
Dans une déclaration écrite datant du 1er septembre et déposée par plusieurs députés irlandais et britanniques, le Parlement européen demande à la Commission de Bruxelles de rendre l’application du système d’identification électronique des ovins « facultative et non contraignante » afin de ne pas affecter davantage la compétitivité du secteur. Les producteurs, notent les parlementaires, peuvent « difficilement se permettre de faire face à une charge réglementaire supplémentaire ». Cette déclaration écrite, qui sera transmise à tous les responsables politiques de l’UE, fait écho au rapport d’initiative adopté en juin par le Parlement. Les députés ont notamment proposé de nouveaux types de soutiens aux producteurs, dont une prime par tête pour maintenir les ovins dans les régions écologiquement sensibles et un logo européen pour relancer la consommation face à la concurrence des grands pays fournisseurs, en particulier la Nouvelle-Zélande.
Tous les indicateurs au rouge
Selon les prévisions à court terme établies par la Commission européenne, le nombre de brebis va continuer à décroître en 2008 et 2009 dans l’UE. Cette tendance, reconnaît-on à Bruxelles, s’explique, en partie, par le fait que les aides découplées ont un impact négatif sur le secteur. L’an dernier la production a diminué de 4,4 % en Italie, de 3,4 % au Royaume-Uni, de 2,8% en Grèce, de 2,5 % en Allemagne et 2,3 % en France. Les importations devraient rester stables en 2008 et 2009 (environ 271 000 t) et la viande congelée importée devrait continuer à perdre du terrain au profit de la viande réfrigérée qui entre en concurrence directe avec la viande européenne. Les exportateurs néo-zélandais sont en effet en mesure d’offrir de la viande fraîche sur le marché communautaire au moment des pics de consommation, en particulier en France durant la période de Pâques. La consommation de viande ovine dans l’UE devrait continuer à s’effriter dans l’UE.
Photo : La viande fraîche européenne est concurrencée par la viande réfrigérée néo-zélandaise lors des pics de consommation.
Les producteurs français revendiquent un alignement sur le régime bovin
La Fédération nationale ovine (FNO) souhaite, dans le cadre du bilan de santé de la PAC, un alignement du niveau de soutien de la production ovine sur le régime bovin allaitant par l'attribution d'une prime supplémentaire à toutes les brebis françaises dès 2009. Michel Barnier, le ministre français de l'agriculture, s'est engagé à utiliser le maximum de droits à paiement unique «dormants ». Des compléments de prime avaient déjà été payés en 2007 et 2008, le problème est de tenir jusqu'en 2010, a expliqué M Barnier, date à laquelle les décisions d'aides supplémentaires négociées dans le cadre du bilan de santé de la Pac seront applicables.
Tous les indicateurs au rouge
Selon les prévisions à court terme établies par la Commission européenne, le nombre de brebis va continuer à décroître en 2008 et 2009 dans l’UE. Cette tendance, reconnaît-on à Bruxelles, s’explique, en partie, par le fait que les aides découplées ont un impact négatif sur le secteur. L’an dernier la production a diminué de 4,4 % en Italie, de 3,4 % au Royaume-Uni, de 2,8% en Grèce, de 2,5 % en Allemagne et 2,3 % en France. Les importations devraient rester stables en 2008 et 2009 (environ 271 000 t) et la viande congelée importée devrait continuer à perdre du terrain au profit de la viande réfrigérée qui entre en concurrence directe avec la viande européenne. Les exportateurs néo-zélandais sont en effet en mesure d’offrir de la viande fraîche sur le marché communautaire au moment des pics de consommation, en particulier en France durant la période de Pâques. La consommation de viande ovine dans l’UE devrait continuer à s’effriter dans l’UE.