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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°8689 |
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Trêve syndicale : Et maintenant ?
 

Victoire du syndicalisme. Apaisement du côté d'Entremont. Tout le monde a gagné, mais rien n'est gagné. La fin visible du conflit ne doit pas faire oublier que le plus dur reste à venir. Aujourd'hui, les différents acteurs de la filière doivent se remettre autour d'une même table. Le calendrier est serré puisque la trêve s'achèvera théoriquement le 30 septembre, aucun accord sur le prix du lait n'étant acquis pour le 4e trimestre.

"Réflexion collective et partagée"

"Le chantier est grand ouvert", admet Marcel Denieul, président de la section laitière de la FRSEA Ouest, non sans rappeler que "le syndicalisme n'a pas attendu le récent conflit pour engager la réflexion". Une réflexion qui, aujourd'hui, doit être "collective et partagée", insiste le responsable syndical breton avant de mettre en garde "les entreprises qui seraient tentées de réfléchir seules dans leur coin à un quelconque système de fixation du prix du lait". Et de faire entendre aux entreprises que les éleveurs aussi ont le choix de s'orienter vers la production de céréales si le marché laitier l'incite. "Les entreprises doivent savoir qu'elles pourraient manquer de marchandise".
"Un cadre identique pour tout le monde. Qui donne de la lisibilité aux producteurs et aux entreprises en y intégrant des notions de durée, de volume et de prix". C'est ce revendique la FRSEA quand elle parle prix du lait. Un syndicat qui ne veut pas entendre parler de "contractualisation individuelle" entre une entreprise et un producteur. Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, allant jusqu'à estimer que "la contractualisation n'est pas le sujet avant la fin des quotas".

L'interprofession existe toujours

Reste à trouver une oreille attentive aux revendications et exigences de la profession agricole. La priorité absolue de la grande maison qui entend garder son rôle d'arbitre dans la fixation du prix du lait est donc de recoller les morceaux d'une interprofession laitière dynamitée en mai dernier par l'administration française – J.-M. Lemétayer parle "d'erreur grotesque de l'administration française qui risque de démolir l'interprofession laitière – et à nouveau ébranlée par le bras de force qui a opposé producteurs et transformateurs. Marcel Denieul prend d'ailleurs les devants en déclarant que "l'interprofession existe toujours". Qu'elle n'a pas "seul rôle de fixer le prix du lait. C'est un endroit de rencontre qui favorise les relations entre les différents maillons de la filière".
Les pouvoirs publics appellent aussi au renforcement de ce type d'organisation par la voix Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, qui affirme que "l'interprofession doit continuer à jouer son rôle sans remettre en cause l'injonction de la DGCCRF qui demandait au Cniel de renoncer à fixer une recommandation". Pas toujours facile à suivre…


Didier Le Du


Les Coop de l'Ouest partie prenante

Coop de France reconnaît que " le sujet déborde largement Entremont et ses producteurs". Isabelle Le Sage, chef de service de la section laitière de Coop de France, à Rennes, indique que sa structure "participe activement à la réflexion qui doit déboucher le plus rapidement possible sur des solutions compatibles avec la législation". Avec cette question centrale : "Jusqu'où peut-on mettre des paramètres d'observation des marchés sans aller jusqu'à ce qui peut être considéré comme une entente illicite sur les prix".
Pour la Coop de France de l’Ouest, les nouveaux paramètres à imaginer "doivent tenir compte de l'évolution des marchés laitiers de plus en plus soumis à la pression internationale compte tenu de l'évolution de la Pac (suppression des restitutions)".


"Trouver des indicateurs plus réactifs et plus pertinents"

Aujourd'hui, au-delà de la décision discutable de la DGCCRF, on peut dire que le système de recommandation du prix du lait tel qu'il était conçu, avec lissage et effet rétroactif, a vécu. Au regard de la concurrence, notamment allemande, il y a nécessité de trouver un système mieux calé aux réalités du marché.
En revanche, et je le répète, arrêtons de tirer sur l'interprofession laitière qui est une des plus efficaces ! Demain encore, elle doit rester force de proposition. C'est à elle de définir des indicateurs plus réactifs et plus pertinents pour l'avenir. Ces éléments devront être prêts pour le 4e trimestre 2008.
Les événements du moment me conduisent aussi à rappeler que le marché s'est retourné au 2e trimestre 2008. Comme de nombreux produits alimentaires qui souffrent de la baisse du pouvoir d'achat, le lait n'échappe pas à l'atonie de la consommation notamment dans le secteur de l'ultrafrais. Et si les résultats des entreprises laitières sont globalement bons en 2007, les perspectives pour l'année 2008 ne sont pas forcément réjouissantes.
 



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Septembre 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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