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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lapins | Article n°8577 |
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Lapins / Réduction annuelle des ventes de 5 % - La maîtrise de la production, sans effet sur les prix
 

Avec près de 28 000 cages-mères, le groupement Syprolap maintient ses effectifs à l'Est de la Bretagne. Depuis 1995, un travail technique en profondeur a permis d'assurer la demande des clients abatteurs. "Après l'apparition de l'entérocolite en 1997, les efforts se sont concentrés sur la restructuration des élevages, la mise en place des barrières sanitaires", explique Eric Guillermic, animateur du groupement. "Sur les douze dernières années, le Syprolap a doublé le nombre de lapins commercialisés (1, 6 million en 2007), en répondant à la demande des abattoirs". La progression s'est poursuivie en 2007, grâce notamment à l'amélioration des performances techniques dans les élevages.

Baisse de la consommation

 

Ces évolutions favorables sont contrecarrées, début 2008, par un contexte de marché très tendu. "La consommation de viande de lapin (1,1 kg par habitant) a baissé alors que l'amélioration des performances dans les élevages a provoqué la hausse de la production", souligne Philippe Raison, président du groupement. Les éleveurs ont été confrontés à la baisse du prix du vif et à l'envolée des matières premières. Un ciseau des prix qui met à mal rapidement les trésoreries.
Par un accord national, l'interprofession a mis en place une réduction annuelle de 5 % de la production, qui s'est concentrée sur les semaines 12 à 35, avec une réduction de 11 % des ventes (décalage des IA). "Cette diminution des volumes de vente n'a eu aucune influence sur les prix car parallèlement, la consommation a baissé de 8%. Il y a toujours le même déséquilibre, malgré les efforts des éleveurs".

Ecart de 0,70 euro/kg

Actuellement, le décalage est important entre un prix de vente de 1,35 euro/kg et un prix de revient (main d'œuvre incluse) de 2,10 euros. "Cet écart de 0,70 euro par kg représente un manque à gagner de 6 000 euros toutes les 6 semaines, pour un élevage de 400 cages-mères", souligne le président. Selon les accords FGCO, la cotation devrait remonter à 1,70 euro/kg en septembre. "Il nous faut 2,10 euros en septembre, sinon la situation va encore se dégrader".
Les abattoirs souhaiteraient une réduction supplémentaire de la production pour coller à la consommation de viande de lapin. "Nous sommes incapables de supporter une nouvelle baisse", répondent les éleveurs. Les quatre gros abattoirs français se font concurrence et n'arrivent pas à obtenir des hausses de prix auprès des grandes surfaces. C'est toute la filière  qui s'appauvrit, alors qu'une hausse des prix n'aurait que peu d'incidence pour le consommateur, vu le faible niveau de consommation (1,1 kg) .

Accompagnement des éleveurs

Les efforts de productivité et de maîtrise sanitaire ainsi que les démarches qualité constituent un point fort. Mais à l'inverse, de nombreux producteurs ont des charges fortes de remboursement. 40 % des élevages ne vivent que du lapin et pour 90 % des adhérents ont un taux de spécialisation supérieur à 50 %. "L'accompagnement des éleveurs est l'une des priorités du groupement en réunissant les partenaires techniques, économiques et financiers pour agir préventivement et passer le cap difficile".   
"Nous demandons que nos efforts soient reconnus et que nous puissions vivre dignement de notre travail", affirme le président. En année de crise, le risque c'est que les éleveurs fassent l'impasse sur la génétique et la prophylaxie préventive, ce qui entraînerait une dégradation, à terme, des performances techniques. Les responsables du Syprolap auraient souhaité fêter les 30 ans du groupement dans un contexte économique plus favorable.

Patrick Bégos

 

Photo : De gauche à droite Gaël Le Houédec, Sanders Bretagne, Philippe Raison, président du Syprolap, Eric Guillermic, animateur du groupement. 

 



Meilleure maîtrise du sanitaire

 

Depuis 12 ans, les éleveurs ont la volonté de mieux maîtriser le sanitaire et de rationaliser les conditions de travail :
• 95 % des élevages ont adopté la bande unique avec un âge par salle,
• 96 % pratiquent l'insémination artificielle,
• 92 % ont un sas sanitaire
• 75 % un système de chauffage
• 75 % ont des bâtiments en concept Duo (tout plein-tout vide)
• 70 % des adhérents sont de récents investisseurs   



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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Juillet 2008
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La révolution rurale des années 60





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