
L’association « Lin tradition Ouest » recherche des producteurs. « Le lin a la particularité d’être riche en Oméga 3 (acides gras) réputés bons pour la santé humaine », explique Pierre Ménard, le président de l’association. Il rajoute « La graine introduite dans l’alimentation animale est particulièrement bien transformée. L’animal multiplie par 7 les bienfaits ».
Reste que la culture peine à séduire suffisamment de producteurs. « Nous avons démarré en 2003 avec une cinquantaine d’ha et sommes montés jusqu’à 3500 ha. Mais alors que la production a régressé face à la concurrence des céréales, les besoins ne cessent d’augmenter. Ils sont supérieurs à 5000 ha ».
Simple avec un peu de rigueur
Et pourtant, Pierre Ménard encourage à s’y intéresser. « C’est une bonne tête d’assolement, une culture simple à conduire avec un minimum de rigueur ». Par contre pour la campagne, il est temps d’y penser. L’implantation est réalisée impérativement autour du 5-10 octobre. « Un sol juste travaillé en superficie (5 cm) pour ensuite un semis direct ». Il suffit ensuite d’appliquer au stade 25 cm, (vers le 25 mars) un raccoucisseur durcisseur de paille pour éviter la verse.
« C’est en outre une culture peu gourmande en intrants – 80 à 90 unités d’azote. Ce qui est particulièrement intéressant pour des parcelles situées sur des bassins versants». La récolte avec une moissonneuse classique s’effectue fin juillet début août dans de bonnes conditions climatiques avec une hygrométrie faible pour une graine ayant un taux d’humidité compris entre 8 et 10. « Le lin sur pied sèche beaucoup plus vite qu’une céréale ». Cette conduite optimisée et rigoureuse doit permettre d’atteindre des rendements de 20 à 25 quintaux et pour les meilleurs jusqu’à 30 quintaux.
L’association garantit un prix sur les 5 premières années, avec désormais une indexation sur le marché mondial du lin, celui du colza et le marché du blé. Une réponse à la flambée du cours des matières premières pour la maintenir attrayante. « Dans ces conditions, la rentabilité pour un rendement de 25 quintaux équivaut à celle d’un blé à 100 quintaux », souligne Pierre Ménard.
La valorisation de la paille est aussi une des préoccupations de l’association. Elle peut avoir des utilisations diverses comme isolant mais aussi pour entrer dans la composition de certains matériaux destinés à l’industrie. « Nous avons recruté un permanent pour explorer les débouchés et développer des projets ». Quelques pistes prometteuses semblent se dessiner dans le secteur industriel.
Pierre Dénès
Photo : Pour Pierre Ménard, président de « Lin Tradition Ouest », la culture bien conduite permet une rentabilité équivalente à un blé à 100 quintaux
Lin tradition Ouest
L’association « Lin tradition Ouest » implique depuis le départ plusieurs partenaires, des producteurs, un fournisseur de semence et la société Valorex de Combourtillé (35), une entreprise dans la fabrication d’aliments spécifiques dont ceux contenant des Oméga 3, et des acteurs de terrain issus du secteur coopératif : Végam, CAM 56, Coop du Garun, Paysanne, Coopagri Bretagne. Ils assurent le suivi des cultures et l’accompagnement technique des producteurs, et stockent la production.
http://lin.tradition.ouest.free.fr
Contact pour informations complémentaires : Pierre Ménard au 06 85 92 56 09
Simple avec un peu de rigueur
Et pourtant, Pierre Ménard encourage à s’y intéresser. « C’est une bonne tête d’assolement, une culture simple à conduire avec un minimum de rigueur ». Par contre pour la campagne, il est temps d’y penser. L’implantation est réalisée impérativement autour du 5-10 octobre. « Un sol juste travaillé en superficie (5 cm) pour ensuite un semis direct ». Il suffit ensuite d’appliquer au stade 25 cm, (vers le 25 mars) un raccoucisseur durcisseur de paille pour éviter la verse.
« C’est en outre une culture peu gourmande en intrants – 80 à 90 unités d’azote. Ce qui est particulièrement intéressant pour des parcelles situées sur des bassins versants». La récolte avec une moissonneuse classique s’effectue fin juillet début août dans de bonnes conditions climatiques avec une hygrométrie faible pour une graine ayant un taux d’humidité compris entre 8 et 10. « Le lin sur pied sèche beaucoup plus vite qu’une céréale ». Cette conduite optimisée et rigoureuse doit permettre d’atteindre des rendements de 20 à 25 quintaux et pour les meilleurs jusqu’à 30 quintaux.
L’association garantit un prix sur les 5 premières années, avec désormais une indexation sur le marché mondial du lin, celui du colza et le marché du blé. Une réponse à la flambée du cours des matières premières pour la maintenir attrayante. « Dans ces conditions, la rentabilité pour un rendement de 25 quintaux équivaut à celle d’un blé à 100 quintaux », souligne Pierre Ménard.
La valorisation de la paille est aussi une des préoccupations de l’association. Elle peut avoir des utilisations diverses comme isolant mais aussi pour entrer dans la composition de certains matériaux destinés à l’industrie. « Nous avons recruté un permanent pour explorer les débouchés et développer des projets ». Quelques pistes prometteuses semblent se dessiner dans le secteur industriel.
Pierre Dénès