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Prim'Holstein / La campagne d'insémination 2008-2009 démarre - Les nouvelles attentes des éleveurs
 
Les vaches de 2011-2012 se fabriquent aujourd'hui. Les taureaux proposés par l'Urcéo cherchent à cibler les nouvelles attentes des éleveurs. Ainsi entend-on parler de "vaches à logettes", c'est-à-dire d'animaux solides sur leurs pattes, adaptés aux types de bâtiments qui, avec l'agrandissement des troupeaux, risquent de dominer le paysage laitier de demain. En choisissant les taureaux sur la qualité de leurs membres et la locomotion, il est possible de faire progresser le troupeau sur ce point. Les taureaux de la famille de Jocko Besné répondent en général à cette attente.

Vaches faciles à vivre

Troupeau plus important, dit aussi vaches faciles à vivre. Ainsi, la facilité de naissance est un critère qui retient de plus en plus l'attention de certains éleveurs. Au-dessus de 89 de facilité de naissance (FN), c'est une garantie supplémentaire de ne pas être obligé de veiller la nuit. Dans cette catégorie, des taureaux comme Randview, Unel Team, Taxou, etc. sont l'assurance d'un vêlage sans problème. Pour préparer les futures générations de vaches, il est également intéressant de regarder sur la facilité de vêlage des filles (ex. : Sirac BR, Unel Team, etc.). Notons encore l'apparition au catalogue de la vitalité des veaux à la naissance. Ce critère mérite de ne pas être occulté à une époque où 10 % des veaux bretons meurent dans les huit premiers jours de vie.
La fertilité est aussi un critère que l'on peut travailler par la génétique. Les taureaux comme Urion Dri, Titos Dri, etc. produisent des génisses avec une fertilité améliorée. Autre façon de peser sur la fertilité, de façon plus immédiate celle-là, l'utilisation de taureaux estampillés "ferti +" (Ex. : Stol Joc, Tartare, Turcat, Tuffiac, Selangor) . "Ces taureaux affichent une réussite de + 2 % en 1ère IA par rapport à la moyenne", explique Gilles Delaporte, directeur de production. Et de conseiller d'utiliser ce type de taureau "à la 3e ou 4e insémination plutôt que de mettre un taureau viande si une des priorités est d'avoir plus de génisses de renouvellement".

L'éternel problème de la détection

Reste qu'avant de choisir le père sur catalogue, la détection des chaleurs constitue un des goulots d'étranglement pour parvenir à une bonne fertilité du troupeau. "La perte est estimée à 2 euros par jour de retard par rapport à la moyenne que l'éleveur se fixe", explique Jean-Michel Philippot, spécialiste reproduction à l'Urcéo, avant d'ajouter que l'objectif d'un veau tous les 13 mois pour une moyenne de 8 000 kg de lait par vache ou tous les 14 mois pour 10 000 kg par vache peut très bien être un objectif raisonnable.
Une fois l'intervalle vêlage-vêlage fixé, l'objectif est de s'y tenir, en y mettant les moyens. Première condition pour avoir son veau tous les 12, 13 ou 14 mois : bien détecter les chaleurs. "Une vache inséminée sur 10 n'est pas en chaleur. Ce qui signifie que si l'on évite ces interventions inutiles, on gagne d'emblée 10 points de fertilité", chiffre le vétérinaire de l'Urcéo sans porter de jugement sur le travail des éleveurs. Il fait simplement référence à une réalité chiffrée qui est confirmée par un délai fréquent de 44 jours entre deux IA. "C'est-à-dire que l'on a raté une chaleur".
Une des solutions pour mieux détecter les chaleurs consiste à faire appel aux technologies. Dans ce dessein, l'Urcéo s'est mis en cheville avec Heatime qui propose un système de détection automatique des chaleurs, basée sur la mesure de l'activité motrice de l'animal. "Un collier enregistre les déplacements même faibles sachant que, pour une chaleur sur deux il n'y a pas de chevauchement. En passant sous un portique (installé en entrée ou sortie de salle de traite), la vache qui a présenté une activité motrice plus élevée que d'ordinaire déclenche un signal lumineux qui alerte l'éleveur d'une possible chaleur", indique J.M. Philippot en faisant remarquer que, suite à une comparaison faite sur le terrain, cet outil d'aide à la détection fait "presque aussi bien qu'un éleveur surveillant de très près ses animaux".
Aujourd'hui, la commercialisation de ce système se fait sous forme de location ou d'achat. "Pour 60 vaches, il en coûte entre 146-162 euros/mois pour une location ou 5200 à 5800 euros pour un achat".

Didier Le Du

Photo : Les éleveurs de la zone Urcéo étaient invités à la présentation du nouveau catalogue Prim'Holstein. Ici, à Le Cloître-Pleyben, dans le Finistère.

 


Semence sexée

 

L'Urcéo propose de la semence sexée qui garantit 90 % de génisses. Reste que l'opération de tri des spermatozoïdes dégrade le pouvoir fécondant. Cette baisse de fertilité est estimée à 10 % par les différentes équipes internationales. D'où le conseil du CIA de réserver en priorité cette semence aux génisses.
"De notre côté, nous allons vérifier si la baisse de fertilité atteint les niveaux souvent admis. Il nous faut pour cela davantage de références", note G. Delaporte, indiquant que "des transplantations embryonnaires réalisées par Embryo Top avec de la semence sexée ont donné des résultats intéressants alors qu'il est traditionnellement admis que ça ne marche pas très bien". Affaire à suivre…

Taureaux sexés disponibles :
- Restell (59 euros).
- Radical (49 euros).
- Recieux Ad (49 euros)
- Randview (45 euros).

 



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Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Septembre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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