
Cooperl Arc Atlantique est né. Le regroupement des deux structures spécialisées de la filière porcine Cooperl et Arca était annoncé depuis quelques mois. Les deux assemblées générales qui se sont déroulées la semaine dernière n’ont donc fait que confirmer officiellement le processus. Même si, au dernier moment, le groupement porc de la Coopérative Terrena (l’un des partenaires au sein d’Arca) n’a pas souhaité rejoindre ce nouveau groupe. « La coopérative ne se retrouvait pas dans ce projet de fusion, elle en a tiré les conséquences », indique Guy Dartois, président de la Cooperl. Les éleveurs concernés auront toutefois le choix soit d’adhérer à la nouvelle coopérative (Cooperl Arc Atlantique) ou de demeurer au sein de Terrena.
De fait le projet initial qui aboutissait à une structure rassemblant 6,4 millions de porcs (3,7 millions de la Cooperl + 2,7 millions d’Arca) en comptera sans doute un peu moins. Les 350 producteurs de porcs de Terrena apportaient 750 000 porcs à Arca. Reste donc à connaître la proportion qui se maintiendra dans le giron de Terrena et celle qui viendra vers la nouvelle structure. Les dirigeants de Cooperl Arc Atlantique sont confiants car selon Guy Dartois, « de nombreux éleveurs auraient exprimé le souhait de rejoindre le nouveau groupe ». Il attend de voir et reste prudent.
Renforcer les outils
Cette fusion concerne tous les éléments des deux groupes et bien sûr les outils industriels d’abattage et de découpe, c’est-à-dire Lamballe (22) et Montfort-sur-Meu (35) pour la Cooperl, Saint-Maixent dans les Deux-Sèvres pour Arca. D’ores et déjà, Emmanuel Commault, qui assurera la direction générale de la nouvelle entreprise, annonce le renforcement des capacités d’abattage et de découpe du site de St Maixent. Celles-ci passeraient de 18 000 porcs/semaine à 30 000/35000. Un investissement estimé à 15-20 millions d’euros sur les deux prochaines années. L’objectif étant d’abattre l’ensemble des porcs produits par les adhérents des structures regroupées.
Outre le fait de vouloir s’imposer parmi les leaders européens de la production porcine, la démarche est aussi et sans doute d’abord guidée par un souci de performance et de rationalisation des coûts (logistique, massification des achats …). « Nous devons gagner en compétitivité, entre 5 et10 millions d’euros par an d’économies, auxquelles devraient s’ajouter des gains en valeur ajoutée ».
Regard sur le jambon
Dans l’immédiat, si le regroupement n’est effectif que début 2009, les équipes vont déjà travailler ensemble. D’ailleurs le concept de zone (9 au total) est déjà défini. « Il s’agit de préserver la proximité avec les adhérents (services vétérinaires, bâtiment…). Les services administratifs vont se concentrer essentiellement sur Lamballe, siège de la coopérative ». A ce niveau il faut s’attendre à un réajustement du nombre de salariés. « Cela ne concerne que quelques dizaines de personnes », tempère Emmanuel Commault. « Toutes les opportunités de reclassement en interne ou en externe sont étudiées ».
Cooperl Arc Atlantique devraient aussi dans les années à venir aller encore plus loin dans l’aval, en salaisonnerie, notamment au niveau du jambon. « Les opportunités qui pourraient se présenter (ndlr : on parle de Madrange) seront explorées minutieusement ». Mais dans la stratégie de Cooperl Arc Atlantique, l’heure n’est pas à faire de folies. L’aspect rentabilité est une priorité avant de s’engager.
Pierre Dénès
Photo : De gauche à droite : Guy Dartois, président de la Cooperl, Paul Viel, président d’Arca, Emmanuel Commault, directeur général du nouveau groupe Cooperl Arc Atlantique.
Renforcer les outils
Cette fusion concerne tous les éléments des deux groupes et bien sûr les outils industriels d’abattage et de découpe, c’est-à-dire Lamballe (22) et Montfort-sur-Meu (35) pour la Cooperl, Saint-Maixent dans les Deux-Sèvres pour Arca. D’ores et déjà, Emmanuel Commault, qui assurera la direction générale de la nouvelle entreprise, annonce le renforcement des capacités d’abattage et de découpe du site de St Maixent. Celles-ci passeraient de 18 000 porcs/semaine à 30 000/35000. Un investissement estimé à 15-20 millions d’euros sur les deux prochaines années. L’objectif étant d’abattre l’ensemble des porcs produits par les adhérents des structures regroupées.
Outre le fait de vouloir s’imposer parmi les leaders européens de la production porcine, la démarche est aussi et sans doute d’abord guidée par un souci de performance et de rationalisation des coûts (logistique, massification des achats …). « Nous devons gagner en compétitivité, entre 5 et10 millions d’euros par an d’économies, auxquelles devraient s’ajouter des gains en valeur ajoutée ».
Regard sur le jambon
Dans l’immédiat, si le regroupement n’est effectif que début 2009, les équipes vont déjà travailler ensemble. D’ailleurs le concept de zone (9 au total) est déjà défini. « Il s’agit de préserver la proximité avec les adhérents (services vétérinaires, bâtiment…). Les services administratifs vont se concentrer essentiellement sur Lamballe, siège de la coopérative ». A ce niveau il faut s’attendre à un réajustement du nombre de salariés. « Cela ne concerne que quelques dizaines de personnes », tempère Emmanuel Commault. « Toutes les opportunités de reclassement en interne ou en externe sont étudiées ».
Cooperl Arc Atlantique devraient aussi dans les années à venir aller encore plus loin dans l’aval, en salaisonnerie, notamment au niveau du jambon. « Les opportunités qui pourraient se présenter (ndlr : on parle de Madrange) seront explorées minutieusement ». Mais dans la stratégie de Cooperl Arc Atlantique, l’heure n’est pas à faire de folies. L’aspect rentabilité est une priorité avant de s’engager.
Pierre Dénès