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Le président de la FNSEA se dit « extrêmement déçu » par le « non » irlandais. Ce résultat devrait au moins avoir pour effet de « réveiller les consciences » sur le fait que « la politique européenne n’est pas visible, pas comprise ». Il a d’ailleurs pris l’initiative, sans attendre le référendum irlandais, de demander au président français, Nicolas Sarkozy, l’organisation d’une conférence des chefs d’Etat et de gouvernement sur « l’ambition agricole et agro-alimentaire de l’Europe ». Pour Jean-Michel Lemétayer, « si au plus haut niveau, on ne fixe pas le cap, je crains le pire, et le pire c’est qu’une nouvelle fois, on ajuste la Pac pour 2013 par le biais du débat budgétaire de 2010 ». Le président de la FNSEA s’étonne du démantèlement progressif des mécanismes de gestion des marchés et d’une Europe qui « ne veut plus mettre un euro pour financer des stocks » au moment où la situation alimentaire mondiale est préoccupante.
“Sur les quotas laitiers, on est dans le brouillard”Le président du Copa admet qu’il n’y a pas unanimité sur les quotas laitiers et que « l’on est vraiment dans le brouillard ». Il redoute qu’en cas de forte baisse du prix du lait, au niveau de ceux d’il y a deux ou trois ans, il y ait « du bruit dans les campagnes », étant donné l’augmentation des charges de production. Sur les OGM, Jean-Michel Lemétayer souhaite une ligne directrice claire au niveau européen. Mais l’Europe ne peut pas être en marge des biotechnologies explique le président de la FNSEA. « Ou alors on ferme nos frontières ». Au Copa, il y a une majorité plutôt pro-OGM. « Pour la FNSEA, à partir du moment où l’autorisation est européenne, on doit pouvoir l’appliquer en France. Moi je me bats pour l’harmonie sur le plan européen, pour les OGM évidemment mais aussi pour la politique phytosanitaire ».
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