969. Une nouvelle version, signée pour une durée de 5 ans, précise les modalités d'accès aux géniteurs améliorés de l'Inra et pose le principe d'une gestion commune des ressources génétiques "pomme de terre et espèces apparentées".
Intéresser de nouveaux producteurs
Dominique Morvan évo-que le nouveau défi que se lancent les professionnels : "Pour poursuivre le développement de nos variétés et répondre à la demande de plants à l'export, il faut intéresser de nouveaux agriculteurs à la production de plants". Des portes ouvertes dans des exploitations vont d'ailleurs avoir lieu début octobre. "L'augmentation du tonnage breton certifiéen 2007/08 par rapport à la campagne précédente (125 000 t – un niveau historique - contre 110 000 t environ) s'explique par la hausse à l'export. Les quantités vendues atteignent 71 000 t à l'export en 2007/08 (+ 15 000 t)", chiffre Emmanuel Guillery, directeur de Bretagne-Plants.
Des rendements hétérogènes par endroits
En 2008, la surface plantée en Bretagne par 306 producteurs augmente légèrement de 1% par rapport à 2007 (3 305 ha dans le Finistère, 1 042 ha dans le Morbihan et 371 ha dans les Côtes d'Armor). "Du fait du climat pluvieux, les plantations se sont étalées d'avril à début juin. Les 65% plantés en avril et les 5% de juin devraient donner de bons rendements, les 30% de mai semblent plus hétérogènes", note Emmanuel Guillery. Après deux bonnes campagnes, les producteurs pourraient à nouveau dégager de bonnes marges cette année. Reste à voir si les arrachages restants vont bénéficier de meilleures conditions que le début de récolte, assez laborieux.
Agnès Cussonneau