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Ille et Vilaine (35)
Atese / Exploitations en difficulté - Des structures de plus grande dimension
 
En 2007, le nombre de dossiers traités en comité technique par l'Atese (Appui technique économique social aux exploitants d'Ille-et-Vilaine) poursuit sa baisse amorcée en 2004. "117 dossiers ont été analysés à travers 9 comités techniques et 3 CDOA. Le contexte économique général est plus favorable, mais des difficultés sont présentes en veaux de boucherie et production porcine", a souligné Jean Liger, président de l'Atese, lors de l'assemblée générale de la structure, le 1er juillet dernier à Rennes.

Rajeunissement des exploitants

"Le nombre de dossiers classés "redressables" demeure majoritaire (44% des cas). Les situations jugées "non redressables" reculent de 10% par rapport à 2006 (28% des dossiers). Le maintien en place concerne 25% des dossiers", chiffre Daniel Lebon de l'Atese. Proportionnellement, les exploitations individuelles sont plus touchées que les Gaec ou EARL. "Plus de deux tiers des situations en difficulté ont lieu sur des exploitations individuelles". Le responsable note aussi un rajeunissement des exploitants en difficulté en 2007 : "Les 40-49 ans représentent près d'un exploitant sur deux. Les plus de 50 ans sont passés de 43% des dossiers examinés à 34%, de 2006 à 2007". Autre remarque : "Près de 10% des dossiers sont dus aux conflits familiaux".
Concernant le type de production, les exploitations laitières dominent avec 58% des dossiers instruits (stable). Daniel Lebon observe par ailleurs une évolution importante : "Plus des trois quarts des dossiers examinés sont dotés d'une référence supérieure à 150 000 L (60% en 2006)". Les parts des exploitations en maraîchage, porc et veaux de boucherie sont en hausse.
"1/3 des exploitations enregistrent un EBE supérieur à 30 000 euros (25% en 2006). Les taux d'endettement sont également de plus en plus forts : près d'1/3 des exploitations présente un taux d'endettement supérieur à 100%". Le capital d'exploitation va grandissant : supérieur à 152 000 euros dans près de 50% des cas.

Examen approfondi

"La complexité des situations à étudier augmente, ce qui nécessite dans un certain nombre de cas un examen approfondi de la situation, et pour certains dossiers, un réexamen en comité technique", précise Jean Liger. Il souligne aussi l'hétérogénéité des situations : "Certaines difficultés sont à dominante sociale, pour des raisons variées : dimension de l'exploitation, problèmes familiaux, ennuis de santé… Nous devons proposer des solutions adaptées en fonction de l'âge et des capacités des chefs d'exploitations, et ceci en étroite collaboration avec les organisations associées (MSA, Adasea), ainsi que la DDAF".
Approuvant la validation du dispositif "agriculteurs en difficulté" par la commission européenne (3 avril 2007) portant sur les aides au plan de redressement, aux audits et suivis, le président regrette toutefois que le décret d'application se fasse toujours attendre. Il note le souhait de l'administration départementale de renforcer le rôle d'expertise du comité technique Atese et d'élargir la procédure "agriculteurs en difficulté" à d'autres organisations professionnelles agricoles. Cette orientation est intervenue suite à la proposition de fusion des sections CDOA "structure, économie et agridiff" en une section unique "structures et économie des exploitations-coopératives", dans le but d'optimiser les moyens et l'efficacité.

Agnès Cussonneau

 

Photo : Lors de l'assemblée générale de l'Atese, le 1er juillet dernier à Rennes. 

Suivi global d'exploitation

Engagé en 2005, le suivi global d'exploitation propose un accompagnement sur trois ans au minimum. Des résultats encourageants apparaissent d'ores et déjà. Concernant les exploitations suivies depuis 2005 et 2006 (20 dossiers dont 16 en lait), 69% atteignent la rentabilité prévisionnelle en première année et 75% en deuxième année. Le produit total progresse de 14% en deux ans et l'EBE de 41% en deux ans également. L'endettement baisse de 8,3% pour s'établir à 64,1% en deuxième année. Toutefois, 25% des dossiers n'atteignent pas le prévisionnel.



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Juillet 2008
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