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Phytosanitaires / Aménagement du site phytosanitaire - Une démarche globale pour un confort de travail
 

Lycée Les Vergers à Dol-de-Bretagne - “Facilité et intérêt pédagogique”

 Au-delà de la mise aux normes, la ferme doit pouvoir montrer aux jeunes, une installation conforme et fonctionnelle", déclare Dominique Drapeau, responsable de l'exploitation du Lycée Les Vergers, (84 ha SAU en conventionnel et bio avec élevage laitier). Avant travaux, les produits phytosanitaires étaient stockés dans un grenier, sans sécurisation : accès par une échelle et plancher en bois. Le remplissage du pulvérisateur se faisait près de la laiterie sur une dalle béton, avec des risques en cas de débordement. Le diagnostic, réalisé par la Chambre d'Agriculture, a permis de revoir ces points.   
Un vieux bâtiment convenait bien pour le site, mais il n'était pas disponible. "Nous avons choisi une solution utilisant une travée de hangar à fourrage", précise Dominique. En fond de travée, le local de stockage des produits a une surface de 5 m2, l'autre partie étant aménagée en atelier. Des étagères métalliques permettent de classer les produits par cultures, familles et toxicité.
A l'avant du local, l'aire de remplissage sur dalle béton de 25 m2 avec une pente de 2 % conduit à un puisard où les éventuels jus peuvent être récupérés dans un bac.  La capacité de rétention de la dalle est de 1 200 L. "Nous pouvons la porter à 2 500 L, par l'adjonction d'un bourrelet, en cas de changement de pulvérisateur". La plateforme est équipée d'une paillasse de préparation des bouillies, d'un égouttoir de bidons et d'un dispositif de récupération des vides. À côté, une armoire avec les combinaisons de traitement, les masques, gants et lunettes.    

Plus pratique

Le plancher sur le local supporte une réserve d'eau de 1 500 L, avec flotteur réglable et potence pour remplir le pulvérisateur de 800 L. Le coût global se situe entre 5 000 et 6 000 euros, les travaux étant réalisés par entreprise. "L'autoconstruction aurait permis de réduire sensiblement le coût", estime Dominique. "On ne regrette pas notre choix car on a réuni sur un même site, le stockage et le matériel". C'est plus pratique pour l'organisation du travail et plus sécurisant. "Le remplissage se fait en moins de 3 minutes contre un quart d'heure avant" précise Jean-Paul Lecoulan, salarié. Le diagnostic a aussi permis de refaire le point sur les pratiques : la gestion du fond de cuve, l'utilisation des gants,….
"Cet investissement a un intérêt pédagogique évident. Nous formons une bonne partie des jeunes, futurs agriculteurs et les parents participent à nos portes ouvertes. Notre site phytosanitaire peut leur servir d'exemple", déclare Dominique. Il vient d'ailleurs de recevoir l'une premières pastilles bleues, montrant que le site a été agréé, conformément à la démarche régionale du Crodip.

Patrick Bégos

 


 

Gaec des Champs de Roz, Roz-Landrieux - “Gain de temps et sécurité”

Il fallait refaire le point sur toute la démarche phyto dans l'exploitation", explique Jean-Baptiste Mainsard, associé du Gaec des Champs de Roz à Roz-Landrieux (35). Le Gaec exploite 125 ha SAU dont 88 ha de cultures avec un atelier laitier. "Le remplissage du pulvérisateur se faisait près de la salle de traite, sans protection au sol. J'avais des bidons de produits phytos qui traînaient dans plusieurs endroits et des fonds de bidon non utilisés, je n'avais pas une vue précise du stock".

Local et bureau

Le Gaec a adhéré à la démarche de diagnostic phytosanitaire du siège d'exploitation, mise en place, au niveau régional, par le Crodip. Le diagnostic a été réalisé par la Chambre d'Agriculture. "Nous avons d'abord envisagé la construction d'un local neuf. J'y ai renoncé à cause du coût, lié à la hauteur de mon pulvérisateur. C'est une travée de l'ancienne stabulation qui a été retenue pour réaliser le projet".
Sous ce hangar, les associés ont créé un local de stockage des produits phytos en parpaings, isolé et fermé à clé. "Le local est grand (15 m2), il sera séparé en deux par une cloison pour réaliser un bureau pour tous les documents d'enregistrement liés aux cultures", précise Jean-Baptiste. Dans la partie stockage, les produits sont classés sur des étagères métalliques. Au-dessus du local, une cuve à eau d'occasion de 2 900 L avec flotteur permet de remplir rapidement le pulvérisateur de 2 000 L.

Un coût minime

A côté, une aire de remplissage en béton étanche est équipée de lavabo, rince-bidon et égouttoir. Les travaux ont été réalisés par les associés, en utilisant principalement du matériel de récupération (une semaine de travail). L'aire sera bientôt fermée par un rideau pour éviter la poussière. "Le coût global (1 200 euros) montre que l'on peut réaliser un site phytosanitaire aux normes, à un coût raisonnable", souligne Jean-Baptiste.
"Ce site nous permet d'avoir tout sous la main quand nous élaborons un programme de traitement. Le stockage des produits est sécurisé et s'il arrive un problème de débordement, lors de la préparation, la récupération du produit est facilitée". Le stock est mieux géré et les équipements de protection (combinaison, gants, mas-que) sont davantage utilisés.
La réflexion globale a permis aux associés de discuter des pratiques : les conditions d'application (température, hygrométrie), le respect des ZNT (zones de non-traitement), avant implantation d'une culture. "Nous essayons d'associer davantage les pratiques de traitement et le travail du sol". Jean-Baptiste insiste sur l'accompagnement nécessaire avant de s'engager dans l'aménagement. "Si j'étais parti seul, j'aurais sans doute fait le minimum, en aménageant un local sommaire, près de la fosse à lisier", confie l'associé. "J'aurais réalisé les travaux, par étapes, sans aller peut être jusqu'au bout. L'adhésion à la démarche régionale me permet de bénéficier de conseils et d'aides pour le diagnostic et les travaux, ce qui réduit le coût pour le Gaec". 



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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Juillet 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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