Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Aviculture : Le revenu se redresse
 
Les élevages avicoles, ayant clôturé leur comptabilité au second semestre 2007, connaissent un rebond après l'épisode de grippe aviaire qu'a connue la filière bretonne début 2006. Les marges brutes s'améliorent grâce à la relance de la demande.
Au second semestre 2007, la marge hors poussins aliment (PA) par m² progresse de 4 euros. Elle atteint 37,4 euros/m². Soutenus par la progression de la demande sur le marché, les prix de vente et les contrats ont été réévalués, ce qui s’est traduit par la progression du produit réalisé sur l’atelier. Ce rétablissement de l’activité a permis de contrer la hausse des charges hors PA qui atteignent 16 euros/m². En effet, chez les producteurs spécialisés, ces charges ont augmenté de 1,5 euros/m² sur un an, notamment en raison des dépenses liées à la litière, aux frais d’élevage (+ 10 %) et aux frais vétérinaires (+ 15 %). De leur côté, les charges de structure restent stables à 22 euros/m².
Avec de bons résultats sur les cultures et une progression sur l’atelier avicole, le résultat courant par unité de main d’œuvre familiale s’établit à 20 000 euros en moyenne au second semestre 2007. Il n’était que de 8.627 euros au second semestre de l’année précédente.

Des revenus disparates

Si l’on s’intéresse de plus près aux ateliers constituant les quarts supérieur et inférieur (2) de l’échantillon, les résultats moyens présentent de grandes amplitudes.
Pour le quart inférieur, la marge brute hors PA diminue de 30 % par rapport à la moyenne ce qui équivaut à une variation de près de 21 000 euros sur l’atelier, alors que pour le quart supérieur, la marge hors PA s’apprécie de 16 %, soit une plus-value de 12 000 euros sur l’atelier.
Ces écarts (liés aux effets éleveur, bâtiment et contrat) pourraient s’accentuer cette année. Ils devraient notamment être amplifiés par les performances techniques liées à l’alimentation animale ainsi que par l’augmentation des dépenses énergétiques (électricité, gaz).
La disparité entre les deux groupes se creuse si l’on y ajoute le critère de productivité. Le quart supérieur atteint près de 40 000 euros de résultat courant par UTH familiale, alors que le quart inférieur peine à dépasser les 3 000 euros par UTH familiale !
Bien que, depuis le début d’année, la consommation française de volaille ait baissé (- 8 %), les prix restent soutenus (+ 12 % selon le panel TNS). Les clôtures du premier semestre 2008 devraient, malgré la hausse des charges, confirmer le redressement de la marge. De plus, les bons résultats sur l’atelier « grandes cultures » devraient soutenir les revenus des exploitations.
Toutefois, seul un redressement durable des marchés avicoles permettra de pérenniser la situation financière des producteurs spécialisés.

Julien Gautier
CER France Morbihan

(1) Le profil moyen de l’échantillon analysé dispose d’une surface moyenne de 2.150 m² affectée aux productions avicoles et de 21 hectares consacrés aux grandes cultures.
(2) groupes d’ateliers créés en fonction d’un classement selon la marge brute par m²

 

Légende : Le résultat courant des exploitations spécialisées en aviculture se redresse, mais les écarts entre élevages se creusent. 


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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Août 2008
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