
La vaccination : quand ?
La vaccination contre la fièvre catarrhale aurait déjà dû commencer depuis une quinzaine de jours pour les ovins. Mais fin de semaine dernière le vaccin n’était toujours pas là. De quoi inquiéter éleveurs et vétérinaires qui craignent que le vaccin pour les bovins, annoncé pour début août, ne prenne aussi du retard.
Qui doit vacciner ?
Le message professionnel reste le même, vacciner vite et vacciner massivement. Le challenge est de taille, puisque sur le seul département des Côtes d’Armor, il s’agit d’assurer une couverture vaccinale maximale pour environ 15 000 ovins de plus de 6 mois et 340 000 bovins de plus d’un an. Priorité est donnée aux reproducteurs « L’objectif est de dépasser les 80 % de couverture », note Yves Collet, technicien au GDS. A condition d’avoir suffisamment de doses de vaccin.
Pour les ovins, le souci principal est de mobiliser tous les éleveurs, y compris car ils sont les plus nombreux, ceux qui ne disposent que de très petits effectifs. « Sur 3500 éleveurs recensés, seulement 500 ont un vétérinaire connu ». Les autres vont néanmoins être incités à vacciner après identification si cela n’est pas le cas. La situation est plus simple pour les bovins qui sont tous identifiés.
Quelle démarche pour l’éleveur ?
Dès lors que le vaccin sera annoncé disponible, l’éleveur doit donc prendre contact avec le vétérinaire de l’élevage pour convenir d’un rendez-vous. Celui-ci a, à sa disposition, l’ensemble des documents par élevage lui permettant d’établir un compte-rendu de vaccination. Les vétérinaires insistent sur la qualité de la contention qui doit leur permettre si elle est bien assurée de vacciner 500 bovins par jour. Rappelons que si pour les ovins, une seule injection est nécessaire, pour les bovins il faut deux injections à 21 jours d’intervalle (+ ou – 2 jours). Ce qui complique un peu les choses, lorsque les animaux sont en pâture.
Qui paye ?
Sur la Région Bretagne, un accord intervenu entre les différents partenaires fixe les tarifications suivantes pour la facturation :
- Pour les bovins : facturation de la visite à 25,62 euros et de l’acte vaccinal à 1,40 euro par bovin et par injection lorsque la contention est correctement assurée ; 1,75 euro dans les autres cas.
- Pour les ovins : facturation de la visite à 23,44 euros et de l’acte vaccinal à 0,79 euro par animal et par injection lorsque les cheptels ont moins de 20 animaux et 0,55 euro lorsque les cheptels ont plus de 20 animaux. Viendront en déduction les aides.
Concrètement le vétérinaire facturera l’acte de vaccination, déduction faite de la subvention. Pour ceux qui s’engagent au cours de l’été 2008, le vaccin est pris en charge par l’Union européenne et l’Etat, l’acte de vaccination est pris en charge à 50 % du coût HT avec un montant maximum de 0,75 euros par ovin vacciné et 1 euro par injection pour les bovins. (voir exemple)
Pierre Dénès
Vaccination obligatoire au 1er octobre ?
Attention : Jusqu’au 1er octobre la vaccination n’est pas obligatoire. Elle le deviendra probablement ensuite et de ce fait ne sera plus aidée. Ce qui veut dire que la première injection devrait être réalisée au plus tard fin de la première semaine de septembre pour permettre la deuxième injection au plus tard le 30 septembre. Il est également important de savoir que la vaccination est annuelle et que la couverture est de 14 mois.
Particularités
• Pour les animaux devant se déplacer au Space, des doses ont été réservées. La 1ère injection de vaccination devra avoir été opérée au plus tard le 28 juillet.
Un exemple du coût pour un éleveur de bovins avec 60 animaux à vacciner (2 injections)
• Vacation : 25,62 euros x 2 visites = 51,24 euros HT
• Injections avec bonne contention :
1,40 x 60 X 2 = 168 euros HT
• Total : 219,24 euros HT, soit 262,21 euros TTC
(dont 42,97 euros de TVA)
• Aide pour la vaccination 50 % du HT : 109,62 euros
• Reste à la charge de l’éleveur :
109,62 euros + TVA 42,97 euros = 152,59 euros TTC
Photo : Une centaine d’éleveurs à la réunion organisée par la FGDS à Uzel.